Connu pour son engagement sans relâche auprès des plaisanciers, depuis la marée noire du MV Wakashio, Tony Apollon prête main-forte depuis peu aux pêcheurs. Beaucoup sont contraints ces jours-ci de rendre leur carte professionnelle contre une compensation de Rs 52 500. Ce que Tony Apollon, également enfant de pêcheur et membre du bureau politique du MMM, considère comme dérisoire et insuffisant par rapport à la contribution des pêcheurs à l’économie mauricienne. Il se dit sceptique sur la fermeture annoncée de la pêche dans le lagon et souhaite que ce ne soit pas une stratégie pour faire de la place aux gros investisseurs. Il revient également sur l’impact du naufrage du Wakashio sur la communauté du sud-est et les préparatifs pour l’ouverture des frontières.

 

Pourquoi avez-vous choisi de vous engager auprès des pêcheurs ?
À part d’être un travailleur social, je suis aussi un enfant de pêcheur. Je viens d’une grande famille de pêcheurs sur la côte sud-est et j’ai toujours été bercé par la mer et la pêche. Récemment, il y a eu une série de mesures à l’intention des pêcheurs qui ont provoqué une incompréhension totale en raison d’une mauvaise communication. Les pêcheurs ne comprennent pas trop ce qui va se passer et quel sera leur avenir. C’est pour cela qu’ils ont fait appel à moi pour leur donner un coup de main afin d’éclaircir la situation.
L’un des projets controversés concerne la retraite des pêcheurs âgés de 65 ans et plus. Je dois dire que le projet en lui-même est louable. Je l’accueille favorablement car c’est la première fois qu’il y a un projet de pension pour les pêcheurs. Auparavant, un pêcheur travaillait jusqu’à sa mort et il n’avait rien comme compensation pour sa contribution à l’économie. C’est pour cela que je dis que c’est un bon projet. Je remercie le gouvernement pour cette initiative. Toutefois, je ne suis pas d’accord sur la forme.
On a proposé trois options aux pêcheurs. D’abord, qu’ils rendent leurs cartes de pêcheur et ils percevront en retour une compensation de Rs 52 500. Pour moi, c’est scandaleux. On est en train d’insulter l’intelligence des pêcheurs. La deuxième option est de garder la carte de pêche et de continuer son activité après 65 ans, mais ils n’auront pas droit à la Bad Weather Allowance. Soit dit en passant, c’est une somme dérisoire de Rs 3 000 à Rs 3 500. Finalement, ils ont le choix de transférer la carte à leurs enfants. Mais on ne sait encore quelles en sont les conditions.

Le ministre des Finances avait déjà annoncé cette mesure dans le dernier budget en juin. Pourquoi c’est maintenant qu’on réagit ?
On en a parlé dans le budget, c’est vrai, mais on ne connaissait pas encore les détails du projet. Les pêcheurs ont attendu en vain. D’abord, tout le monde ne comprend pas ce qui se dit dans le budget. Ils s’attendaient à ce que le ministère de la Pêche aille de l’avant avec une campagne de communication. On n’a même pas eu la décence d’envoyer une lettre aux pêcheurs concernés pour leur dire à partir de quand cette mesure allait prendre effet. Ils ont été pris par surprise lorsqu’ils sont partis faire signer leurs cartes pour la Bad Weather Allowance récemment. Je suis très en colère par cette manière de faire.
Ils ont été forcés à signer une Option Form et c’est par la suite qu’on leur a lu un communiqué. Une telle décision ne se prend pas au pied levé. On aurait dû donner du temps aux pêcheurs d’en discuter avec leurs familles.

Pourquoi dites-vous que la somme de Rs 52 500 est une insulte aux pêcheurs ?
Certaines personnes ont passé plus de 50 ans en mer. Et ils reçoivent une lump sum de Rs 52 500 pour 50 années de service. Cela nous revient à une moyenne de Rs 1 000 par an. Je ne connais aucun autre secteur où il y a un tel plan de retraite. Les pêcheurs ont été mis devant un fait accompli : soit vous prenez les Rs 52 500, soit vous n’avez pas de Bad Weather Allowance. Quand j’ai évoqué la question avec des personnes au gouvernement, on m’a dit qu’auparavant il n’y avait pas cela. On m’a aussi parlé de la pension qui a augmenté et qui va passer à Rs 13 500.
Il ne faut pas se leurrer sur cette question. Tous les Mauriciens contribuent pour cette pension. Comment se fait-il que le parlementaire, lui, ait droit à une pension à vie après deux mandats, soit une carrière de dix ans ? Sans compter tous les jours de congé parlementaire qu’il y a par an. De plus, on ne parle pas là de Rs 10 000 ou de Rs 13 500… Pourquoi n’attend-on pas que les parlementaires atteignent 65 ans pour leur donner cette pension ? C’est une injustice envers les personnes au bas de l’échelle. Je ne suis pas en train de dire qu’ils dilapident les caisses de l’État, mais au moins, de proposer un chiffre raisonnable.
Par le passé, en 2002, le ministre des Finances d’alors, qui s’avère être l’actuel Premier ministre, avait proposé Rs 200 000 aux pêcheurs à la fermeture de la zone autour de Blue-Bay pour la fermeture du parc marin. De plus, on avait seulement interdit de pêcher de cette zone. Il n’était pas question de retirement, de la fin de carrière d’un pêcheur. Comment se fait-il que 20 ans de cela, la somme de Rs 200 000 était raisonnable et qu’aujourd’hui, on ne leur donne même pas un tiers pour leur mise à la retraite. Je pense que le gouvernement doit se ressaisir à ce sujet.

