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Produits essentiels – Mosadeq Sahebdin (CAP) : « Le manque de communication contribue au Panic Buying »

Face à la ruée des consommateurs sur les denrées de base, notamment avec la fin annoncée des subventions sur ces items et la crainte d’une flambée imminente des prix, la Consumer Advocacy Platform (CAP) déplore « le manque de communication de la part du ministère du Commerce, qui n’a pas expliqué comment opèrera le nouveau système de Mark-Up annoncé et comment cela impactera les prix ».

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Le président, Mosadeq Sahebdin, lance un appel à la solidarité de la population envers les moins aisés, qui doivent attendre la fin du mois pour pouvoir faire leurs provisions. Le nouveau mécanisme de Mark-Up, ajoute-t-il, « doit pouvoir atténuer les éventuelles hausses de prix ».

« En l’absence d’une communication sur la manière dont le nouveau mécanisme fonctionnera, en l’absence d’une plateforme de consultations avec la Chambre de commerce et les associations de consommateurs, les consommateurs ont basculé vers cette frayeur d’une hausse des prix à partir du 1er juillet. Cette menace pèse sur eux », regrette le président de la CAP.

Si rien n’est encore clair sur le mécanisme à venir, ce qui est certain, dit-il, c’est que les subventions seront abolies. « Le gouvernement devra trouver une façon pour atténuer les augmentations de prix. Ce n’est pas seulement l’allocation de Rs 1 000 qui pourra contrer les hausses des prix et rétablir le pouvoir d’achat. Il y aura certainement un soulagement, mais nous ne savons pas jusqu’à quel point sera l’impact sur la hausse des prix, et quelle sera la marge de profit qui sera allouée aux importateurs et commerçants. C’est le manque de communication donc du ministère qui contribue à ce Panic Buying », fait-il comprendre.
Mosadeq Sahebdin affirme qu’il est évident que les facteurs externes influençant les prix continueront. « La guerre n’est pas finie, donc les facteurs relatifs à celle-ci et influençant les prix seront là encore. Nous souhaitons toutefois que le mécanisme qui sera mis en place par le gouvernement atténue les augmentations, et qu’il y ait une augmentation graduelle si augmentation il y a.

Que l’on ne sorte pas d’une situation où les prix étaient subventionnés vers une situation où les prix flambent ! C’est pourquoi je dis qu’il aurait fallu des consultations au sein du National Price Consultative Council », dit-il.

Si le ministère dit compter sur l’importation de certains produits essentiels par la STC pour maintenir l’accès aux denrées de base aux plus démunis, Mosadeq Sahebdin est pour sa part d’avis que la State Trading Corporation (STC) ne peut être à la fois juge et partie.
« La STC ne peut être régulatrice et, en même temps, participer à l’importation de produits. Elle ne peut échapper au contrôle des lois de la concurrence. Si elle apporte la concurrence, elle doit accepter les règles du marché. S’il y a déjà de la concurrence sur l’huile, par exemple, pourquoi la STC doit-elle en importer ? Quand il y a des concurrents sur le marché, pourquoi la STC doit-elle intervenir si la marge de profit des importateurs sera contrôlée ? La STC entre sur le marché du lait. Y a-t-il un Mark-Up exagéré de la part des importateurs de lait ? Si tel est le cas, il faudra contrôler le Mark-Up. En effet, investir dans l’importation est un Venture, et donc pas sans risque. Je ne sais si les organismes publics peuvent entrer dans ce genre de Venture », concède-t-il.

Pour le président de la CAP, il doit y avoir davantage de transparence quant à la manière dont le nouveau mécanisme de Mark-Up fonctionnera. « On est tous en train de présumer que cela fonctionnera comme dans le passé. Nous aurons alors une situation où les importateurs ne voudront plus importer », prévient le CAP.

L’importation parallèle, dit-il, soulagera certainement les consommateurs en enlevant l’exclusivité sur certains produits. Mais, montre-t-il, cela prendra du temps avant de la mettre en application. « Nous attendons bien sûr son introduction, car elle permettra aux consommateurs d’avoir des produits alternatifs à des prix compétitifs », ajoute-t-il.

Mosadeq Sahebdin lance un appel aux consommateurs pour qu’ils ne se laissent pas tenter par le Panic Buying. « Il faut un sens de solidarité envers ceux qui n’ont pas les moyens. Si ceux ayant les moyens font du stock, ceux attendant la fin du mois pour faire leurs achats, comment feront-ils ? Le ministre, voire le Premier ministre, aurait dû lancer un appel à la solidarité dans de tels moments », propose-t-il.

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