Dans une interview réalisée jeudi dernier après la démission du ministre Yogida Sawminaden, le Premier ministre adjoint, Steven Obeegadoo, dit souhaiter que « la vérité se fasse au plus vite sur toutes les allégations ». Il se dit également « à l’aise » au sein du gouvernement, qui est, dit-il, « “on the right track” pour tirer le pays de la crise nationale et économique ». ll accuse par ailleurs l’opposition de « tout faire pour diaboliser » le gouvernement et reproche au “hardcore” des partis traditionnels d’avoir « développé une détestation, que même le MMM dans sa période révolutionnaire n’a jamais nourrie ».

Vous n’avez pas beaucoup parlé depuis la démission de Nando Bodha du gouvernement. Comment avez-vous accueilli son départ ?
Cela m’a rendu triste parce que Nando Bodha est une personne que je connais depuis très longtemps. Nous avons été ministres ensemble entre 2000 et 2005 déjà. Nous avons collaboré en plusieurs occasions dans le cadre des alliances entre le MMM et le MSM, mais surtout depuis les dernières élections générales en novembre 2019. Nous avons travaillé étroitement sur différents dossiers. C’est toujours triste de voir partir un membre de l’équipe.

Je suis très étonné toutefois de ce départ inopiné. À aucun moment, Nando Bodha ne m’a fait part d’une frustration ou désaccord quelconque. Encore moins, il ne m’a suggéré de faire quelque chose pour corriger ce qu’il considérait comme incorrect. De même sa déclaration que le Premier ministre est inaccessible ou que les partenaires n’ont pas leur mot à dire au sein de Lalyans Morisien est totalement fausse. J’ai travaillé avec d’autres Premiers ministres : sir Anerood Jugnauth, Navin Ramgoolam, Paul Bérenger. Je peux dire que Pravind Jugnauth est un excellent Premier ministre qui est à l’écoute. Nous n’avons pas besoin d’être d’accord à 100%, mais il y a toujours un dialogue franc et ouvert. Je ne partage pas l’appréciation faite par Nando Bodha. Pourquoi est-ce qu’il est parti ? L’avenir nous le dira. Il y a sans doute beaucoup de considérations personnelles. Attendons voir.

L’ancien ministre parle de dysfonctionnements graves au sein du gouvernement. Comment cette remarque vous interpelle-t-elle ?
Nando Bodha a des raisons personnelles par rapport à ce qu’il a envie de faire plus loin, par rapport à ses projets politiques. Évidemment, lorsque vous avez été membre d’un parti pendant si longtemps et que vous avez été membre d’un gouvernement durant ces dernières années, vous avez à justifier votre démarche. C’est peut-être la justification la plus commode.

Peut-on établir un parallèle entre vous et Nando Bodha ? Vous avez démissionné du MMM et Nando du MSM… Peut-on faire une comparaison ?
Non. Soyons clairs. Je n’ai jamais démissionné du MMM. Je n’aurais jamais démissionné du MMM ou quitté le parti à qui j’ai donné les plus belles années de ma jeunesse. J’ai été exclu du MMM à un certain moment.

J’ai été donc exclu avec mes amis de la régionale de Curepipe ainsi que d’autres amis qui ont démissionné. J’ai toujours élevé la voix au MMM lorsqu’on voyait que les choses tournaient mal. Je pense que la vocation d’un parti politique et d’être au gouvernement afin de passer à l’acte et travailler pour le pays et la population. Nando a choisi de choisir délibérément de démissionner alors qu’il était membre du Frontbench avec un rôle actif à jouer sur tous les dossiers les plus importants du gouvernement. Et il avait la possibilité de travailler pour la population et le pays dans des moments difficiles. Le Premier ministre m’a confié deux dossiers extrêmement chauds, le logement et le tourisme. Il y a une demande énorme pour les logements sociaux, il y a une pénurie de logements disponibles et il y a un dysfonctionnement du marché du logement qui date de plusieurs années et qui s’est aggravé.

