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Le Henné avec Sharemeen Khan Khodabocus : Un art pour magnifier la femme

Si le henné ou mehendi est associé à la culture arabe ou aux cérémonies de mariages orientaux, pour Sharemeen Khan Khodabocus, il s’agit d’un art éphémère qu’elle met au service de tous, des locaux aussi bien que des touristes, tout en rendant hommage à la culture musulmane. C’est dans l’allée des parasols au Caudan Waterfront que l’artiste, âgée de 29 ans, met à profit ses talents de tatoueuse, jouant avec dextérité avec l’espace et les proportions en créant une harmonie parfaite. Mains, pieds, épaules, bras et chevilles se parent des créations de cette jeune femme qui pratique son art depuis 11 ans.

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Dotée d’une fibre artistique très développée, Sharemeen Khan Khodabocus a décidé de travailler avec ce produit émanant de la culture arabe et utilisé depuis des générations. Au Caudan Waterfront, les promeneurs peuvent la voir, les yeux souvent collés à la paume d’une cliente sur laquelle elle se penche pour créer toutes sortes de motifs complexes. La jeune artiste, qui s’inspire de modèles, improvise également en laissant parler sa créativité. « Je m’inspire d’un style. Parfois, on me donne carte blanche. En fait, je peux travailler sur n’importe quel design: par exemple, tribal pour les adultes et disney pour les enfants. Mes clientes sont des touristes et je fais aussi les mariages », dit celle qui s’est perfectionnée grâce à de longues heures de pratique. Le henné lui permet d’étancher sa soif de création, grâce à sa nature éphémère. « I love art. Art is my passion », dit-elle.

Munie de son yellow cone mehendi Peeroo ou de son natural henna dark brown, elle exécute, dans cette allée commerciale portlouisienne, un tatouage éphémère en quelques minutes seulement, quel que soit l’emplacement du dessin. La tatoueuse du henné a comme une banque de designs dans sa tête, ceux transmis de génération en génération. Elle laisse travailler sa main, se guidée par l’inspiration du moment. L’application est assez mécanique. « L’application dure généralement cinq minutes et prend plus de temps s’il s’agit d’un plus grand tatouage », dit-elle. Et vite ne veut pas dire bâcler.
L’artiste fait en sorte que les lignes soient les plus fines possibles. Que ce soit sur des surfaces restreintes, où elle se doit d’être plus précise, ou des larges espaces. Comme c’est souvent le cas pour les mariages où l’application est réalisée sur les mains, pieds, bras et chevilles. Le henné dans une cérémonie de mariage est une pratique ancestrale courante où la mariée est sublimée grâce à l’application minutieuse du henné.

Dans certaines traditions arabes, les motifs délivrent des messages qui protègent du mauvais œil (représenté le plus souvent par la main de Fatima) et invitent au bonheur, à l’harmonie ou encore à la fécondité, à travers des formes géométriques ou des représentations d’animaux. Si, pour Sharemeen Khan Khodabocus, « le henné sert à sublimer la mariée », elle n’y voit, toutefois, pas de message : « Pour moi, les motifs ne délivrent pas de message, comme certains ont tendance à le croire », dit-elle.

Sharemeen Khan Khodabocus pratique cet art depuis une dizaine d’années. « J’ai commencé à dessiner au henné depuis l’âge de 11 ans. Ma passion est devenue mon métier. Aujourd’hui, j’ai ma propre entreprise et depuis 9 ans, je loue un espace au Caudan où je travaille avec une clientèle très variée, les gens de pays différents. Et cela me plaît. J’aime les rencontres, les échanges ». Nous parlant des tendances actuelles en mehendi, elle indique que « les motifs floraux, les tatouages mandalas, les arabic designs et gulf designs sont très demandés ».

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