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La production sucrière, estimée à 270 523 tonnes en 2020, a été une des plus basses enregistrées depuis ces 25 dernières années. « Si le taux d’extraction a été plutôt bon, la production a été affectée par la sécheresse avec pour conséquence que les plantations n’ont pu être irriguées convenablement en raison du manque d’eau », a souligné la secrétaire de la Chambre d’Agriculture, Jacqueline Sauzier.

Selon cette dernière, la Chambre d’agriculture et les producteurs suivent la situation de près et estiment que l’année 2020 peut être considérée comme une « event year ». Le Sugar Insurance Fund Board doit prendre une décision le 25 février dans les quatre zones de production du pays.

En cas d’une “event year” dans une zone d’usine particulière, les assurés ayant subi des pertes à la suite d’un ou plusieurs événements sont indemnisés pour les pertes conformément aux dispositions de la loi. Le Board du Sugar Insurance Fund Board s’efforce de régler toutes les pertes indemnisables le plus tôt possible. Les planteurs, métayers et usiniers ne sont pas tenus de faire une réclamation.

En principe, une décision dans ce sens est prise en février, suite à la publication officielle sur la production sucrière. Tout assuré qui n’est pas d’accord avec le montant de l’indemnité versée au cours d’une “event year” peut formellement demander une réévaluation de ce montant au titre de préjudice subi dans un délai de neuf mois à compter de la date de la déclaration de l’“event year”.

Selon le dernier bulletin publié par la Mauritius Cane Industry Authority, la récolte a été faite sur une superficie de 29 236 hectares l’année dernière. Le volume de cannes broyées est de 2 619 014 tonnes alors que taux moyen d’extraction a été de 9,78. La production totale a été de 270 523 contre 323 549 en 2019.