À 65 ans, les pêcheurs ne sont-ils pas déjà à la retraite ?
Figurez-vous qu’il y a des pêcheurs qui doivent encore aller en mer à un âge avancé pour gagner leur vie. Il y a des pêcheurs qui ont des prêts à rembourser pour les études de leurs enfants ou pour la construction de leurs maisons. Il y en a qui ont même pris des “loans” pour investir dans des casiers ou dans leurs pirogues, pour pouvoir aller pêcher. D’autres ont investi dans de plus grands bateaux pour pouvoir aller en haute mer… Que vont faire toutes ces personnes ? À quoi va leur servir ces Rs 52 500 ?
De plus, il y a une incohérence totale dans la politique du gouvernement à ce sujet. Les pêcheurs ont été divisés en deux groupes avec des conditions différentes. D’un côté, ceux qui retournent leur senne ont droit à une compensation de Rs 110 000 à Rs 120 000. De l’autre côté, les autres n’ont que Rs 52 500. Je ne comprends pas cette logique. Pourquoi une telle discrimination entre les pêcheurs ? J’ai l’impression – et j’espère que je me trompe – qu’on veut finir la communauté des pêcheurs.

Avez-vous engagé des discussions avec le gouvernement à ce sujet ?
Nous avons demandé une rencontre avec le ministre de la Pêche. C’est prévu pour lundi prochain. J’espère que ce sera productif et qu’on va en sortir avec quelque chose de positif pour les pêcheurs. Beaucoup sont très stressés par rapport à la situation. Je redis que je déplore la manière dont ce projet a été mené, même si on va venir me dire qu’il y a déjà 200 pêcheurs qui ont retourné leurs cartes. Je veux bien le croire, mais avaient-ils le choix ? N’ont-ils pas été contraints de le faire ?
Il n’y a pas que la question de compensation qui fâche. Il y a également ce projet d’interdire la pêche dans le lagon. Je souhaite qu’il y ait des consultations approfondies à ce sujet. Pour l’heure, nous n’avons aucun détail. Cette décision pourrait affecter certaines régions plus que d’autres. Tout le monde sait que le sud-est est une région exposée au vent et la mer est toujours houleuse par ici.
La fermeture du lagon serait donc plus compliquée pour la partie sud, jusqu’au nord-est. En période de mauvais temps, les pêcheurs ne peuvent aller hors du lagon dans cette région. Du coup, l’annonce de la fermeture du lagon a provoqué une grosse appréhension chez ces pêcheurs. Je fais un appel au gouvernement de mettre une table ronde en place, avec les pêcheurs et les experts, afin de trouver une alternative crédible.

Selon les autorités, une telle démarche vise à permettre au lagon de se régénérer…
En effet, mais il faut aussi prendre en considération que les pêcheurs doivent continuer à gagner leur vie. Il faut que le gouvernement joue franc jeu à ce sujet. Si on est en train d’interdire la pêche pour une question d’écologie, il faut proposer des alternatives. Mais si on est en train de retirer les pêcheurs du lagon pour faire de la place pour de grands investisseurs, alors là c’est grave ! Et nous n’allons pas nous taire à ce sujet.
Il faut aussi savoir ce qu’on propose en retour. Va-t-on donner une formation pour permettre à ces pêcheurs de se recycler ou d’acheter de plus gros bateaux pour aller hors du lagon ? Va-t-on développer la fameuse économie bleue dont on parle depuis des années et y intégrer les pêcheurs ? C’est un secteur qui a un grand avenir, mais il faut savoir ce qu’on veut faire exactement. On a vu comment la pandémie de Covid-19 a affecté le secteur touristique. On aurait pu en profiter pour développer l’économie bleue. Une fois pour toutes, si le gouvernement a vraiment un projet pour l’économie bleue, on aurait pu donner la possibilité aux pêcheurs de s’y recycler.
On devrait s’appuyer sur des personnes qui ont une connaissance de la mer, et non pas privilégier les agents politiques qui n’ont rien à voir avec la mer. On aurait pu mettre en place des coopératives. C’est aberrant qu’un pays comme Maurice, entouré par la mer, doive importer du poisson, des langoustes, des crevettes ! Pourquoi on ne le produit pas nous-mêmes ? Et je le redis, il faut donner l’opportunité à ceux qui ont déjà une connaissance de la mer. Autrement, non seulement le projet ne va pas marcher, mais on risque d’affecter l’environnement marin.

