Le système financier mauricien est désormais placé sous haute surveillance sur le plan international dans le cadre de la lutte contre les deux fléaux de la haute finance, soit le blanchiment de fonds et la lutte contre le financement du terrorisme.

Ainsi, des informations disponibles en ce début de juillet indiquent que l’Organisation des Nations unies aurait transmis à la Financial Intelligence Unit (FIU) de Maurice une correspondance officielle réclamant une vigilance redoublée contre des opérations de transferts de fonds allégués au nom de certaines entités internationales faisant partie de la liste arrêtée formellement par l’ONU et interdites en raison de leur engagement dans le financement du terrorisme international.

À ce stade, vu la nature délicate et confidentielle de cet échange de correspondances en provenance de New York, très peu d’indications ont transpiré quant à la teneur de l’Intelligence mise à la disposition de la FIU par l’ONU ou encore l’identité des organisations internationales visées et les institutions bancaires et financières opérant dans la juridiction de Maurice et facilitant ces transferts de fonds illicites pour les besoins d’enquête au titre du délit transfrontlier de Sanction Busting.

Toutefois, des sources avisées avancent que « vu que l’Organisation des Nations unies a pris le soin de communiquer officiellement à la FIU, les autorités mauriciennes ont tout intérêt à ne pas prendre à la légère cette démarche pour éviter toute déconvenue sur le plan international ».

Dans les milieux officiels, alors que la FIU a un devoir de confidentialité à respecter, l’on tente de relativiser ce développement en évoquant que « cette affaire relève des échanges et du Sharing of Intelligence entre institutions internationales compétentes en la matière ».