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Après la manifestation de la semaine dernière, les pêcheurs du sud-est ont envoyé leur mémorandum au ministre de la Pêche, Sudheer Maudhoo. Ils réclament le rétablissement de l’allocation sous la Wakashio Solidarity Grant et que celle-ci soit maintenue deux mois après la réouverture du lagon. Ils rappellent au ministre qu’il avait pris l’engagement de porter ce dossier au conseil des ministres, cette semaine.

Le conseil des ministres qui se réunira ce vendredi tranchera-t-il sur le maintien de la Wakashio Support Grant en faveur des pêcheurs et banians du sud-est ? C’est la réponse qu’attendent les 635 pêcheurs enregistrés, 306 pêcheurs sans cartes et 230 “banians” de la région. En tout cas, ils ont tenu à rappeler au ministre de la Pêche, Sudheer Maudhoo, qu’il a promis de porter ce dossier au conseil des ministres cette semaine. Il est aussi attendu pour une réunion à la Maison des pêcheurs de Mahébourg, lundi prochain.

Ces pêcheurs et “banians” du sud-est, rappelons-le, s’étaient rendus en grand nombre au ministère de la Pêche, jeudi dernier, pour dénoncer le fait qu’ils n’avaient obtenu qu’une allocation de Rs 3 600 pour le mois de décembre. Ils ont fait comprendre au ministre que même si la pêche hors du lagon était autorisée, ils n’étaient pas équipés pour cela, étant habitués à pratiquer dans le lagon.

Or, actuellement, le lagon du sud-est est ouvert uniquement pour les activités nautiques et non pour la pêche. Le mémorandum mentionne également que même ceux qui sont équipés et formés pour la pêche hors du lagon ne peuvent le faire, car ils n’ont pas d’appâts. Généralement, ils les collectent dans le lagon. « Dans la réunion de la semaine dernière, le ministère a fait savoir qu’il va collecter et distribuer des appâts sains, du côté de la Ferme Marine de Mahébourg, à Pointe-aux-Feuilles. Mais nous ne savons pas encore de quels types d’appâts il s’agit ni quel système de distribution sera mis en place », disent-ils.

De même, le mémorandum invite le ministre Maudhoo à respecter son engagement pour l’allocation de la carte professionnelle à 500 pêcheurs dits « sans carte ». Mais pour l’heure, l’urgence est de permettre aux pêcheurs d’avoir un moyen de subsistance, mentionne encore le mémorandum. Car en cette période de mauvais temps, beaucoup se retrouvent en difficulté et la situation est qualifiée de “hardship case”. Raison pour laquelle les pêcheurs ont également réclamé une compensation intérimaire, en attendant de finaliser les procédures.