Gros pourvoyeur de médailles lors des Jeux des Îles de l’Océan Indien de 2015 (Réunion) et Maurice (2019), les yeux sont une nouvelle fois rivés sur l’haltérophilie local avec comme point d’orgue les Championnats d’Afrique qu’accueillera Maurice. Toutefois, la Mauritius Weightlifting Federation (MWF) est dans l’attente d’une réponse de la Confédération Africaine d’haltérophilie. « Initialement, ce rendez-vous continental devrait se tenir au début du mois d’avril. Mais nous attendons toutefois une correspondance de la Confédération si la compétition se maintiendra en avril ou pas. Nous pourrons alors finaliser notre calendrier pour la saison 2021. Nous serons fixés cette semaine je présume », explique l’homme fort de l’haltérophilie local, Magarajen Moonien. Ce dernier indique d’ailleurs que la réunion technique de la fédération se tiendra ce mercredi à Vacoas.

Au programme de l’agenda, « le calendrier bien évidemment ainsi que les autres rendez-vous à venir, notamment les Jeux Olympiques de Tokyo ou Roilya Ranaivosoa est engagé, les Championnats du Commonwealth ou encore les Jeux du Commonwealth qui se tiendront à Birmingham. Avec la pandémie de la Covid-19 qui sévit dans le monde, nous devons savoir à quoi nous en tenir, quelle seront les règlements à appliquer et toutes les informations au niveau de la quarantaine. Et de là nous aviserons », a avoué Moonien. Si la confédération africaine maintient les Championnats d’Afrique au mois d’avril, le premier évènement du calendrier se tiendra au mois de mars, avec le traditionnel « Yvan Pierrot Memorial ».

Ce tournoi sera l’occasion pour les meilleurs haltérophiles de l’île de se tester en vue des échéances à venir. Nous pensons notamment à Roilya Ranaivosoa et Ketty Lent chez les dames, ou encore à Cédric Coret et les frères Madanamoothoo (Anthony et Dorian). Ceux cités ont été d’ailleurs médaillé d’or aux derniers Jeux des Îles de l’Océan Indien (JIOI). Mais les yeux seront certainement rivés sur la dame de fer national, Roilya Ranaivosoa, multiple championne d’Afrique, toujours en quête d’une qualification pour Tokyo.

Qui plus est, la MWF se doit de mettre Roilya Ranaivosoa dans les meilleures conditions en vue du rendez-vous olympique. La guerrière mauricienne a besoin d’être en bonne condition pour atteindre ses objectifs. Donnez-lui les moyens de ses ambitions ! Cette fédération, si souvent décrié pour ses querelles intestines, devrait maintenant repartir sur de bonnes bases, car n’oublions pas que le plus important, c’est le bien-être des athlètes. C’est de même pour toutes les fédérations qui se respectent. Il faut savoir qu’avec 2 300 points dans l’escarcelle, Roilya Ranaivosoa ne se trouve qu’à quelques encablures de la qualification chez les moins de 49 kg. Sa plus proche poursuivante, la Malgache Rosina Randafiarison  possède, pour sa part, 2 100 unités au compteur. Avec la période de qualification étendue, Roilya Ranaivosoa devrait voir son rêve se concrétiser.