– Les habitants protestent et réclament leur compensation

Les travaux de construction dans le cadre de la deuxième phase du Metro Express à Curepipe ont été temporairement stoppés sur l’avenue Swami Sivananda, à Curepipe, soit à proximité du pont Floréal. Ce, en raison d’une protestation des habitants de cette région dont les terrains ont été choisis pour la “compulsory acquisition”. Ces derniers affirment qu’aucune négociation n’a eu lieu jusqu’ici au sujet de la compensation. Ils clament qu’ils sont toujours propriétaires de ces terrains et la compagnie Larsen & Toubro (L&T) n’a pas le droit, selon eux, « de poursuivre les travaux à ce stade ».

Les ouvriers de la compagnie Larsen & Toubro ont déjà identifié les terrains à être acquis dans le cadre du projet Metro Express. « Ils ont d’ailleurs déjà marqué les lieux. Depuis deux semaines, les ouvriers ont érigé un barrage sur mon terrain, séparant ma maison et un lopin de terrain qu’ils vont acquérir. Ce terrain appartient à ma famille. De plus, ils ont déjà laissé un broyeur de pierres sur le terrain. Pourtant, les procédures pour l’acquisition obligatoire de ce terrain n’ont pas encore été complétées. Les négociations autour de la compensation à laquelle nous avons droit n’ont pas débuté », déplore un habitant de la région.

Comme lui, beaucoup d’autres habitants de ce quartier sont sur le qui-vive. Certaines maisons seront même complètement démolies car les terrains seront acquis pour l’aménagement de routes parallèles au tracé du métro léger. « Nous avons demandé des rencontres avec les autorités concernées à plusieurs reprises. Mais personne n’est venu nous voir pour la compensation.

À ce stade, nous sommes toujours propriétaires de nos terrains et nous n’acceptons pas que les ouvriers de L&T fassent des travaux sur nos propriétés sans autorisation. D’où notre protestation. Nous avons même sollicité les services d’un avoué pour mettre une injonction en cour. Du coup, depuis une semaine, les travaux dans cette partie de l’avenue Sivananda ont été stoppés en attendant les négociations pour la “compulsory acquisition” », indiquent des habitants de la région.

Ces derniers ont reçu la visite des responsables du ministère des Terres et du Logement ainsi que ceux de la Mauritius Housing Ltd, vendredi. « Ils sont venus faire un constat de la situation et nous ont demandé de venir au bureau du ministère la semaine prochaine pour la suite des négociations. Nous leur avons fait comprendre que nous ne permettrons pas aux ouvriers de L&T de travailler sur nos propriétés avant qu’on ait notre compensation », ont-ils fait valoir. Selon ces habitants, ils n’hésiteront pas à déposer une injonction en cour s’ils ne sont pas satisfaits des négociations.