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Tessa Prosper de Tatoo Therapy : En mode tattoo, une nouvelle liberté d’expression corporelle

Fille du tatoueur Lindsay Prosper, Tessa a su se démarquer en volant de ses propres ailes. Ses tatouages sont un mélange de styles, à la fois graphique, aérien et tendance. Tatoueuse depuis 16 ans et à la tête de son propre salon, Tatoo Therapy, depuis deux ans, elle a su féminiser cette mode. Son style linéaire surprend à tel point qu’on a cette impression que ses dessins ont toujours existé sur les peaux tatouées.

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Si vous êtes une tatoo-addict féminine, autant dire que l’incontournable adresse à laquelle faire halte est le salon de Tatoo Therapy de Tessa Prosper, situé à Quatre-Bornes. Tessa Prosper a choisi de miser sur un décor cocooning, empreint d’une couleur pastel avec comme toile de fond murale des ailes comme pour donner un nouvel envol à la vie de ses clients. Ses tatouages aux lignes subtiles sont en totale harmonie et se gravent sur la peau, offrant au passage la sensation d’un nouvel art de vivre. « Les femmes préfèrent les tatouages minimalistes, surtout ceux qui décrivent leur vécu. Quant aux hommes, ce sont plus les bracelets maoris, des dessins animaliers », note la tatoueuse.

Le concept tatoo therapy est une formule brevetée à l’international par Tessa Prosper. À l’écoute de ses clientes, elle leur propose d’avoir en parallèle leur me-time, soit un moment à eux : « La différence avec ma vision du tatouage est que je permets aux gens de faire une pause dans leur vie, et durant cette thérapie, de profiter de quelque chose qui leur aura marqués. Le tatouage est aussi un processus d’“emotional healing” tout en donnant un nouveau départ dans la vie de l’individu qui opte pour cet art. »

Tessa aime la diversité, les mélanges de motifs et de styles qu’elle imprime sur différentes carnations de peau. Elle montre ainsi que la beauté, la féminité ne résident pas uniquement dans des critères ou des formes définis. L’acceptation de soi est aussi un critère apparent pour ceux qui choisissent de se faire tatouer. Tessa possède dix tatouages, chacun racontant, dit-elle, une histoire ou une partie de sa vie. Ainsi, un colibri représente son départ du toit familial après son mariage, un ying yang, son divorce, et la fleur préférée de sa grand-mère après son décès.

Bercée par le bruit de la machine à tatouer de son père Lindsay alors qu’elle n’était encore qu’une enfant, Tessa ne pouvait que s’émerveiller devant ces dessins qui semblaient prendre vie sur les corps des clients tout endoloris par les aiguilles. Maintes fois, elle a été témoin du travail de son pater ; elle a vu ces peaux prêtes à accueillir le travail des aiguilles et l’encre. « C’est magique, j’avais 13 ans quand j’ai débuté. »

« Knowledge is power »

Jeune, Tessa Prosper découvre qu’elle n’a aucun penchant pour les études. Son oncle Darren qui vit alors en Australie lui confie : « Knowledge is power. Il m’a dit qu’il n’est pas nécessaire d’être un intellectuel pour contribuer au développement de la société. Il suffit de prendre conscience de notre environnement et d’aider à améliorer la vie des autres tout en restant humble. »

À 29 ans, Tessa Prosper ne regrette pas son choix de carrière et reconnaît que la différence entre les tatouages féminins et masculins repose sur la technicité et le sens du dessin. « Les hommes vont miser plus sur le côté viril alors que les femmes choisissent des tatouages plus subtils et linéaires. J’ai une multitude de profils de clients, cela commence dans la tranche d’âge de 18 ans et plus. » Sa plus belle œuvre a été un Dancing Nataraja. « Ce projet, c’était un défi lancé par le client pour que je me surpasse. »

Ayant le souci du détail, Tessa insiste beaucoup sur les normes d’hygiène et de respect de la peau d’autrui. D’où la raison qui la pousse à utiliser des produits répondant aux normes hospitalières et des aiguilles en provenance des États-Unis et du Royaume-Uni. Si elle avoue ne pas connaître le nombre de femmes tatoueuses, elle reconnaît qu’être femme artiste tatoueuse permet de vivre pleinement de son art. « L’unique désavantage de ce métier survient lors de la grossesse où il faut balancer vie familiale et vie professionnelle. »

Concernant la pandémie de Covid-19, Tessa Prosper raconte avoir été sous le coup d’une dépression. « Je venais tout juste de signer le bail du bâtiment et je me voyais impuissante. Mais je n’ai pas baissé les bras. Après un épisode d’alopécie, de démangeaisons dues au stress, j’ai survécu et je suis plus forte maintenant. »

Ayant du caractère, une forte personnalité, Tessa Prosper a su s’imposer dans un milieu réservé aux hommes. Elle aurait pu continuer à travailler dans le studio de son père, mais elle a choisi d’être un électron libre. Artiste à sa manière, professionnellement indépendante, Tessa a aussi lancé une marque de goodies, Trust The Process by TP, pour se démarquer. Elle propose aussi des tote bags, casquettes, sacoches. Son autre défi est de miser sur la reconstruction artistique de l’aréole pour les femmes atteintes de cancer et qui ont subi une intervention chirurgicale. « Je suis aussi la seule à être artiste certifiée de Londres. Je réalise aussi l’art semi-permanent des sourcils pour les personnes ayant des soucis capillaires. »

« L’œuvre d’une vie »

Le tatouage est un art, car il inspire et interprète les différents courants tout en faisant appel à nos sens et nos émotions. Pour résumer toute la richesse de cet art, Tessa Prosper dira que le tatouage est avant tout l’œuvre d’une vie, à laquelle on s’identifie. « Pour moi, le tatouage est synonyme d’art-thérapie. Il y a aussi cet instant propice où le client choisit de laisser l’aiguille effectuer le tracé de son choix de modèle. C’est la pause que le client s’octroie, le temps d’un tatouage pour marquer un moment important de sa vie. »

Selon Tessa, tous ses clients sont « des célébrités » par leur unique façon d’être et surtout leur personnalité qui se retrouve dans leurs tatouages. « S’il fallait célébrer, je choisirais ceux qui travaillent dans le corps médical et qui ont tout fait pour nous sauver de la pandémie de Covid. Beaucoup de gens se sont fait tatouer pour marquer le décès d’un membre de leur famille à cause du Covid. Sans jugement ni tabou, je tatoue tout ce qui représente un moment dans la vie d’une personne. »

L’univers du tatouage se féminise graduellement grâce au talent des femmes comme Tessa Prosper. Avec les nouveautés, l’art du tatouage s’infiltre même dans des cercles fermés et permet à qui le veut de suivre la tendance. Certains tatoueurs s’investissent de plus en plus dans des portraits, d’autres réalisent des œuvres d’art grand format sur le dos ou le corps en entier dépendant de l’individu. À chaque tatouage… une nouvelle liberté d’expression corporelle. En mode tatoo, Tessa se surpasse… Pour elle, la peau est une toile sur laquelle on peut imprimer des œuvres, une signature artistique qui convient à ceux qui ont l’âme aventurière.

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