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Révision salariale dans le secteur du transport : Les employés en faveur d’un mouvement de grève

Comme un seul homme, les employés des cinq compagnies de transport de l’île se lèvent pour acquiescer à la proposition faite par le syndicaliste Ashok Subron d’entamer un mouvement de grève dans 30 jours au cas où leurs patrons ne se présenteront pas à la table des négociations pour une révision salariale.

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C’était, jeudi dernier, lors de l’assemblée générale annuelle du Union of Bus Industry Workers (UBIW) qui s’est déroulée à la Unity House à Beau-Bassin. L’UBIW aura recours à un tribunal d’arbitrage pour mettre la pression sur les parties concernées.

Les membres de l’UBIW font d’une pierre deux coups. Avec le concours de la General Workers Federation (GWF), ils ont non seulement réuni plus d’une centaine d’employés de la CNT, TBS, UBS, RHT et MBT pour discuter des stratégies à adopter pour amener les patrons à la table des négociations afin de revendiquer un meilleur salaire, mais c’était aussi l’occasion de présenter le rapport annuel des deux dernières années, dans le mesure où la pandémie n’avait pas permis une rencontre aussi élargie depuis 2020.

La reconduction d’Ashok Subron à la tête de l’UBIW a été accueillie par des applaudissements nourris « C’est à moi de vous applaudir et de vous rendre hommage pour votre dévouement pendant la pandémie. Bon gré mal gré, vous avez travaillé à vos risques et périls au service des voyageurs. Bis inn sarye dimun kouma bwat sardin alor ki la mor ti autour zot. Contrairement aux autres frontliners, vous n’avez pas reçu l’allocation de Rs 15,000 en guise de reconnaissance. C’est une honte ! », a lancé Ashok Subron

Ashok Subron a exprimé son incompréhension concernant la suppression, depuis le 1er novembre 2021, de l ‘« interim monthly allowance » de Rs 1,000 dont bénéficiaient les 4,150 employés de RHT, UBS, TBS et MBT, alors que « les 2,250 employés de la CNT continuent jusqu’à présent à percevoir ladite allocation. J’estime que c’est un deux poids deux mesures qui vise à semer la zizanie. » D’où l’appel réitéré par le syndicaliste aux patrons des cinq opérateurs pour ouvrir “dans les plus brefs délais” les négociations portant sur une vingtaine de demandes, dont celle relative à une révision salariale : « Les employeurs ont l’obligation d’ouvrir les négociations dans un délai de 30 jours pour que l’intérim monthly allowance soit non seulement rétablie pour tous les employés mais soit aussi entérinée sur le salaire de base. Nous demandons une hausse salariale de 25% ; au cas contraire, nous entamerons un mouvement de grève sans précédent. La reconnaissance du temps de service, une retraite calculée sur 30 jours par année de service, au lieu de 15, et un Early Retirement Scheme dans l’optique d’un licenciement font partie de nos demandes. »

Ashok Subron n’est pas allé de main morte pour commenter l’attitude du ministre du Transport Ganoo face aux revendications des travailleurs : « Alan Ganoo était  longtemps  considéré comme un homme de principe qui a combattu à nos côtés durant des années. Une image flatteuse qui s’estompe depuis qu’il travaille sous la houlette de son dictateur de Premier ministre. Je l’accuse de complaisance à l’égard des patrons. » Pour appuyer ses dires, le syndicaliste a révélé la teneur d’une récente conversation qu’il aurait eue avec le ministre : « Ganoo a induit le Parlement en erreur en affirmant, quelques heures avant la suppression de l’allowance de Rs 1,000, que cette somme allait définitivement être introduite sur le salaire de base de tous les employés. Kan ou pensé sa boug la ti nou avoka dan le pase ! Li dir mwa Ashok, si bann patron pou vinn lor latab pou négocié,  zot pou dir twa zot pa pou ena moyen pou satisfer to demann. Mo reponn li zordi. Li pa ni to kass, ni pou to premye minis diktater e ni pou patron. Li pou lepep sa. Si to rod lager to pou gagn !”

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