Elle ne sait pas faire les choses à moitié. Encore moins, entrer dans un moule pour plaire aux autres. Par contre, ce que cette jeune femme au caractère bien trempé fait parfaitement bien, c’est plonger la tête la première dans ses passions. A 25 ans, Liza Bonne, qui a dans le viseur les Jeux Olympique 2021, définit sa vie autour du beach volley et aussi de la plongée sous-marine, des univers qui la tient en haleine.

La vice-championne d’Afrique en beach volley est comme une sirène hors de l’eau lorsque nous la rencontrons. A ce moment précis le sport collectif et l’accès aux plages sont toujours interdits. Un véritable cataclysme pour Liza Bonne qui n’avait jamais été confrontée à une telle situation. N’étant pas du genre à se tourner les pouces, cela lui était difficile de ne plus jouer au beach volley ou de ne pas s’adonner à la plongée sous-marine. Que ce soit dans le cadre de ses études, du sport et au travail, elle a toujours enchainé plusieurs activités. Confinement oblige, elle a dû s’adapter à un nouveau mode de vie. Pour rester en contact avec le sport, elle a réaménagé sa chambre – magnifiquement bien entretenue tenons-nous à le souligner – pour accommoder ses barres et ses haltères. Elle s’est même découverte une passion pour les smoothies aux fruits. Sur sa terrasse, elle est ravie d’avoir planter quelques fruits. Des boutures d’ananas trônent fièrement dans des fonds de bouteilles découpés et elle envisage même de commencer à planter des légumes. Toutefois, le plus important pour cette benjamine d’une fratrie de trois soeurs, “C’est d’avoir été en mesure de passer du temps avec ma famille, surtout me rapprocher de ma petite nièce Tyra, qui ne me quitte plus”.

Exploration sous-marine

L’habitante de Résidence Kennedy, à Quatre-Bornes, fait un métier qu’elle adore. Elle travaille à mi-temps dans l’administration d’un centre de plonger basé dans l’ouest du pays. Un univers professionnel où elle a eu l’occasion de s’initier à cette activité sous-marine qui la passionne. La sensation de l’immersion sous l’eau, la riche vie sous-marine, les coraux… “Tout est merveilleux. Sous l’eau, je me sens dans mon élément, presque autant que de jouer au volley sur le sable.” Guidée par son coach de beach volley, Pascal Ava, qui se retrouve être son mentor dans la plongée et dans la vie, elle apprend les techniques et se familiarise davantage avec cet univers. La beach-volleyeuse adore aussi “capturer des images insolites à travers des vidéos, à des fins marketing mais aussi pour mon plaisir personnel”.

Les vidéos sont partagées sur la page Exploration sous-marine. Hormis les fonds marins, Liza Bonne adore se ressourcer dans la nature. Amateur de randonnée elle prend plaisir “à découvrir de nouveaux endroits à Maurice et surtout les cascades”. “

Elle a été surnommée “femme de sable” par Week-End dans une publication datant de juillet 2019. “C’est un surnom qui me colle encore à la peau aujourd’hui”, en rigole cette dernière. “Quand j’aime quelque chose, je m’y lance corps et âme.”

Fort tempérament

Dans la vie elle le concède : “J’ai toujours été dans mon coin, que ce soit en famille ou à l’école. J’ai un caractère compliqué et ce n’est pas évident pour tout le monde de l’accepter”. Néanmoins, elle fonce droit vers ses objectifs, et se donne à 100% lors de ses compétitions. “Je ne fais pas de compromis, car j’ai toujours en tête la victoire”. Un an plus tard, sa deuxième place aux Jeux des Iles de l’Océan Indien avec sa partenaire Nathalie Létendrie lui reste toujours en travers de la gorge. Mauvaise perdante ? “Oui, je déteste perdre mais je suis Fair Play. Je ne vais pas rentrer en conflit avec les autres parce que je n’ai pas gagné, mais de savoir que j’aurais pu mieux faire mais que pour différentes raisons, nous n’avons pas donné tout ce que nous pouvions sur le terrain est difficile à accepter”, poursuit cette dernière.

D’ailleurs, ce caractère affirmé qu’elle assume pleinement, n’est pas pour plaire à tous. C’est l’une des raisons qui l’a écartée du volley en salle “car c’est difficile de faire des compromis et s’accorder aux personnalités d’autant de joueuses. J’étais souvent incomprise.” Elle ne va pas surtout “

Viser encore plus haut

Liza Bonne débute le volley au secondaire. Encadrée par des coachs comme Lindsay Wilson ou encore Prisca Seerungen, elle prend rapidement ses marques pour devenir une volleyeuse de haut niveau, avec des assises au niveau national et régional. Plus tard, en rejoignant le beach volley, elle se démarquera également étant sacrée vice-championne d’Afrique en 2019. Aujourd’hui, elle a en vu les Jeux Olympiques 2021 et entend bien se donner les moyens d’y parvenir même en étant consciente que ce n’est pas gagné d’avance car il faut que tout les éléments soient réunis pour arriver à ce résultat. N’empêche, sans obligation ou devoir parentaux, celle qui a entrepris des cours en journalisme à l’Université de Maurice, a choisi de miser sur son sport et sa passion au dépend d’une carrière professionnelle. Elle entend bien poursuivre son chemin en saisissant les opportunités.

Bio Express
Situation familiale : Célibataire
Films ou séries : Disons une série d’action, des films romantiques…
Gourmets ou gourmande ? : Les deux. Je suis une grande fan de sushis.
Plus grande influence dans sa vie : Ma mère et mon coach Pascal Ava.
Style vestimentaire : Féminine mais pas princesse ou fashionista .
Péché mignon : Chocolat et bikinis.
Autres passe temps : Lecture classique, apprendre de nouvelles langues.