Comment se réorganise la vie des gens de la mer du sud-est après l’épisode du Wakashio ?
Un an après, les pêcheurs, les plaisanciers, les habitants du sud-est attendent toujours la compensation promise. Il n’y a aucune communication. Nous apprenons à travers les médias que Maurice reçoit des millions de l’assureur du Wakashio, mais les pêcheurs sont toujours dans l’attente. On avait annoncé en grande pompe qu’ils allaient avoir un ajustement de Rs 134 000 de leur Wakashio Assistance Scheme. Où en est-on ?
En même temps, le ministre de la Pêche avait dit que tant que le Wakashio sera toujours dans le lagon de Pointe-d’Esny, ils auront une allocation. Mais tout le monde sait qu’on a arrêté le paiement depuis février dernier alors que l’épave est toujours là. En plus, c’est la partie la plus dangereuse avec le moteur. On ne sait quand on va l’enlever.
On n’entend rien, non plus, sur la restauration du lagon. Du moins, les personnes concernées n’ont pas été informées. Les habitants du sud-est sont les plus grands perdants dans l’affaire Wakashio. Certains n’osent plus laisser leurs enfants aller nager ici. Il y a une baisse dans la consommation de poisson du sud-est.
Cela fait un an qu’on demande de rendre le rapport public pour rassurer les gens, mais on n’entend rien. Soit, on est en train de faire des rapports pour garder dans les tiroirs, soit il y a des choses inquiétantes qu’on ne veut pas révéler au public. Un tel rapport est aussi important pour les opérateurs du tourisme. On pourrait s’en servir pour notre marketing et rassurer les clients que tout va bien dans le sud-est, qu’ils peuvent venir chez nous sans danger. Les pêcheurs pourraient aussi donner la garantie sur la qualité de leurs poissons.
Soit dit en passant, cela fait 20 ans qu’il y a une entreprise qui fait de l’aquaculture à grande échelle dans la région du sud-est. A-t-on fait une étude pour savoir quel en a été l’impact sur l’environnement marin ? Nous, les enfants de la mer, on se pose beaucoup de questions. J’invite le gouvernement au dialogue sur tous ces points.

En même temps, il y a 500 nouveaux pêcheurs qui obtiendront bientôt leurs cartes professionnelles…
À mon avis, s’il y avait un bon plan de retraite, on aurait pu donner de nouvelles cartes tous les ans. De plus, on a parlé uniquement de ceux âgés de 65 ans et plus. Il n’y a rien pour ceux qui sont malades ou qui ont eu un accident avant 65 ans. Avec un bon plan de retraite, toutes ces personnes auraient pu se retirer et laisser la place à d’autres.
De plus, donner de nouvelles cartes, c’est bien, mais encore faut-il que les plus méritants soient privilégiés. On sait très bien comment se font les choses à Maurice. Il y a beaucoup de personnes qui sont contraintes de « frauder » aujourd’hui car leurs démarches pour obtenir une carte de pêcheur n’ont pas abouti. Faute de pouvoir gagner leur vie légalement, ils procèdent de manière illégale. Donc, annoncer qu’on va donner 500 nouvelles cartes, c’est bien. Mais à qui on va donner et comment on va donner, c’est cela la vraie question.
Je suis sûr que de nos jours, il y a des gens qui n’ont rien à voir avec la mer et qui ont une carte de pêcheur. Il y a de l’ordre à mettre dans ce secteur. Par exemple, depuis le Wakashio, le Japon est en train de s’investir dans différents domaines à Maurice. On aurait dû en profiter pour leur demander de nous aider à développer le secteur de la pêche. On aurait pu former nos pêcheurs aux nouvelles techniques de pêche. Au lieu de donner le permis aux étrangers d’exploiter nos ressources, nous aurions pu, nous-mêmes, développer une bonne industrie de pêche.
Quand je vois ce qui se passe aujourd’hui, je me demande si on a encore besoin d’un ministère de la Pêche. L’heure est grave pour les pêcheurs. Si le gouvernement ne se ressaisit pas à ce sujet, cela va finir très mal. Ce sont des gens qui souffrent déjà et ils reçoivent un autre coup de massue sur la tête. Il y a même des gens qui m’ont appelé de l’étranger au sujet de ces Rs 52 500. Je ne sais comment on est parvenu à ce chiffre. Il paraît que les pêcheurs contribuaient également au NPF. La somme était déduite de leur Bad Weather Allowance. Qu’a-t-on fait de cet argent ?

