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Pêche semi-industriel : The Perfect One contre vents et marées

Le bateau de pêche semi-industriel The Perfect One, dont l’acquisition a été faite du chantier naval du Sri-Lanka, est déjà au port. L’initiateur de ce projet est Éric Mangar, directeur du Mouvement pour l’autosuffisance alimentaire (MAA). La société coopérative La Gaulette Blanche Offsore Cooperative Society (GBOCS) de Bambous-Virieux et les autorités mauriciennes avaient confié la mission en mars à Judex Ramphul, consultant et porte-parole du syndicat des pêcheurs, d’aller récupérer le bateau.

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« Nous avons rencontré beaucoup de difficultés sur place avec la pandémie et les violences pour trouver du diesel et ramener le bateau à Maurice. Nous avons finalement décidé de rentrer avant de confier au chantier naval du Sri-Lanka la tâche de nous ramener le bateau. Heureusement que tout s’est bien passé », a déclaré Judex Ramphul.

Ce dernier se démène depuis l’arrivée du Perfect One avec les procédures en vue pour faire opérer le bateau. Car il y a d’autres équipements qu’impose le ministère de la Pêche, sans compter l’assurance du bateau, les clearances, les pièces de rechange, entre autres. « Une fois que nous aurons fini avec les démarches, des pêcheurs dont la majorité sont de la GBOCS, accompagnés d’un cuisinier, d’un skipper et d’un mécanicien, nous monterons à bord du bateau pour appareiller sur les bancs d’Albatros, de Saya de Maha et de Saint-Brandon pour aller pêcher. Nous allons y passer une quinzaine des jours. Nous espérons retourner avec cinq ou six tonnes de poissons si tout se passe sans aucune difficulté. Sur le plan local, nous avons besoin d’un marché pour vendre nos produits dans les meilleures conditions », fait-il comprendre.

Judex Ramphul lance un appel aux autorités pour qu’elles remettent aux pêcheurs professionnels la somme de Rs 6 millions prévue dans le dernier budget. L’acquisition de ce bateau, a expliqué Éric Mangar, vise dans un premier temps à délocaliser le système de pêche et à faire sortir des lagons les pêcheurs mauriciens pour les encourager à aller en haute mer. Maurice a une zone exclusive immense il est important aujourd’hui, dira-t-il, de développer cette économie bleue. « Les pêcheurs locaux doivent en bénéficier. Il faut arrêter de vendre nos mers aux étrangers et commencer à valoriser les pêcheurs mauriciens. On ne peut plus laisser continuer ainsi », ajoute-t-il.

L’agronome pense que les bancs dans les eaux mauriciennes regorgeant de suffisamment de poissons pour satisfaire largement la demande locale. Il loue l’initiative du gouvernement qui a accordé la subvention à des regroupements de pêcheurs pour acquérir des navires semi-industriels en vue de la pêche hors lagon. Et de rappeler que depuis le lancement de ce projet qui vise à recycler les pêcheurs artisanaux dans la pêche en haute mer, sept navires semi-industriels ont été acquis par diverses coopératives de pêche.

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