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Violence basée sur le genre : Appel à l’autorité/responsabilité morales des chefs religieux

Renforcer davantage la loi sur la protection contre la violence domestique afin d’en revoir l’interprétation et rendre obligatoire le programme de réhabilitation des auteurs. C’est ce qu’a annoncé la ministre de l’Egalité des Genres et du Bien-Etre de la Famille, Kalpana Koonjoo-Shah, lundi, lors du lancement du symposium sur le lien entre la violence basée sur le genre et la religion. Elle a invité les chefs religieux à utiliser leur autorité et leur responsabilité morales pour sensibiliser la société sur cette question.

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La ministre a souligné que le symposium annuel est une étape préalable à la stratégie nationale et du plan d’action du comité de haut niveau pour éliminer la violence basée sur le genre à Maurice. Elle a exprimé sa gratitude au Conseil des religions qui a accordé, dit-elle, un grand soutien pour la réalisation de ce projet et d’autres programmes axés sur le bien-être familial et la prévention des violences basées sur le genre.

La ministre a mis en exergue l’autorité morale des chefs religieux et de leurs communautés pour sensibiliser sur cette violence ainsi que leur responsabilité morale dans la prévention de la violence.
Elle a fait remarquer que la violence sexiste est une violation grave des droits de l’homme et un problème potentiellement mortel auquel le gouvernement a la ferme intention de s’attaquer.

La ministre a rappelé que Maurice est signataire de plusieurs conventions internationales et régionales des droits de l’homme, notamment la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination et la Déclaration et le Programme d’action de Pékin. Elle a annoncé que son ministère travaillait à renforcer davantage la loi sur la protection contre la violence domestique afin d’en revoir l’interprétation et de rendre obligatoire le programme de réhabilitation des auteurs.

En outre, Kalpana Koonjoo-Shah est revenue sur l’approche en quatre volets adoptée par le ministère consistant en l’intervention, la prévention, la réhabilitation et la réinsertion ainsi que l’autonomisation. Elle ajoute que l’autonomisation des jeunes en matière de violence basée sur le genre est une étape cruciale pour modifier les schémas de conduite sociaux et culturels des hommes et des femmes, en vue de parvenir à l’élimination des préjugés et des pratiques coutumières et de toute autre pratique fondée sur l’idée d’infériorité ou de la supériorité des sexes ou d’un rôle stéréotypé pour les hommes et les femmes.

Elle a également appelé les représentants des groupes religieux à aider son ministère dans cette entreprise en adoptant une approche de spectateur et en agissant comme modèle dans la promotion de l’égalité des sexes et la prévention des violences sexistes.

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