Photo illustration

Les Miss Eco International Maurice, Rodrigues et Réunion seront sur les plages ce dimanche, 28 février, pour montrer à la population les méfaits de mégots sur l’écosystème.

D’où le projet Pran Kont Moris, placé sous le signe du ramassage de mégots à Mon-Choisy, Pointe-aux-Sables, Flic-en-Flac, Tamarin, Mahébourg Waterfront et Belle-Mare, de 10h à midi. L’objectif est de sensibiliser la population aux petits gestes écocitoyens.

La Miss Eco International Maurice 2021, Hateefa Low Lom, la Miss Eco International Rodrigues 2021, Sylvette Spéville et la Miss Anissa Malagouen effectueront le même acte de ramassage de mégots sur les plages de leurs îles respectives. Après cela, le comité organisateur de Miss Eco International Maurice prendra le poids des mégots de chaque plage et comptabilisera la totalité pour les trois îles.

Les Miss Eco entendent sensibiliser leurs compatriotes aux actions écocitoyennes à adopter dans leur village et ville, a indiqué Krish Chedumbrun, responsable de communication de Miss Eco. Dans ce contexte, Miss Eco International Maurice organise une campagne de sensibilisation internationale, sur les différentes plages de l’île. Ce mois-ci, un projet pilote similaire a été mené sur la plage de Flic-en-Flac avec les finalistes de Miss Eco et la quantité de mégots ramassés en une heure a surpris.

« Les mégots sont responsables d’une pollution visuelle et environnementale à travers le monde. On estime que huit millions de mégots sont jetés chaque minute dans le monde dont la plupart se retrouvent dans les rues et les égouts. Or, ces filtres contiennent des substances nocives et un seul mégot peut polluer jusqu’à huit litres d’eau. D’où l’idée du projet Pran Kont Moris », laisse entendre Krish Chedumbrun.

Jean Mée Sandian, directeur de Miss Eco International Maurice-Rodrigues et coordinateur pour l’océan Indien dira que l’idée pour ce projet lui est venue lorsque la Miss Eco Internationale devait représenter le pays en Égypte au concours de Miss Eco International, en avril. Et qu’il était nécessaire de mettre en place un projet national avant le départ de la Miss Eco. D’où le projet Pran Kont Moris pour sensibiliser la population au problème de pollution causé par les mégots.

« On a démarré un projet en février et on a ramassé trois à quatre kilos de cigarettes sur les plages. On a décidé de venir avec une solution, on fait un appel aux fumeurs à partir de maintenant quand ils vont à la plage d’apporter une boîte de thon vide pour y mettre leurs mégots. Cela ne s’adresse pas uniquement pour la plage mais aussi aux fumeurs en ville de mettre leurs mégots dans leurs gobelets de café après usage, car les mégots développent 7 000 toxines une fois en contact avec l’eau. On ne réalise pas ces méfaits sur l’environnement. »

Daniel Laurent, Chairman de la Beach Authority, a salué cette initiative de Miss Eco. « Nou bizin protez nou zoli vitrin la plaz. Le constat est effrayant. Si une personne prend cinq minutes pour fumer une cigarette, un mégot dans la nature prend 12 ans pour se décomposer. Et si ce mégot se retrouve dans nos mers, cela peut prendre jusqu’à 400 ans. On ne peut laisser les mégots détruire nos plages et notre environnement. »
Stephan Toussaint, ministre de l’Autonomisation, de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs, dira pour sa part que les jeunes ont à cœur la protection de l’environnement. « Nous avons vu une grosse vague de solidarité après l’échouement du Wakashio à Mahébourg.

Beaucoup de personnes se sont déplacées à travers l’île pour donner un coup de main à la fabrication de boudins pour protéger les lagons de Mahébourg, de Pointe-d’Esny. Cela montre que le Mauricien est sensible à son environnement et sa plage. Pa tous so la plaz, pa tous so la mer. Quand la mer est en danger, le Mauricien se déplace en grand nombre et il vient donner un coup de main. Nos plages sont en danger si l’on tient compte des données scientifiques qui existent par rapport aux mégots. La différence est que l’huile du Wakashio était visible et cela faisait frémir les gens. Mais le mégot qui fait aussi beaucoup de dégâts est petit ; il est caché, on ne le voit pas. Donc on ne s’en soucie point. L’appel que je lance est de venir se joindre au Mouvement Pran Kont Moris sur les différentes plages de l’île ce dimanche et de montrer cette même forme de solidarité qu’il y avait pour le Wakashio. »

Stephan Toussaint salue le comité organisateur Miss Eco pour le projet Parn Kont Moris, les jeunes qui prennent des engagements vis-à-vis de la planète et les artistes qui se sont mobilisés pour cette noble cause.

Nicolas Moufflet, président de Lyspackaging et inventeur de la “vegan bottle”, viendra présenter son invention qui consiste à fabriquer une bouteille végétale sans une goutte de pétrole à base de canne à sucre et 100% compostable. « Ce sera une alternative à la bouteille en plastique sans investissement lourd. »