Aujourd’hui je dois gérer ce dossier et j’ai pour mission de construire beaucoup de maisons appropriées et nous le faisons. Au bout de 13 mois, nous avons livré un millier de logements. Il y a aussi le programme de la NHDC et le projet de construction de 12 000 logements. Nous sommes dans la bonne voie pour faire de ce mandat celui qui aura permis la construction et la livraison de plus grand nombre de logements sociaux depuis l’indépendance et résoudre dans une grande mesure le problème du logement.
La deuxième mission que le Premier ministre m’a confiée est le tourisme qui, comme vous le savez, est le secteur économique qui a été le plus impacté par la pandémie de COVID-19. C’est un secteur à genoux. Il faut résoudre cette énorme question, à savoir comme rouvrir les frontières tout en maintenant notre statut de COVID-Safe et maintenir la sécurité et la protection de la population. C’est passionnant, éreintant même pour le volume de travail à accomplir. Aujourd’hui, je réalise mon devoir vis-à-vis de mon pays et de ma population. Je suis passionné par ce que je fais et je suis comblé par cette opportunité pour travailler. À part cela, il m’a confié la responsabilité de Premier ministre adjoint. Ce qui veut dire qu’au-delà du tourisme, du logement et l’aménagement du territoire, je suis appelé à donner un coup de main sur d’autres dossiers.

C’est une occasion de travailler. Je pense que l’image de Pravind Jugnauth dans le pays est celle d’une personne sérieuse qui privilégie le travail. Lorsque je vois le dernier sondage de Straconsult qui révèle que la majorité de la population, au-delà des appartenances politiques, continue à faire confiance au Premier ministre pour le travail qu’il accomplit, cela nous réconforte. La place d’une personne qui est “committed” pour le pays, c’est avec le gouvernement.

Vous parlez d’un sondage qui révèle également qu’une moyenne de 54% des répondants considère que le pays avance dans la mauvaise direction…
Le contraire serait étonnant. Nous vivons pour la première fois depuis 40 ans une récession économique profonde et sérieuse. Depuis la Seconde Guerre mondiale, aucune société humaine n’a traversé par un tel traumatisme que nous avons connu avec le COVID. Les psychologues affirment que l’esprit humain ne peut pas confronter l’incertitude. Or la COVID-19 a cassé toutes les certitudes construites sur la base scientifique et technologique. L’être humain se retrouve face à sa fragilité existentielle et nous voyons des crises existentielles, psychologiques profondes à travers le monde.

Dans cette situation, lorsque les Mauriciens voient au niveau international la détresse humaine, il est normal qu’ils soient angoissés et ressentent une peur pour l’avenir. Le contraire serait étonnant. Ce qui est intéressant dans ce fameux sondage c’est qu’il révèle que la principale préoccupation des Mauriciens ce n’est pas ce que l’opposition veut faire accroire. Évidemment, il est important de combattre la fraude et la corruption, mais le plus fondamental est l’économie et la capacité des personnes de protéger leur gagne-pain et nourrir sa famille. Certainement, il y a quelques points négatifs, notamment en ce qui concerne les questions que se pose la population concernant le “law and order”. Il vient nous dire que presque deux tiers des personnes interrogées reconnaissent avoir une vie confortable.

C’est un paradoxe…
Non. Cela reflète le développement économique du pays depuis l’indépendance et tous les progrès qui ont été accomplis. Le Mauricien est conscient qu’il n’est pas dans la précarité. Je reconnais que la misère existe mais la grande majorité des gens même, s’ils ne sont pas dans la précarité, ont peur pour leur avenir notamment leur pouvoir d’achat, leur sécurité économique et financière, leur capacité de nourrir leurs familles et d’assurer l’avenir de ses enfants. Nous reconnaissons que c’est une priorité. L’autre priorité est la sécurité sanitaire. Ce que le gouvernement a fait en pleine période de COVID est extraordinaire. Ce n’est pas loin d’un miracle alors que la COVID explose partout. Est-ce que vous réalisez qu’en termes de sécurité sanitaire, nous sommes les premiers de la classe dans la région de l’océan Indien et de l’Afrique, notamment concernant la présence du coronavirus et des vaccins.

