Vedette des réseaux sociaux, à 20 ans Jessica Cheung Kai Kai a aussi réussi dans les affaires après avoir osé opter pour une voie non conventionnelle. Clothing brand owner, social media brand promoter, tenniswoman, gymnaste, pole dancer, cette passionnée de mode a le flair pour attirer l’attention et sait défendre ses idées. Portrait d’un personnage atypique qui se taille pour devenir une femme diamant.

En ce moment, ses cheveux sont blancs. Après le marron naturel, le marron blond, le dirty blond Jessica Cheung Kai Kai a mué, en cinq mois, vers ce blanc qui transforme ses cheveux en fils argentés. Une transformation qui a tout un sens pour cette influenceuse qui compte 50 000 followers qui s’ajoutent aux 98 000 qui la suivent sur Tik Tok. Cette nouvelle couleur affiche la sérénité retrouvée et la maturité acquise dans son parcours en tant que jeune adulte et femme d’affaires. “Chaque couleur dit que je ne suis plus la même personne que j’étais précédemment. Elle annonce qu’il y a eu des développements dans ma vie et que je me suis transformée. Au réveil le matin quand je me regarde dans le miroir, cela vient me rappeler que je suis dans ce processus de changement et que je ne vais pas retourner en arrière.”

Briller de tous ses éclats.

La métamorphose n’est pas encore complétée chez ce personnage fantasque qui reste toujours en quête d’amélioration et d’innovation. Si, à 20 ans elle peut se targuer d’avoir une belle success story à travers son concept Ootdshop, elle est loin de vouloir mettre le pied à terre dans sa quête vers l’excellence. Un jour, l’espère-t-elle à haute voix, elle sera vue comme l’une des plus brillantes femmes d’affaires de son temps, tout en étant un personnage doté d’un haut niveau de spiritualité. Elle gagnera en popularité, se constituera une fortune, une mine d’expériences et imposera le respect dû à une femme qui aura gravi les échelons un à un. Clothing brand owner, social media brand promoter, joueuse de tennis, gymnaste, pole dancer, elle espère plus tard se diversifier à travers différents projets et entreprises. Mais pour briller de tous ses éclats, toute pierre précieuse a besoin d’être taillée et polie. Bien que pressée à tout vouloir faire Jessica Cheung Kai Kai évolue pour être une femme diamant en osant les défis, en apprenant des expériences et en grandissant des coups durs.

C’est précisément parce qu’elle ne voulait pas passer par les lourdeurs d’un cheminement classique après de brillantes études secondaires que Jessica Cheung Kai Kai a décidé de forger son destin à sa manière. Il lui fallait, pour cela, être aussi têtue qu’obstinée afin de persuader son entourage qu’elle se jetterait dans les affaires au lieu d’épouser une carrière dans la comptabilité comme c’est un peu de coutume dans son entourage. D’aucuns auraient dit qu’elle n’avait pas encore l’âge, mais dès l’adolescence elle s’était mise en tête que : “Je ne travaillerais pas de 9h à 17h dans un bureau. Et surtout je n’aurais personne au dessus de moi pour me donner des ordres. Je suis née avec cette personnalité.” Bien que ses parents s’attendaient à autre chose d’elle, c’est bien d’eux qu’elle s’est inspirée pour se lancer. Sa mère travaillant dans le textile, son père étant dans les affaires elle a fait amalgame de leurs deux mondes pour concevoir le sien alors qu’elle avait imaginé sa propre ligne de vêtements quand elle avait 13 ans. D’où Ootdshop à travers laquelle elle propose des créations uniques et personnalisées à une clientèle qui a vite fait de se laisser séduire par son sens de la mode et de la créativité.

La belle rouge rouge.

