Bâtiment du ministère du Travail

La Federation of Parastatal Bodies and Other Unions (FPBOU) dénonce le licenciement de trois employés du Manufacturing Sector Welfare Fund (MSWF), auparavant connu comme l’Export Processing Zone Labour Welfare Fund (EPZLWF). La direction de ce corps para-étatique leur reproche de n’avoir pas suivi les instructions. On les accuse ainsi (i) de ne pas avoir informé les clients du MSWF que leurs emprunts ont été approuvés et (ii) de n’avoir pas soumis leurs plans de travail. Mécontents de cette façon de faire, les employés en question ont pris contact avec la FFBOU pour dénoncer les agissements de la direction de l’ex-EPZLWF.

Interrogé à ce sujet, Deepak Benydin, président de la FPBOU, soutient que le licenciement de ces employés, comptant entre deux et huit ans de service, intervient à un moment où le gouvernement est en train d’appliquer plusieurs mesures pour empêcher le licenciement dans le secteur privé. Face à cette situation, et si le gouvernement n’intervient pas pour faire réintégrer ces travailleurs, la FPBOU n’aura pas d’autre choix que d’organiser une manifestation devant le siège du ministère du Travail. Aussi, il propose de créer un front commun réunissant la FPBOU, la Confederation of Independent Trade Union, la Mauritius Trade Union Confederation (MTUC), pour contraindre la direction du MSWF de revenir sur sa décision.

Selon lui, la section 15 du MSWF permet au ministre du Travail de demander au corps para-étatique de reconsidérer sa décision. Il ajoute que ces trois employés « n’auraient pas dû être licenciés ». Il poursuit : « Je dois dire que le reproche fait à ces employés, à l’effet qu’ils n’ont pas informé les bénéficiaires des emprunts que leurs demandes ont été approuvées, ne tient pas la route. Ce n’est pas leur travail en tant qu’Assistance Welfare Officer d’informer les clients. La direction du MSWF les reproche aussi de n’avoir pas soumis leur plan de travail. Là encore, c’est absurde comme raison, car la soumission du plan de travail concerne leurs supérieurs. »

Il devait affirmer que, jamais au sein de sa carrière de syndicaliste, il a vu « une telle absurdité » par rapport aux raisons de leur licenciement. « Tout semble être à l’envers dans ce pays. Ici, on ne demande pas à certains membres impliqués dans des scandales de partir. Ici, on fait partir des gens en évoquant des raisons bidon. Je lance un appel au ministre Soodesh Callichurn pour qu’il intervienne pour faire intégrer ces pauvres salariés », a conclu Deepak Benydin.