Nous avons connu un début un peu lent…
N’empêche qu’aujourd’hui au moment où l’équité dans le partage des vaccins pose problème au niveau international et que certains considèrent que les pays riches bloquent tout, nous avons démarré la campagne de vaccination avec l’aide des pays comme l’Inde. Nous avons démarré la vaccination pour le secteur du tourisme et les choses s’accélèrent. L’autre priorité est l’unité nationale alors que dans les autres pays il y a toutes sortes d’antagonisme qui se développent à cause de ce traumatisme social.
Nous avons un gouvernement qui ne veut pas blesser aucune communauté et qui agit dans la discrétion pour éviter les dérapages de nature communale, notamment sur Facebook. La police a, d’ailleurs, procédé à plusieurs arrestations. Au-delà de la campagne d’empoisonnement de l’esprit des gens par l’opposition, je suis à l’aise au sein du gouvernement qui est “on the right track” pour tirer le pays de la crise nationale et de la crise économique.

En parlant d’unité nationale, n’avez-vous pas l’impression que dans les discours politiques, y compris dans les discours des dirigeants du gouvernement, il y a un sous-entendu communal ?
Citez-moi une déclaration du Premier ministre qui a blessé une communauté. Je travaille tous les jours avec le Premier ministre et je suis pleinement engagé avec le gouvernement sur tous les fronts. Est-ce que vous voyez une personne comme moi rester une seule minute dans une équipe qui n’est pas “committed” à l’unité de la population. Non. C’est le fort de l’opposition de nourrir des poisons comme cela à gauche et à droite.
Je pense qu’un des grands succès de ce gouvernement est que tout le monde, quelle que soit sa communauté, vit bien dans ce pays. Nous n’avons aucune intention communale. Nous sommes loin de ce que nous avons vécu dans les années 1990 ou à la fin des années 1960. Heureusement que c’est comme cela. Je crois que tous les citoyens mauriciens sont pleinement mauriciens dans leur manière de vivre et nous surmonterons les difficultés.

Est-ce que le gouvernement est ouvert à la critique ? On se souvient que lorsque le cardinal Maurice Piat avait émis certaines critiques le 8 septembre dernier, il y a eu une levée de boucliers contre lui…
Je ne souhaite pas commenter ce que le cardinal Piat avait dit à l’époque. Je note que lors de la messe à l’occasion de la commémoration de l’abolition de l’esclavage le 1er février, le cardinal a salué ce que le Premier ministre en particulier fait pour permettre la mise en opération du musée intercontinental de l’esclavage. C’est un projet extraordinaire et je travaille avec le ministre des Arts et de la Culture pour développer un parcours du tourisme culturel pour permettre aux jeunes et aux Mauriciens en général de découvrir l’Aapravasi Ghat, le musée intercontinental. Ce sont autant de façons de consolider le pays et la nation. Nous sommes sur la bonne voie.

Pour ce qui concerne la critique, il est évident que la critique ne fait pas nécessairement plaisir. Mais dans une démocratie, que la critique fasse plaisir ou pas, l’important est de maintenir un cadre où la critique puisse s’exprimer. Cela me fait rire d’entendre l’opposition parler de dérives autoritaires, de dictature, de militarisation, etc. Les avocats de l’opposition ont fait un meeting à La-Louise. Est-ce que quelqu’un les a dérangés ? Ils ont tenu des propos incendiaires. Tout le monde téléphone aux radios privées tous les jours pour raconter n’importe quoi au point où les animateurs peuvent intervenir.
Sur les réseaux sociaux, des Fake News sont diffusées. Et on vient me dire qu’il n’y a pas de démocratie. Récemment, il y a eu des élections villageoises. La critique ne fait pas plaisir, surtout lorsqu’on est en train de faire son travail sérieusement comme la construction de logements sociaux. N’empêche, je serai toujours le premier à défendre le droit de mes adversaires d’avoir une opinion autre que la mienne. En cela, le gouvernement croit en la démocratie.

