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Metro Express – Le cauchemar des habitants confrontés aux travaux nocturnes à Rose-Hill

La colère des habitants de la rue Seymour Ahnee à Rose-Hill, en face du bâtiment du Central Electricity Board (CEB), atteint le point d’ébullition face à la pollution sonore qui découle des travaux de construction de la ligne de chemin de fer surélevée du tracé Rose-Hill/Ébène/Réduit. Là où le bât blesse demeure le fait que les ouvriers de Larsen & Toubro (L&T) sont présents très tôt le matin pour s’atteler à la tâche et finissent bien souvent aux alentours de minuit, voire aux petites heures du matin. On aurait pu croire que les deux articles parus dans les colonnes de Week-End le 13 février et le 17 avril, faisant était du calvaire auquel sont confrontés les riverains, allaient changer la donne. Il n’en a rien été.

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Les travaux visant à connecter la station surélevée de Rose-Hill à Ébène et Réduit connaissent un coup d’accélérateur. En atteste la pose de la première poutre, le 20 avril dernier, sur la plateforme ferroviaire qui surplombe quasiment quatre propriétés à la rue Seymour Ahnee, dans le virage à gauche en direction d’Ébène, qui font partie du paysage du centre-ville depuis plus de 30 ans. Le tracé, long de 3,4 km, est occupé majoritairement par espaces verts. À Rose-Hill, en revanche, ce chamboulement aura un impact majeur sur le train-train quotidien des résidents. « Certes, j’aurais préféré que le métro ne passent pas devant ma porte, mais ainsi va la vie. Aussi, pour être franc, en me fondant sur le tracé à la rue Vandermeersch, j’ai pu constater que le métro ne faisait pas autant de bruit que ça. Il faudra juste que le conducteur ralentisse considérablement en parcourant la zone », confie un habitant.

Sauf qu’en attendant le lancement de l’exploitation commerciale du projet, dans sept mois, les habitants doivent s’armer de patience, car un chantier d’une telle envergure ne peut se faire sans créer des nuisances sonores. On pense ici principalement à ceux causés par le bruit des engins de chantier et des véhicules lourds, tôt le matin et jusqu’à minuit, bien souvent. Quand ce ne sont pas les machines, c’est la voix des ouvriers qui dérange les riverains, bien souvent tirés du lit par le bruit infernal. Ce n’est pas faute d’avoir donné l’alerte, en contactant Week-End ou par le biais des réseaux sociaux.

Brandissant leur droit à un environnement calme, les habitants s’insurgent contre le manque d’humanité dont font preuve le constructeur L&T et Metro Express Ltd (MEL),  qu’ils somment une énième fois de prendre les actions nécessaires sous peine de poursuites. Et quid des conseillers de la mairie et des députés de la circonscription ? Ils semblent ne pas faire grand cas de leur calvaire et nul besoin de gloser sur l’absence de réaction de la part de la PPS Tania Diolle, celle-là même qui avait défendu bec et ongles, en 2018, lorsqu’elle était dans l’opposition, les revendications des habitants de la rue Vandermeersch confrontés aux travaux nocturnes du métro. Une habitante, retraitée depuis deux ans, nous confiait, hier matin, craindre que « ce vacarme infernal la nuit n’abrège de quelques mois son espérance de vie ! »

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