L'équipe dirigeante de l'AMB est contrainte à tenir une nouvelle assemblée, après celle du 13 septembre, afin de faire approuver les comptes

Les conditions entourant la tenue de la dernière assemblée générale annuelle de l’Association Mauricienne de Boxe (AMB), le 13 septembre dernier, au centre national à Vacoas, ont été déplorées par certains membres. Selon nos informations, les comptes n’ont pu être approuvés d’où la nécessité de la tenue prochaine d’une assemblée générale spéciale. Les membres du comité directeur se réuniront ce mercredi après-midi, dans le but d’y arrêter une date.

La question liée aux finances a, selon nos informations, suscité un certain intérêt, le 13 septembre dernier, voire occasionné une montée de température à la suite du mécontentement de certains. Le président de l’AMB, Indiren Ramsamy a, lui, reconnu que les membres ont effectivement posé des questions et a affirmé avoir été à leur disposition pour donner les réponses nécessaires. « Pour ce qui est des comptes, il manquait la signature d’un auditeur pour certifier nos comptes de l’année financière 2019/20. Le trésorier (Gilbert Matona) avait oublié de le signaler et je le reconnais. C’est justement pour cela qu’on se retrouve à organiser une assemblée générale spéciale. Nos comptes sont à jour et signés par deux auditeurs comme le veut les règlements », déclare Indiren Ramsamy.

Clubs et comité régionaux pas en conformité

Ce dernier ajoute qu’il y a eu un moment de flottement pendant l’assemblée du 13 septembre, notamment en l’absence du secrétaire, Jacques Coutee, qui était en congé de maladie. « Son assistant, Jonathan Sutton, manque d’expérience. Cela a occasionné un flou. » Même si Indiren Ramsamy ne le dit pas, il est à comprendre, dans une certaine mesure, que le ton est effectivement monté lors de la réunion du 13 septembre.

Selon Indiren Ramsamy, le comité directeur se réunira ce mercredi pour arrêter une date pour la tenue de cette assemblée générale spéciale. « Nous voulions tenir cette assemblée le 29 octobre, mais elle se fera très prochainement », dit-il. Ce dernier ajoute que les statuts de la fédération devront d’abord être amendés, afin d’être ensuite présentés devant l’assemblée. « Il faut que les statuts soient en ligne avec la Sports Act 2016, afin que les élections de l’année prochaine se déroulent dans de bonnes conditions », explique-t-il. À titre d’exemple, Indiren Ramsamy indique qu’aucun dirigeant ne peut à la fois être entraîneur. « Dans le passé, nous avions fait respecter ce point de la Sports Act, sauf qu’il faut qu’il soit bien précisé dans nos statuts. »

Par ailleurs, Indiren Ramsamy a rappelé qu’ils sont nombreux les clubs et comité régionaux à ne pas être en phase avec certaines clauses de la Sports Act. « Nous avons demandé à tous ceux concernés de faire le nécessaire auprès du Registrar Of Associations. Cela afin de permettre à tout le monde de participer aux élections et dans les règles. Nous aurions voulu organiser notre assemblée générale élective dans le plus bref délai, mais ce n’est pas faisable dans les conditions actuelles. Nous le ferons l’année prochaine, afin de donner le temps nécessaire à tous ceux de se mettent en conformité avec la loi sportive du pays », souligne le président de l’AMB.

Après une assemblée générale annuelle sur fond de tension le 13 septembre dernier, il est clair que celle prévue prochainement pour faire adopter les comptes et autres amendements aux statuts, ne s’annoncent guère de tout repos pour Indiren Ramsamy et ses membres. À ces derniers de faire preuve de plus de professionnalisme cette fois et surtout de présenter des documents selon les règles.