Au chapitre de la corruption, la façon dont les contrats ont été alloués durant l’état d’urgence sanitaire l’année dernière en a étonné plus d’un. Qu’en pensez-vous ?
D’abord, l’image que le gouvernement est corrompu, que les ministres sont des voleurs et des jouisseurs a toujours été véhiculée par toutes les oppositions. J’ai passé ma vie au MMM et je me considère comme un spécialiste de l’opposition. Je sais que la critique la plus aisée, la plus facile à faire contre un gouvernement, c’est la corruption. Sans avoir à prouver quoique ce soit, on peut distiller un poison et vicie l’esprit des gens, semer le doute et casser la confiance. C’est ce que fait l’opposition actuelle. Les trois partis traditionnels sont dans l’opposition. De larges sections de la presse écrite soutiennent l’opposition.

Nous vous interrompons pour vous dire que c’est le rôle de la presse de critiquer le pouvoir sans être associée à aucun parti de l’opposition. Aucune presse indépendante ne peut pas être associée au pouvoir…
Aujourd’hui, certaines sections de la presse écrite et de la presse parlée ont un parti pris sans précédent. Tout cela renforce cette image-là. La corruption ? Est-ce que moi, je pataugerai dans la corruption ? Aujourd’hui, la critique est facile. Il y a Maurice des instances d’enquêtes. Voyons l’affaire Kistnen, une personne a voulu loger une “private prosecution” malgré que le DPP ait dit que “Se en case ki finn mal rantre”, l’affaire continue.

La critique est facile mais il faut l’établir. Vous ne croyez pas dans l’ICAC, il y a la police, vous ne croyez pas à la police, il y a la cour. Heureusement que dans le pays, le judiciaire est une des rares institutions qui n’ont pas encore été attaquées par l’opposition. Mes collègues et moi au gouvernement ne tolérerons pas la corruption sous aucune forme de la part de qui que ce soit. Le MMM a tout le temps dénoncé la corruption, que ce soit lorsque Navin Ramgoolam était Premier ministre, lorsque sir Anerood Jugnauth était Premier ministre, lorsque SSR était Premier ministre. C’est de bonne guerre. Je reconnais que la corruption existe et a toujours existé. C’est un combat de tous les instants. C’est comme la bonne gouvernance. Nous n’atteignons jamais la bonne gouvernance. C’est un objectif vers lequel nous devons avancer et travailler sans répit.

On reproche au gouvernement de tenter de politiser des institutions comme l’ICAC, la police, etc. Il y a eu des cas soumis à l’ICAC qui n’ont pas eu de suite. Qu’en pensez-vous ?
C’est une question à poser à l’ICAC. Jamais le gouvernement dont je suis le no 2 ne discute des affaires qui sont devant l’ICAC et ne s’ingère dans les affaires de l’ICAC. Cela a toujours été la posture adoptée par le Premier ministre qui a toujours demandé de laisser l’ICAC faire son travail. Pour ce qui concerne la police, celui qui est à la tête de cette institution est un ingénieur de formation qui a fait toute sa carrière à la police et qui est une personne respectée à la fois à l’intérieur de la force policière et par les ONG qui militent pour les droits humains et par tous ceux qui interagissent avec lui. Personne ne connaît sa couleur politique et c’est très bien ainsi. Il n’a aucune tache. Il est facile de critiquer, la preuve est dans la réalité des choses.

