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« Sugar price level remains low at Rs 11 383 per tonne, well below the estimated minimum sugar price required to ensure sustainability of our operations »

Le groupe Terra, qui vient de publier son bilan financier pour 2019, dit attendre la mise en place de « mesures urgentes » en vue de faire face aux réformes structurelles de l’industrie sucrière : « We are waiting for the implementation of bold measures, as a matter of urgency, with a view to addressing the structural reform of the sugar industry. A biomass framework is under consideration by the authorities and its application should contribute to the sustainability of the sugar-cane industry. »

Commentant ses opérations sucrières à Maurice, Terra souligne que « losses attributable to our Mauritius sugar operations were reduced by Rs 125,9 million to Rs 151,6 million », cela alors que ses pertes s’élevaient à Rs 277,5 millions en 2018. La réduction des pertes est attribuée à un meilleur prix du sucre. Cependant, Terra explique que « nevertheless, sugar price level remains low at Rs 11 383 per tonne, well below the estimated minimum sugar price required to ensure the sustainability of our sugar operations ». Pour corser les choses, sa compagnie associée en Côte d’Ivoire a enregistré une faible récolte, impactée par des maladies et une modeste efficience de l’usine, lui causant des pertes de Rs 129 millions.

Globalement, Terra a réalisé des profits en hausse de 19,1% en 2019 à Rs 380,7 millions par rapport à Rs 319,6 millions en 2018. Toutefois son cluster Cane lui a valu des pertes de Rs 269,8 millions. Pertes compensées par des profits de Rs 160,4 millions dans le pôle énergie, Rs 135,7 millions dans le pôle Brands et Rs 268,7 millions dans le cluster Property & leisure.

Cette performance date, bien entendu, d’avant la pandémie. Cette année, les données ont changé et la direction du groupe se dit consciente d’être confrontée à un défi sans précédent, notamment avec l’impact de la crise de la COVID-19 sur l’industrie du tourisme qui, compte tenu de son effet multiplicateur élevé, est un pilier important de notre économie. Compte tenu de la mauvaise visibilité sur la durée de la crise, Terra sait déjà que ses clusters Property & Leisure et Brands seront « significativement affectés » par cette crise.

Sur le plan énergétique, Terragen est actuellement en passe de finaliser un accord avec le CEB pour poursuivre ses opérations au cours des cinq prochaines années. Mais globalement, le “balance sheet” du groupe reste solide. Son ratio d’endettement est de 20% et la direction explique : « Interest cover based on profit before finance costs being four times at end of December 2019. This will allow us to withstand the economic shocks resulting from the impact of the COVID-19 crisis. »