L’épouse de Kistnen Soopramanien (58 ans), Simla Soopramanien, était dans les locaux de la Major Crime Investigation Team (MCIT) mardi, où elle a confirmé que la victime était proche du ministre Yogida Sawmynaden.

« Li ti travay azan pou Yogida pou eleksyon », a-t-elle expliqué dans sa version. Simla Soopramanien avance par ailleurs que son époux était bien directeur d’une compagnie spécialisée dans le nettoyage et l’entretien. Selon elle, son époux lui avait confié qu’il était un des soumissionnaires pour l’achat des “test-kit” et de masques pour le ministère de la Santé. « Li dir mwa li ti koz ek minis Yogida lor la », a-t-elle dit, en présence des avocats Rama Valayden, Sanjeev Teeluckdharry et Anoup Goodary.

Si Simla Soopramanien concède qu’elle ne se « mêlait pas trop » des activités professionnelles de son mari, elle confirme cependant que le vendredi 16 octobre, le quinquagénaire lui avait confié qu’il avait rendez-vous avec un dénommé Ravi pour « certaines négociations d’argent ». Et d’affirmer que son époux était « en bonne santé » et ne montrait aucun signe laissant penser qu’il aurait pu se suicider.

Simla avance que Kistnen s’habillait “smart” « pour faire bonne impression ». Mais en notant son absence après quelques heures, elle l’a appelé à plusieurs reprises. En vain, son cellulaire étant éteint. « Ce n’était pas dans ses habitudes », dit-elle.

L’épouse du défunt demande à la MCIT de retracer ses derniers appels afin d’identifier des personnes qui pourraient éventuellement apporter un éclairage sur l’affaire. Avant d’insister encore sur le fait que Kistnen Soopramanien « n’avait aucune intention de mettre fin à ses jours ».

À la sortie de la MCIT, Me Rama Valayden a déclaré : « Nous avons fait certaines demandes à la MCIT, comme de visionner les caméras de surveillance du lieu et des régions où Kistnen Soopramanien est passé. Puis nous avons demandé que son téléphone soit décrypté afin d’établir les appels et SMS qu’il a reçus. Nous souhaitons que ces données soient obtenues rapidement, car dans certains cas, cette demande peut être obtenue dans des délais de six mois à un an. Nou dir bann lotorite, pa dormi lor la ! » dit-il.

Me Valayden ajoute : « Selon nos informations, des personnes très puissantes pourraient être mêlées à cette affaire. Nous souhaitons que la police assure la sécurité de Mme Soopramanien, car elle détient des documents. » À noter que la MCIT s’est rendue hier dans le champ de cannes de Telfair, où le corps du quadragénaire a été découvert. Ils comptent solliciter l’aide des habitants de la région pour savoir s’ils ont aperçu la victime le 16 octobre.