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Desserte aérienne – Post-administration : Premières turbulences avec le Merger MK/Airport Holdings

Le syndicaliste Reaz Chuttoo s'inquiète du sort des employés, notamment ceux d’Airmate Ltd Mobilisation ce matin devant le QG de MK à Port-Louis pour réclamer de la transparence lors de l’étape des négociations

Presque une année après la sortie sous administration volontaire et également l’entrée d’Airport Holdings Ltd dans son capital à hauteur de Rs 13 milliards en décembre de l’année dernière, la compagnie aérienne nationale, Air Mauritius se prépare à la prochaine étape.

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En effet, avec la réouverture complète des frontières et la reprise des opérations commerciales Full-Fledged, les grandes lignes du Business Plan élaboré au niveau d’Airport Holdings Limited, notamment en terme de réorganisation et d’intégration des services, sont enclenchées; mais déjà, les premiers signes de turbulence remontent à la surface avec une mobilisation des employés, en particulier ceux d’Airmate Ltd, la filiale de la compagnie aérienne. À l’initiative de la Confédération des Travailleurs des Secteurs public et privé (CTSP), les employés comptent faire entendre leur voix aujourd’hui pour réclamer une plus grande transparence dans les consultations.

Depuis la reprise des opérations d’Air Mauritius, le sort des travailleurs a été relégué au second plan, souligne Reaz Chuttoo, président de la CTSP. Il était question que les négociations s’ouvrent pour inclure les travailleurs d’Airmate sur l’establishment d’Air Mauritius. Il souligne qu’après la décision visant à mettre sur pied un Holding pour sauver Air Mauritius, la CTSP, qui représente une majorité des employés d’Air Mauritius, devait être consultée.

Or, Reaz Chuttoo dira qu’un comité technique a été institué « pour écouter un seul syndicat ». Il a constaté aussi que la mentalité entourant les négociations chez Air Mauritius « laisse à désirer en ce moment ». Il devait citer le cas du ministère du Travail qui a sollicité une rencontre avec les gestionnaires d’Air Mauritius pour éclaircir la situation. La raison avancée pour ne pas accorder de réunions avec le ministère du Travail est que le conseil légal de la compagnie n’est pas à Maurice.

« C’est quoi cette manière de procéder ? Est-ce qu’on a besoin d’hommes de loi pour ouvrir les négociations ? Est-ce que nous sommes dans une cour de justice où il faut nécessairement la présence des avocats ? » se demande Reaz Chuttoo. Il rappelle que les négociations étaient déjà en cours en vue d’accorder aux travailleurs d’Airmate une Shift Allowance de 8%. Et que maintenant « on entend dire que des démarches sont en cours pour renégocier certains acquis tels que la Meal Allowance ».

Pour le président de la CTSP, les dispositions de la Workers Right Act ne sont pas appliquées dans le cas des employés d’Airmate. « Des tactiques dilatoires seraient utilisées par le management d’Airmate et celui d’Air Mauritius pour ne pas rencontrer les dirigeants de la confédération.  Nous considérons aussi qu’il est inadmissible que la Shift Allowance payée aux employés d’Air Mauritius soit plus favorable que celle des employés d’Airmate. Nous ne comprenons toujours pas pourquoi la direction d’Air Mauritius a choisi certains syndicats pour faire partie du comité technique et discuter du transfert des employés d’Air Mauritius et d’Airmate sous Airport Holdings », poursuit Reaz Chuttoo.

Il déplore également l’absence de communication avec le management d’Airmate pour le transfert des employés. Les employés d’Airmate, qui sont dans le flou actuellement, se demandent si une manœuvre a été enclenchée pour saper leur confiance. « La manifestation prévue pour aujourd’hui est organisée pour alerter l’opinion publique en cette période difficile. Les travailleurs d’Airmate ne méritent pas d’être traités de cette façon », affirme le syndicaliste.

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