Les places restantes seront vraisemblablement attribuées en fonction  de classements établis par le “Task force” du CIO

L’AMB confiante que son protégé, actuellement premier africain et 7e mondial (-69 kg), sera retenu pour ces Jeux

L’Association mauricienne de Boxe (AMB) misait gros sur la qualification d’un deuxième boxeur, nommément Merven Clair (-69 kg), aux Jeux olympiques de Tokyo (Japon), reprogrammés pour cette année (23 juillet au 8 août) en raison de la pandémie de COVID-19. Les données ont toutefois changé suite à la décision des organisateurs d’annuler la phase qualificative mondiale, prévue en juillet-août à Paris en France. Les raisons : le report du tournoi de qualification européen d’avril à juin et surtout, les restrictions de déplacement provoquées actuellement par cette pandémie à travers le monde. Désormais, il faudra attendre pour savoir si Merven Clair accompagnera ou pas, son camarade d’entraînement, Richarno Colin (-64 kg), seul Mauricien jusqu’ici qualifié à ces Jeux de Tokyo. Selon le président de l’AMB, Indiren Ramsamy, une réponse devrait être connue, cette semaine.

Une réponse connue incessamment

La participation de Merven Clair, si elle devait se faire, à ses deuxièmes JO — après ceux de 2016 à Rio au Brésil — ne sera définitivement pas acquise à la force de ses poings et encore moins sur un ring. Cela, en raison d’une tournure inattendue et liée à la COVID-19 entre autres. En effet, une décision a été prise au courant de la semaine écoulée d’annuler le tournoi mondial de qualification de Paris. Compétition qui avait été initialement programmée en mai (13 au 24), mais ensuite repoussée du 23 juillet au 8 août, toujours pour la même raison. La nouvelle variante de la COVID-19 ayant contraint beaucoup de pays à fermer leurs frontières ou encore à durcir les mesures y relatives.

Désormais, la dernière phase qualificative pour les JO de Tokyo sera vraisemblablement décidée en fonction de classements établis par la “Task Force”, empêchant ainsi certains boxeurs de décrocher une place pour les Jeux de Tokyo. Ce “Task Force” avait été mis en place par le Comité international olympique (CIO) suivant le scandale d’arbitrages lors des finales à Rio en 2016 et qui a, pour responsabilité, l’organisation des éliminatoires et la compétition de Tokyo. Et c’est justement là où réside le problème pour Merven Clair. Certes, il possède une belle carte en étant l’actuel N°1 africain des -69 kg, notamment après son titre aux Jeux d’Afrique de 2019 au Maroc. Mais toujours est-il que l’Afrique s’est déjà vue octroyer 22 places à l’issue du tournoi qualificatif tenu au Sénégal, en février de l’année dernière. Idem pour une bonne partie des confédérations. Sans oublier également qu’un certain nombre de places iront aux boxeurs évoluant chez les pros.

Au niveau de l’AMB toutefois, on se veut serein. Son président, Indiren Ramsamy, a déclaré être confiant que Merven Clair sera retenu. Cela, en prenant en considération ses performances sur le plan africain au cours de ces dernières années. « Ce n’est pas un hasard si Merven est N°1 chez les 69 kg. Les meilleurs africains sont tous passés au tournoi du Sénégal, malheureusement pas lui. Ce sont des choses qui arrivent. Nous sommes confiants qu’il sera à Tokyo, mais cela ne dépend pas que de nous. Il faudra attendre pour voir comment les tickets restants seront attribués. D’ici cette semaine, nous devrons être fixés », fait-il ressortir.

Hormis le fait d’être le N°1 africain, Merven Clair est également 7e au classement mondial, à septembre 2020, avec un total de 700 points et ce, grâce à sa médaille d’or aux Jeux africains de 2019. C’est l’Anglais Pat McCormack qui domine avec 1500 points, grâce à sa performance aux Mondiaux et aux championnats d’Europe de 2019. Richarno Colin est, lui, 2e africain et 9e mondial (500 points) grâce à sa médaille d’argent aux Jeux africains. Le premier de ce classement est le Cubain Andy Cruz Gomez, champion du monde 2019 et des Jeux Panaméens. Il affiche un total de 1900 points.
à noter que l’annonce de l’annulation de la compétition de Paris a été faite par la

Fédération japonaise de Boxe, au courant de la semaine écoulée. « Les athlètes de certains pays peuvent venir en France, d’autres non, donc cela n’est pas juste », a déclaré la porte-parole de la Fédération japonaise de Boxe, Mayumi Imaeda, après avoir été informée de cette décision. Elle a ajouté : « Les athlètes doivent passer en premier et ils doivent être protégés et en sécurité. Cela doit aussi se faire de façon transparente et honnête. Les athlètes doivent être traités de la même manière ».