This RAMMB/NOAA satellite image shows Hurricane Sally off the US Gulf Coast on September 15, 2020, at 12:00 UTC. - Hurricane Sally is set to hit parts of the US Gulf Coast with rain for another day Tuesday before it makes landfall, raising fears that significant flooding is in store for coastal Mississippi, Alabama and the Florida Panhandle. The center of Sally -- a Category 1 storm with maximum sustained winds of 85 mph -- was moving over the Gulf of Mexico and toward coastal Mississippi only at 2 mph early Tuesday. (Photo by Handout / RAMMB/NOAA/NESDIS / AFP) / RESTRICTED TO EDITORIAL USE - MANDATORY CREDIT "AFP PHOTO / RAMMB/NOAA" - NO MARKETING - NO ADVERTISING CAMPAIGNS - DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS

L’ouragan Sally s’est renforcé mercredi à l’approche des côtes du Sud-Est des Etats-Unis, menaçant de provoquer des crues « historiques » et potentiellement mortelles.

Le président Donald Trump a invité les habitants des Etats d’Alabama, de Louisiane et du Mississippi à la plus grande prudence face à cet épisode climatique « extrêmement dangereux », mais qu’il a affirmé être « sous contrôle ».

« Nous le surveillons de très près », a-t-il assuré.

Selon le dernier bulletin du Centre national des ouragans (NHC), Sally qui charriait des vents soufflant jusqu’à 160 km/h, a été renforcé en catégorie 2, sur une échelle qui en compte 5.

L’oeil de l’ouragan se trouvait à une centaine de kilomètres au sud de Mobile, dans l’Etat de l’Alabama — et à environ la même distance de Pensacola, dans l’Etat de Floride.

Les services météorologiques et les autorités continuaient d’appeler la population à se préparer au pire.

Environ 75.000 foyers dans l’Alabama et en Floride étaient privés d’électricité mardi soir, selon la chaîne de télévision Weather Channel, alors que des vidéos postées sur les réseaux sociaux montraient des zones qui commençaient à être inondées.

« Faites des préparatifs. Sécurisez vos biens. Surveillez les bulletins météo, ayez un kit anti-ouragan de prêt et des provisions pour trois ou quatre jours », a ainsi conseillé Andrew Gilich, le maire de la ville côtière de Biloxi, dans l’Etat du Mississippi.

« Des inondations historiques sont à craindre avec des crues potentiellement mortelles », a alerté de son côté le NHC.

– A court de prénoms –

Plus à l’ouest, en Louisiane, La Nouvelle-Orléans, encore traumatisée par le passage dévastateur de l’ouragan Katrina il y a 15 ans, fait aussi partie des zones à risque.

« Soyez malins et faites attention », a exhorté le gouverneur John Bel Edwards.

Son Etat éponge encore les dégâts de l’ouragan Laura de catégorie 4, qui, avec des pointes à près de 240 km/h, avait coûté la vie à au moins dix personnes, et quatre au Texas voisin, il y a seulement deux semaines.

Laura, l’un des ouragans plus violents à avoir jamais frappé la région, avait plongé ses habitants dans des scènes de désolation désormais tristement habituelles.

A Lake Charles, ville connue pour ses raffineries de pétrole, principale ressource économique de la région, on trouvait arbres et lignes électriques à terre, bâtiments écroulés, toits arrachés, rues inondées ou couvertes de débris…

Avec le réchauffement de la surface des océans, les ouragans deviennent plus puissants, selon les scientifiques, qui prévoient ainsi une augmentation de la proportion de cyclones de catégorie 4 et 5.

Paulette, René, Teddy et Vicky: avec l’ouragan Sally, pas moins de cinq tempêtes sont actuellement au-dessus du bassin atlantique, un record depuis 1971.

Il y a tellement eu de tempêtes tropicales dans l’Atlantique cette année que l’ONU, qui les baptise, est en passe de se trouver à court de prénoms, pour la deuxième fois seulement de l’histoire.

« Nous devons agir pour le climat. Maintenant », a exhorté Joe Biden, candidat démocrate à la présidentielle de novembre. Lundi, l’ancien vice-président de Barack Obama a accusé son rival Donald Trump d’être un « pyromane du climat », parce qu’il nie selon lui la réalité du changement climatique.

Les services météorologiques américains avaient prédit que la saison des ouragans dans l’Atlantique, qui dure du 1er juin au 30 novembre, devrait être extrêmement « active », avec entre 7 à 11 ouragans.

cjc-sdu-cn/leo/fby/pz