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Le nombre de maisons sous “compulsory acquisition” sur le tracé du métro entre Curepipe et Vacoas s’élève à 55. Selon des sources à Curepipe, 22 cas sur les 55 ont été déjà résolus. Cela dit, un terrain d’entente a été trouvé entre les propriétaires des maisons et les autorités locales pour l’acquisition obligatoire de terrains dans le cadre du projet Metro Express. Pour les 33 autres, a-t-on appris, les négociations sont toujours en cours. Certains propriétaires dont les maisons ont été démolies sont toujours en attente de leur compensation.

Selon nos sources, 55 propriétés ont été identifiées pour la “compulsory acquisition”. Toutefois, certaines propriétés pourront être partiellement démolies. « L’exercice d’évaluation a été complété et un terrain d’entente a été trouvé entre les parties concernées pour 22 propriétés. Dans certains cas, la propriété sera complètement démolie alors que dans d’autres cas, la propriété sera démolie partiellement. Par exemple, les propriétaires pourraient seulement perdre leur jardin et garder leur maison. En ce qui concerne les 33 autres cas, les négociations sont toujours en cours », affirment nos sources.

Mais des habitants de l’avenue Swami Sivananda sont sur le qui-vive. Ils déplorent un manque de communication de la part des autorités au sujet de l’acquisition obligatoire des maisons, et surtout la date à la laquelle les maisons seront démolies. « Jusqu’ici, seules quelques maisons sur l’avenue Sivananda ont été démolies, mais nous avons appris qu’il y a plusieurs qui attendent d’être démolies, sauf que nous ne savons pas quand la démolition aura lieu. De plus, les propriétaires de quelques maisons qui ont été démolies attendent toujours leur compensation. Nous réclamons un rapport de toutes les évaluations faites sur les maisons à ce jour », indiquent des membres d’une force vive de l’avenue Sivananda.

Par ailleurs, nos interlocuteurs soutiennent que les travaux en cours dans ce quartier causent beaucoup d’inconvénients aux habitants. « Le quartier est dans tous ses états. Nos maisons sont recouvertes de poussière. Nous respirons de l’air impur et les personnes vulnérables dans cette région commencent à tomber malades. À la suite d’une rencontre avec les habitants de l’avenue Sivananda, les autorités concernées nous avaient rassurés que les routes seront lavées au quotidien pour empêcher que la poussière n’envahisse les maisons. Or, ce n’est pas le cas », déplorent les habitants.

Sollicité pour une réaction, le maire de la ville de Curepipe, Hans Marguerite, a expliqué que des “complaint desks” ont été mis en place au siège de la mairie ainsi que sur l’avenue Sivananda afin que tous les habitants qui sont directement affectés par les travaux du Metro Express puissent déposer leurs plaintes. « Nous restons à leur disposition pour tous les problèmes auxquels ils ont à faire face. De plus, nous tenons à rassurer les habitants que leurs plaintes sont prises en considération dans toutes les réunions organisées à la municipalité de Curepipe entre les différentes autorités concernées par le projet Metro Express », a déclaré le maire.

Selon Hans Marguerite, des conseillers et des officiers de la mairie se rendent régulièrement chez les habitants pour les informer des travaux en cours. « Souvent, quand nous sommes chez ces habitants, ils ne sont pas chez eux. Nous leur laissons une note pour leur demander de venir nous rencontrer à la mairie, mais ils ne se pointent jamais », a ajouté le maire.