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La motion de blâme rejetée, XLD demande de mettre la pression pour un budget qui vaut la peine

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C’est sans surprise que la majorité parlementaire n’a pas soutenu la motion de blâme contre le gouvernement déposé par le leader de l’opposition au Parlement. Lors du passage au vote, le « no » sonore dans l’hémicycle a rejeté la motion de blâme.

À l’Assemblée nationale ce vendredi soir, lors du summing-up de sa motion de no confidence envers le gouvernement, le leader de l’opposition, Xavier-Luc Duval, avouant le fait qu’il ne s’attend pas à ce que cette motion passe, a affirmé toutefois espérer que les membres du gouvernement mettront la pression nécessaire sur le ministre des Finances « pour au moins une fois, que nous ayons un budget qui vaut la peine, qu’il n’y ait pas de gaspillage et de projet inutile et que l’on prenne l’argent pour aider les Mauriciens ».

En effet, le leader de l’opposition affirme à l’issue de la séance parlementaire que la motion n’aura pour lui pas été une perte de temps comme « comme l’ont voulu le faire croire des membres du gouvernement ».

Xavier-Duval affirme qu’« à travers cette motion de blâme et la tenue de ces débats, j’ai effectué mon travail et j’ai porté la voix de la population mauricienne au Parlement ».

Pour résumer ses demandes au gouvernement, ses propos se résument ainsi :

– Cesser le gaspillage
– D’abandonner les projets inutiles
– de revoir à la hausse la pension de vieillesse par Rs 2 000 au moins immédiatement
– de réduire les impôts sur l’essence
– de venir en aide à ceux au bas de l’échelle, car ils feront malheureusement face à un taux d’inflation d’au moins 15 %
– Venir de l’avant avec des mesures ciblées et surtout, ne pas choisir qui aider comme cela a été le cas dans un passé proche

Auparavant, au début de son summing-up, le leader de l’opposition a évoqué l’affaire du slovaque Peter Uricek déporté par le PMO. Il demande ainsi au Premier ministre Pravind Jugnauth d’éclaircir les « zones d’ombres » entourant la présence du slovaque et de ses activités et contacts lors de son séjour à Maurice.

« Comment est-ce ce slovaque est venu ici? Qui sont ses contacts ici, Mr le premier ministre? Faites-nous savoir! Qui a-t-il fréquenté pendant trois ans ? Alors qu’il y avait un international arrest warrant, l’EDB n’a pas fait d’enquête sur sa société ici qui ne travaillait pas alors qu’il a fallu votre intervention,paraît-il,à la dernière minute pour qu’il puisse partir? Tout ça, ce sont des zones d’ombres dont c’est votre devoir de vous éclaircir vous-même, et de nous éclaircir. Ça ne peut pas rester des zones d’ombres », a-t-il lancé à l’égard du Premier ministre.

Concernant le ministère de la Santé, Xavier Duval a déclaré que le ministre de la Santé a donné des chiffres erronés à la chambre concernant le nombre de morts du COVID en 2021. Selon Xavier Duval, le nombre de morts à Maurice « n’a jamais dépassé les 11000 personnes, alors qu’il y a eu au moins 13000 morts en 2021 ». Il déclare ainsi à la chambre que « les 2000 autres décès sont dus à la COVID-19 et que c’est une honte. Il faut dire la vérité pour faire le deuil ».

Le leader de l’opposition s’est aussi exprimé sur le nombre de médicaments en rupture à Maurice et dit insister à ce que les Mauriciens écrivent au ministre de la Santé pour lui faire part des médicaments dont ils ont besoin.

Il a aussi commenté les critiques formulées par le Fonds Monétaire International. « Je n’ai jamais vu un concluding statement du Fonds Monétaire International aussi attaquant et aussi dur que ça. Suite à toute les critiques du FMI, je demande formellement aujourd’hui, la démission du conseil d’administration de la banque de Maurice. Il nous on fait honte ».

Évoquant le prix de l’essence, Xavier Duval allègue qu’il y aura une tentative d’augmentation de l’essence très bientôt pour redescendre le prix le jour du budget.

Le leader de l’opposition affirme aussi qu’il y a des possibilités de pénurie à venir sur le lait et sur l’huile.

Il rappelle aussi concernant l’arrêt de certains projets qu’il parlait de l’arrêt de « projet inutile » et non pas d’arrêter le développement.

Il demande aussi d’augmenter la pension par minimum Rs 2000 par mois avec l’argent déjà récolté avec la CSG.

Le leader de l’opposition devait conclure que « Le vrai débat doit être ici et non dans la rue », avant de rajouter qu’il ne faut pas donner « l’impression que personne ne souffre ». 

À l’issue de la séance parlementaire, le leader de l’opposition a déclaré que « C’est à présent au gouvernement d’être à l’écoute et de mettre sur pied des mesures concrètes – pas artificielles – pour aider le peuple durant les années à venir. Il est devoir des parlementaires de la majorité de plaider pour les bonnes causes ». 

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