À la fin du confinement si elle est invitée pour une soirée chic et glam, ses cheveux blancs cascaderont sur une belle robe rouge décolletée et près du corps jusqu’à la taille. Le bas sera évasé doté d’un genre de traîne qui gardera les gens à distance. Elle ne passera pas inaperçu. Bien au contraire : “Ce sera élégant, chic et sexy. Le rouge sera inévitable parce que cette couleur illustre l’amour, la passion et attire les regards. Pas grave si je suis dévisagée, je suis habituée à avoir des regards sur moi. Le plus important c’est ce que je me donne les moyens de faire ce que j’aime.” Ceux qui la suivent sur les réseaux savent que Jessica Cheung Kai Kai sait jouer dans les limites pour s’afficher en photos dans de belles tenues, en maillot, tout comme sait aussi jouer d’elle-même pour apporter un brin de dérision et d’humour à tout cela.

Sa clientèle le sait, les créations qu’elle propose sont quelques tons plus sobres et restent dans l’élégance, peu importe la situation. “Pour ma clientèle je propose des créations plus adaptées à la société et au contexte local.” Tout cela est pensé à partir du moment où elle découvre le tissu est qu’elle commence à imaginer ce qu’elle peut en faire. “J’ai toujours eu la mode en moi. Auparavant j’étais très critique face aux vêtements que je voyais dans certains magasins. Je me disais qu’il y avait des choses à faire pour les améliorer. Quand j’ai décidé de me lancer j’ai utilisé ce flair inné pour aller de l’avant. De manière générale, je ne suis pas une perfectionniste. Mais je le deviens quand il s’agit de vêtements.” Sa mère, le précise-t-elle, reste toujours de bon conseil surtout quand il faut modérer ses ardeurs trop fantaisistes quand elle travaille pour ses clients.

Bombe d’énergie.

Soudain, la conversation téléphonique avec elle est interrompue. Quand l’appel est rétabli elle explique : “Cela m’arrive souvent avec le matériel électronique. Il y a toujours quelque chose qui se passe émanant de moi.” Pas étonnant que cette bombe d’énergie fasse sauter les plombs sur son passage dans les différentes sphères de la vie qu’elle côtoie. Au fil des années, elle a aussi développé une vraie force de caractère qui lui permet d’affirmer ses idées et son opinion. Et de pousser de grands coups de gueule quand des choses la dérange, surtout les propos sexistes. Du caractère, il en faut aussi pour gérer les fans qui viennent inévitablement à sa rencontre quand elle sort. Tout comme elle a appris à faire avec les haters qui, l’a-t-elle compris, ont la critique acerbe et facile parce qu’ils sont cachés derrière un écran en étant frustrés et jaloux de ses réussites.

Pour grandir et acquérir maturité et positivité il a fallu vivre aussi des expériences moins agréables. Chez elle, cela s’est passé à travers des rencontres faites en dehors du cercle familial à l’adolescence. La remontée après ces rencontres toxiques l’a placée dans plusieurs phases. D’où les différences de poids notés à certains moments. 68 kilos, 51 kilos, aujourd’hui les 60 kilos qu’elle affiche indiquent surtout une reprise en main et une augmentation de la masse musculaire. Alors qu’elle joue au tennis depuis l’enfance, le pole dancing est venu lui apporter une autre discipline qui s’accompagne de musculation, d’exercices de souplesse et de séances de gymnastique. Parce qu’il n’est pas donné au premier venu de le lancer dans des figures sur une barre qui fait appel à une grande force physique et mentale et de la souplesse.

“Je suis de ceux qui feront tout pour prouver le contraire si on leur dit qu’ils ne peuvent pas faire quelque chose”, avance Jessica Cheung Kai Kai qui est toujours pressée de voir bouger les choses autour d’elle. “Je suis reconnaissante d’avoir entrepris ce que j’ai fait en peu de temps. Mais en même temps j’ai l’impression que les choses n’avancent pas assez rapidement pour moi. Ma mère n’a de cesse de me dire que je dois apprendre à laisser faire le temps.”

Elle prendra d’autres défis quand il se présenteront tandis que la pierre brute accorde aussi une attention spéciale à la spiritualité pour avancer. La réussite, la renommée certes, mais aussi le bonheur, la sérénité, la quiétude, telles sont ses grandes aspirations. “Je sais que le voyage n’est pas fini et qu’il y a encore des choses à corriger dans ma personnalité.”