Le directeur d’une agence automobile (26 ans), domicilié à Triolet, affirme avoir été menacé de mort par un jockey opérant au Champ-de-Mars, et ce, dans le sillage d’une affaire d’importation de 4×4. Dans sa plainte, consignée à la police samedi, il avance qu’en février 2020, un habitant de la localité (35 ans) s’était présenté à son agence, disant vouloir acquérir un 4×4 Toyota Hilux. Le plaignant lui aurait alors expliqué les procédures en vue de l’importation ainsi que le coût final, qui pouvait s’élever à Rs 1 M.

Le jeune homme a ensuite demandé à son client une avance de Rs 200 000 avant d’enclencher les procédures d’importation. Le trentenaire s’est exécuté le 25 février de l’année dernière en effectuant un transfert bancaire de Rs 160 000, le solde restant, soit Rs 40 000, étant réglé par son père en espèces. En mai, poursuit le plaignant, son client lui aurait montré le modèle de 4×4 qu’il désirait. Le directeur de compagnie a dès lors contacté son fournisseur pour réserver le véhicule et aller de l’avant avec les procédures d’expédition.

Un mois plus tard, le plaignant a recontacté son client, mais aucune réponse. Il dit avoir essayé de le joindre à plusieurs reprises, en vain. C’est alors qu’il dit avoir appris que le trentenaire avait été arrêté par l’Adsu dans une affaire de trafic de drogue s’élevant à Rs 2,2 M. Mais en octobre 2020, un jockey mauricien s’est présenté à l’agence, expliquant au vendeur que son client avait en réalité entrepris ces démarches d’importation pour son compte et suivant ses instructions, le 4×4 lui étant en fait destiné. Propos d’ailleurs confirmés par le père du client en question.

Le jockey désirait en outre acquérir un second véhicule, pour lequel il a ensuite transféré une somme de Rs 200 000 à l’agence en mars. Mais un premier problème s’est posé : le directeur de compagnie ayant dû s’acquitter des frais d’importation du premier véhicule avec l’argent de son entreprise, il a cherché à obtenir au plus vite le paiement. Raison pour laquelle il dit avoir cherché à contacter le jockey à plusieurs reprises. En vain. Il ne le reverra qu’en août, lorsque le jockey est arrivé dans son agence, accompagné cette fois du présumé trafiquant, qui venait d’obtenir la liberté conditionnelle. Tous deux ont alors expliqué qu’ils ne pouvaient payer les Rs 730 000 réclamées. Mais la victime leur a fait comprendre qu’il ne pouvait leur donner aucune facilité de crédit, leur demandant de se retourner vers la banque.

Mais le jockey ne l’aurait pas entendu de cette oreille, dit-il. Il aurait ainsi débarqué au domicile du directeur de compagnie mercredi dernier, accompagné de quatre personnes, expliquant qu’il voulait absolument obtenir son 4×4 à crédit. L’homme aurait ainsi menacé la victime, en lui lançant : « Mo bizin mo 4×4. Donn mwa, sinon mo koulout twa, mo fer twa disparet. » Ses comparses l’auraient également menacé, en lui disant : « Atensyon dimin pena lasante boss, ni kapav marse ou bouz lamin lipie. »

Le directeur dit craindre pour sa vie et a souhaité annuler la transaction. Il dit vouloir rembourser l’argent du jockey et ne souhaite plus avoir de contact avec lui.