Victor Ah Yong a repris ses marques et réalise un nouveau record au 200 m papillon

Le deuxième Grand Prix de la Fédération mauricienne de natation (FMN) s’est tenu samedi à la piscine du Pavillon. Seules les épreuves du 200 m étaient au programme pour les +12 ans en féminin et +13 ans en masculin. Durant cette journée très animée, les nageurs se sont tous mis d’accord qu’ils avaient une meilleure indication concernant leur niveau de compétition après le confinement. Dans la foulée, Victor Ah Yong, nageur du CAMO, a réalisé un chrono record de 2’05″27 au 200 m papillon.

La reprise des compétitions s’est faite plutôt en douceur. Les nageurs reprennent petit à petit leurs marques et tentent de réaliser leurs meilleurs chronos. Pour sa part, Victor Ah Yong est d’avis que la compétition n’est plus ce qu’elle était. En effet, la formule et la durée des compétitions ont été réadaptées. Le rythme d’entraînement a également changé pour le nageur. Si auparavant il complétait deux séances par jour, à présent, il ne s’entraîne qu’une fois, l’après-midi. « Les compétitions sont moins longues et les enjeux ne sont plus les mêmes. Nous sommes encore dans cette phase de reprise après le confinement », dit-il.

Cela ne l’a pas empêché d’établir un record. Son objectif de départ était de nager le 200 m papillon en dessous de 2’10. « Je suis satisfait de ma performance au 200 m papillon. Ce n’était certes pas prévu, mais mon but reste toujours de m’améliorer. Je me sens dans une meilleure forme physique que lors de la première rencontre. Pour les championnats de Maurice en décembre, je tenterai de faire encore mieux au 200 m papillon. Sur cette épreuve, il n’y a généralement pas beaucoup de compétiteurs. Il y a quand même eu une belle compétition au 200 m brasse aujourd’hui », soutient Victor Ah Yong.

En féminin, nous retrouvons Inès Gébert (Moka Rangers) sur la première marche du podium au 200 m 4 nages (2’26″58) et au 200 m papillon (2’27″60). Elle est d’avis que tout se joue à l’entraînement et que la compétition n’est qu’une finalité. À ce propos justement, elle regrette le fait de ne plus pouvoir s’entraîner avec l’ancien directeur technique national (DTN) Ben Hiddlestone. Elle a une autre perception également de l’agencement des épreuves lors des Grand Prix depuis la reprise. Malgré ses arrivées en premières places samedi, Inès Gébert reste mitigée concernant ses chronos.

Inès Gébert reste mitigée concernant la nouvelle formule des compétitions

« Je voulais faire d’autres courses de 200 m, mais le fait de mettre uniquement tous les 200 m dans une compétition, cela limite nos opportunités de participation. Nous n’avions droit qu’à deux épreuves et même si on pouvait faire les cinq, le fait que tout s’enchaîne, ce serait impossible. C’était pareil pour le précédent Grand Prix avec uniquement des épreuves de 50 m et 800 m. Si les épreuves étaient mixtes, cela aurait offert plus de chances aux participants et ce serait plus intéressant », fait-elle ressortir. En ce qui concerne la motivation, Inès Gébert soutient que c’est assez difficile depuis le confinement de garder un esprit compétitif, surtout sans objectifs.

« Je dois à Ben Hiddlestone ma progression et mes réussites lors des derniers Jeux des îles. Tout se passe très bien avec mon club également, mais avec Ben Hiddlestone, en deux mois, mon chrono s’est amélioré de 0’08. Je ne sais pas ce qui se passe, mais on m’a informé que je devais retourner m’entraîner dans mon club », confie-t-elle. Son seul objectif pour l’instant demeure les prochains championnats nationaux, même s’ « il faudra une fois de plus choisir les épreuves, car au lieu de quatre jours, les championnats de Maurice se feront sur deux jours. »

Pour finir, Tessa Hip Hen Cheung (CAMO) s’est signalée en remportant le 200 m brasse en 2’45″59. Elle indique qu’elle prend beaucoup de temps pour travailler sur sa technique en ce moment. « Je me sens techniquement très bien dans l’eau, même si au niveau de mon chrono il y a encore du travail à faire. En bassin de 25 m c’est très différent du 50 m, donc, je ne peux pas vraiment comparer ces deux rencontres, mais je me sens plus dans la compétition », souligne-t-elle.

Elle a dû changer mon plan d’entraînement en raison de ses cours dans le domaine du tourisme pour l’instant, où elle a entamé sa licence. « Pour les prochains championnats, il y a un certain niveau que je souhaite atteindre et j’espère y arriver. Cela fait un peu longtemps que je n’ai pas fait le 200 m brasse, cela reviendra », fait ressortir Tessa Ip Hen Cheung.

Résultats

Féminin (+12 ans)
200 m papillon : Inès Gébert (Moka Rangers) 2’27″60
200 m dos : Vritee Lukhoo (CAMO) 2’41″01
200 m 4 nages : Inès Gébert (Moka Rangers) 2’26″58
200 m brasse : Tessa Hip Hen Cheung (CAMO) 2’45″59
200 m nage libre : Leah Foo Sem Fah (CAMO) 2’17″32
Masculin (+13 ans)
200 m papillon : Victor Ah Yong (CAMO) 2’05″27
200 m dos : Deiwn Cicéron (CNSP) 2’18″48
200 m 4 nages : Matt Howard (CAMO) 2’20″37
200 m brasse : Varen Lutchmanen (CAMO) 2’34″82
200 m nage libre : Grégory Anodin (Moka Rangers) 1’56″49