La vérité est que je crains que l’opposition fasse tout pour diaboliser le gouvernement et faire croire qu’il est “mari inpopiler, kosion pa pou tire”. C’est pourquoi ils n’en reviennent pas des résultats des dernières élections générales, ou encore ceux des élections villageoises. Je crains que, comme l’a fait Donald Trump aux États-Unis, on veuille diviser le pays en deux. Je suis écœuré par ce que je vois aujourd’hui. Les “hardcores” des partis traditionnels ont développé une détestation que même le MMM, dans sa période révolutionnaire, n’a jamais nourrie. L’amalgame des forces de l’opposition est basé sur la haine. On n’a qu’à voir les slogans vulgaires qu’elles scandent. Pendant tout le temps que j’ai été au MMM, jamais on n’a scandé à l’adresse d’un Premier ministre : “Bour li deor”. Jamais le MMM n’a remis en cause les résultats des élections et pourtant, il suit le PTr et le PMSD dans cette voie aujourd’hui. Même au Parlement, beaucoup de parlementaires ne sont pas intéressés à jouer le jeu démocratique, mais veulent uniquement déstabiliser le gouvernement.

La semaine a aussi été marquée par la démission du ministre Yogida Sawminaden…
Je n’ai pas tous les éléments. J’ai suivi l’évolution de la situation, la convocation par la police, etc. Je pense que Yogida Sawminaden a pris la décision de “step down” pour ne pas gêner le gouvernement. C’est tout à son honneur. Je ne préjuge d’aucune façon les enquêtes en cours. Je lui souhaite bon courage sur le plan personnel parce qu’il est un être humain et je souhaite que la vérité soit faite sur toutes les allégations au plus vite.

Pensez-vous que le gouvernement dispose des moyens nécessaires pour rebondir et sortir de la crise actuelle ?
Le travail se fait. Les résultats sont là. Le gouvernement a bien géré la COVID. Sur le plan économique, le gouvernement a fait preuve de résilience dans cette situation de récession. On a vu les efforts déployés par le gouvernement pour soutenir les entreprises.
Concernant l’industrie touristique, nous nous sommes assurés qu’aucun établissement ne dépose son bilan et ferme ses portes. Il n’y a pas eu des centaines de personnes jetées sur le pavé comme cela s’est passé ailleurs. Tout un mécanisme a été mis en place par le gouvernement sur les plans légal et financier. Nous créons actuellement les conditions de la relance. Cette semaine, nous avons vu les projets d’investissement prioritaire avec l’EDB afin de relancer les projets.

La campagne de vaccination a débuté dans le secteur touristique en vue de la réouverture des frontières. Je ne reviendrai pas sur le logement. Des législations majeures concernant la protection des enfants, les recommandations de Commission Justice et Vérité ont été adoptées au Parlement. Les projets sont en cours dans tous les domaines, notamment les infrastructures routières avec le métro ainsi que dans le domaine de la santé.
Des mesures sont prises contre la criminalité et le trafic de drogue. Voyez les mesures prises pour la protection de l’environnement. Tout cela est floué par la campagne de calomnies et de mensonges de l’opposition qui focalise tout sur la corruption.
Nous avons un riche bilan et je reconnais que tout n’est parfait. Il y aura toujours plus à faire dans le domaine de la gouvernance, de la fraude et la corruption. Comme on l’a dit lors du festival Kiltir ek langaz kreol morisien : “nou viv ansam ek nou rebondi ansam”.

Quelle est votre appréciation de la manifestation citoyenne de samedi dernier ?
En premier lieu, je suis heureux de vivre dans un pays démocratique. Pas en Thaïlande ou Myanmar, mais à Maurice où les droits démocratiques, le droit d’avoir une opinion politique, de manifester dans les rues et de s’exprimer témoignent du caractère libre et démocratique de la vie politique ici. Toutefois, je m’élève contre le fait que la manifestation de samedi véhicule le même message de haine, d’insultes ainsi que le langage ordurier comme “BLD”. Je condamne la tentative, sur la base d’allégations gratuites, de diviser le pays entre les pro et les anti-gouvernement, et la tentative de renverser le gouvernement par la pression de la rue alors que les partis politiques de l’opposition ont choisi de contester la régularité des élections générales devant la Cour suprême.