La pandémie et le confinement les ont grandement impactés. Nombreux ont décidé de laisser baisser les rideaux de fer de leurs échoppes, au marché central de Port-Louis, depuis la période de confinement sanitaire.

Ces commerçants se disent délaissés par les autorités et lancent un appel au Premier ministre, Pravind Jugnauth.

Beaucoup sont spécialisés dans la vente de produits touristiques, qui comprend l’artisanat local et la vente de produits souvenir, entre autres. « Ici, les personnes travaillent à la sueur de leurs fronts. Nous sommes en détresse. S’il faudra mettre sur pied un panel d’avocats contre la municipalité de Port-Louis à la cour, nous le ferons », a soutenu Raj Appadu, président du Front commun des commerçants.

Plusieurs lettres ont été envoyées à Anwar Husnoo, ministre des Collectivités locales, ainsi qu’à la mairie de Port-Louis, « mais jamais le ministre est venu nous voir, alors qu’il est payé des fonds publics », scande le président du front.

Les rues commerciales vides et sans client

Les commerçants affirment que s’ils procèdent à l’ouverture de leurs magasins pour vendre leurs produits, la municipalité de Port-Louis leur réclamera alors le paiement du loyer, qui tourne autour de Rs 2 500 mensuellement.

Certains d’entre eux ont alors préféré vendre leurs produits devant les rideaux de fer fermés de leurs magasins afin d’éviter le paiement de cette location.

« Nous avons des enfants qui vont à l’école, comment nous allons vivre ? », se demande une maraîchère, aussi mère de famille.

Rappelons qu’ils avaient demandé un délai à la municipalité jusqu’à décembre pour opérer de cette façon, en raison de l’absence des touristes. Pour l’heure, les maraîchers bénéficient d’une allocation de Rs 5 200 de l’État comme assistance financière.

Viren, père de famille et maraîcher, réclame de son côté que l’aide financière s’étende sur six mois supplémentaire. « Nous sommes dans une situation difficile, c’est la raison pour laquelle nous faisons cette demande. Avec le coût de la vie, Rs 5 200 ne suffisent pas ».

Point partagé par un autre maraîcher présent : « Nou pe demann enn ed. Nou demann minis Husnoo desann inpe dan bazar pou vinn get sitiasion ».