Le hall d'entrée de la nouvelle Cour suprême

Rajendra Prasad Dassruth, connu comme le swami Paramananda, a été débouté en Cour industrielle dans le cadre de son litige avec la société Satyam Gyanam Anandam society (SGAS). Celui qui était considéré comme le “Guru” de cette société déplorait le fait d’avoir été interdit d’accès à un Ashram à Dubreuil pour inculquer ses enseignements spirituels de Satsangs, et ce, parce qu’il aurait donné sa démission. Il devait, lui, soutenir qu’il s’était retiré comme conseiller du board de la SGAS, mais qu’il exerçait toujours comme maître spirituel.

La magistrate Sheila Bonomally a rejeté la plainte du swami Paramananda à l’intention de la SGAS en Cour industrielle, dans laquelle il réclamait réparation pour l’avoir démis de ses fonctions au sein de la société. Le premier litige était intervenu lorsque le “Guru” s’était vu interdire l’accès au siège de la société, à Dubreuil, pour pratiquer le Satsangs avec ses fidèles. Il avait ainsi été informé qu’il avait remis sa lettre de démission au secrétaire de la SGAS le 1er janvier 2012.

Le swami avait expliqué que c’était suite à une réunion tenue le 30 décembre 2011 avec les membres de la direction qu’il avait décidé de démissionner. Dans une correspondance datée du 8 janvier 2012, le secrétaire de la SGAS lui avait répondu que la direction avait accepté sa démission. Le “Guru” avait avancé dans sa plainte qu’il est le fondateur de la société, en plus d’être conseiller du board. Il a par la suite été désigné comme le maître spirituel de la société afin de dispenser ses enseignements spirituels aux dévots.

Selon lui, sa lettre de démission avait trait uniquement à son rôle de conseiller, car il trouvait que les membres de la direction « n’avaient plus confiance en moi », mais qu’il continuerait d’exercer comme maître spirituel. La direction avait toutefois avalisé sa démission et avait logé et obtenu une demande en cour pour un ordre lui interdisant d’exercer comme maître spirituel, lui interdisant de fait l’accès au siège de la société religieuse, comme il avait tenté de le faire. Le religieux avait alors fait appel pour contester cet ordre, mais la Cour suprême devait rejeter celui-ci.

Le swami Paramananda s’est ensuite tourné vers la Cour industrielle pour réclamer, cette fois, réparation pour salaires impayés à partir de janvier 2012. Il devait expliquer qu’il était employé par la société religieuse depuis 1992 et qu’il avait été démis de ses fonctions « abruptement ».

Pour la société, le “Guru” ne peut venir avec une telle plainte, car il a lui même formulé sa demande de démission de ses fonctions, n’ayant ainsi aucun fondement juridique pour réclamer quelconque salaire impayé. La magistrate a estimé que les justifications du “Guru” restaient « confuses », car il n’avait jamais apporté quelconque preuve qu’il était bien conseiller du comité directeur, alors qu’il était clair qu’il était bien maître spirituel. Ainsi, la magistrate s’est alignée sur le raisonnement de la SGAS selon lequel le “Guru” avait démissionné de ses fonctions de maître spirituel, rejetant ainsi sa plainte pour réparation.