« La deuxième partie de 2020 a dépassé nos attentes », dit Philippe de Beer

— Ventes record de Rs 500 millions en six mois chez Park Lane Properties

— Les Mauriciens convertissent une partie de leur épargne en bien immobilier

L’immobilier semble être devenu une valeur refuge pour les Mauriciens dans le contexte de crise économique actuelle. La volatilité des marchés boursiers et le faible rendement de l’épargne bancaire ont de quoi décourager les avoirs en actions et en liquide. La solution ? La pierre ! De nombreux groupes du secteur privé, à l’instar d’ENL, Medine, United Docks, Trimetys et Terra, ont flairé le bon filon et investissent à tout va dans des projets immobiliers pour satisfaire la demande des Mauriciens et des étrangers.

Il faut dire qu’avant la pandémie, durant le premier trimestre de 2020, le marché immobilier était « très actif », avec tant de nouveaux projets que de nouvelles opportunités se présentant, « et une augmentation de l’intérêt des acheteurs et des locataires à Maurice et à l’étranger, dont beaucoup cherchaient à s’installer au pays, à la recherche d’une meilleure qualité de la vie », explique Philippe de Beer, fondateur et CEO de l’agence Park Lane Properties. Toutefois, la pandémie et le confinement sont venus tout chambouler et ont freiné ce développement. Mais à partir de juin, les choses sérieuses ont repris, si bien que, de juillet à décembre, le secteur de l’immobilier s’est nettement redressé.

Philippe de Beer confirme le regain d’intérêt pour l’investissement dans la pierre. « La période de juillet à décembre a dépassé les attentes. L’activité sur le marché immobilier à Maurice a été extrêmement dynamique et positive et nous avons enregistré des ventes record. Nous avons vendu pour près de Rs 500 millions en valeur immobilière au cours des six derniers mois et notre chiffre d’affaires a augmenté de plus de 47% par rapport à l’année dernière sur la même période », explique-t-il. Ce qui est plus encourageant, pour Park Lane en particulier, c’est que 80% de son chiffre d’affaires « provient de notre réputation, de nos clients fidèles et de nos recommandations ». Il poursuit : « C’est le résultat direct de ce que nous avons continuellement construit au fil des ans : une marque immobilière fondée sur l’intégrité, le professionnalisme et des relations solides et durables. »

C’est clair que le marché immobilier à Maurice « est en bonne santé », soutient l’agent immobilier, et « il devrait d’ailleurs croître cette année ». Les investisseurs continueront certainement à rechercher de nouvelles opportunités d’investissement en choisissant d’allouer une partie de leurs actifs à l’immobilier, investir dans des espaces de bureaux au sein des pôles d’affaires, dans des terrains résidentiels, agricoles et commerciaux, dans de nouvelles maisons, et profiter également des “deals” immobiliers « avec une croissance du capital prometteuse au fil des ans », précise-t-il.

La pandémie et les restrictions de voyages avaient grandement découragé de nombreux clients, étrangers notamment. « Nombre d’entre eux étaient bouleversés par l’annulation de leur projet de visite, d’achat ou de déménagement à Maurice. Mais nous sommes restés en contact et nous nous sommes assurés que leurs projets et leurs rêves soient maintenus », dit notre interlocuteur.

Donc, à partir de juin, comme beaucoup d’autres agences immobilières, Park Lane a commencé à proposer à ses clients et potentiels clients des “virtual tours” et “live video visits”, tout en les rassurant sur leur nouveau choix de vie. Parallèlement, les acheteurs mauriciens ont également manifesté un intérêt accru pour la pierre, « en transférant une partie de leurs avoirs en liquidités et obligations vers l’immobilier ». Par ailleurs, les clients, qui avaient fait leur choix sur les propriétés avant le confinement, « nous ont fait confiance et ont progressé dans leurs acquisitions immobilières », poursuit Philippe de Beer.