Comment se préparent les plaisanciers pour la réouverture des frontières ?
Pour répondre à cette question, il faut diviser Maurice en deux. D’une part, ceux du sud-est qui, en plus de la fermeture des frontières, ont été impactés par la marée noire du Wakashio et ceux des autres régions. Les plaisanciers ont une bonne clientèle mauricienne, heureusement, mais la grosse majorité sont des touristes. Donc, tant que les hôtels n’opèrent pas, nous ne travaillons pas. Beaucoup ne pourront reprendre le travail car leurs bateaux sont restés hors-service pendant plus d’un an et ils n’ont pas les moyens pour les remettre à jour. Il y en a qui ont eu le moteur bloqué. D’autres doivent refaire la peinture… Cela demande un investissement.
Au niveau des hôtels, on ne sait encore quel sera le pourcentage de réservation, surtout avec le Covid-19, toujours présent. C’est pour cela que je lancerai un appel pour maintenir l’assistance financière jusqu’à décembre. S’il n’y a pas de touristes, on va devoir licencier. Mais à trois mois de l’année, ce n’est pas juste d’en arriver là. Le gouvernement aurait pu faire un effort additionnel de trois mois. Au moins pour protéger ce secteur.
Parlant spécifiquement de ceux qui sont dans le sud-est, il y a toujours une appréhension quant à savoir si les touristes reviendront dans cette région ou pas, en raison de la récente marée noire. C’est pour cela que le gouvernement doit dévoiler les rapports pour rassurer les clients. Nous aurions pu en envoyer une copie aux tour-opérateurs à l’étranger.
Par ailleurs, l’ouverture des frontières veut aussi dire augmenter les risques par rapport au Covid-19. Tous les Mauriciens devront coopérer et le gouvernement devra aussi donner les bonnes informations. Nous sommes condamnés de marcher main dans la main pour redémarrer notre économie. Ce n’est pas une question de politique. Je lance un appel à la population pour respecter les consignes et je demande au gouvernement de donner les bonnes consignes. Il ne faut surtout pas cacher les informations, car on peut mieux se préparer en étant bien informé. J’espère que les jours sombres sont derrière nous.

Le gouvernement a élaboré une série de mesures, dont la vaccination obligatoire, pour ceux ayant un permis de la Tourism Authority. Qu’en pensez-vous ?
Chacun a son opinion sur le vaccin. Personnellement, je pense que nous avons un choix entre redémarrer notre économie ou sombrer complètement avec le Covid-19. Étant un opérateur de ce secteur, j’ai investi, j’ai des personnes qui travaillent avec moi, je trouve logique que nous devons suivre les instructions. Même contre notre gré. Car on ne peut demander à un touriste de se faire vacciner pour venir chez nous et en retour, nous ne sommes pas vaccinés.
C’est vrai qu’il y a une polémique sur l’efficacité du vaccin, mais il y a un protocole en place, 25% de notre PIB dépendent du tourisme, on ne peut prendre des risques. À mon niveau, j’ai fait mon vaccin et j’encourage mes collègues à en faire autant. En tant que patriote, je pense que je dois donner l’exemple.
Ceci étant dit, je ne pense pas qu’il y ait beaucoup de personnes qui sont contre le vaccin. C’est la manière de procéder qui est contestée. Et puis, nous avons eu plusieurs marques de vaccin et il y a une confusion à ce sujet, sur ce qui est vraiment efficace ou pas. Pendant trois à quatre mois, il n’y avait que le Sinopharm à Maurice.
Je pense que la majorité des Mauriciens ont été vaccinés au Sinopharm. Mais si je dois voyager demain, ce vaccin n’est pas reconnu. Pourquoi fallait-il donc se précipiter pour prendre ce vaccin, qui n’est pas reconnu par certains pays ? Je pense que maintenant, c’est à notre ministre des Affaires étrangères – s’il y en a un – d’engager les pourparlers avec les pays concernés. Je n’entends rien à ce sujet. C’est pour cela que les gens sont en colère. De plus, en retour, allons-nous accepter tous les vaccins pour ceux qui nous visitent ?

Vous êtes donc prêts pour reprendre vos activités ?
Notre souhait le plus cher est de reprendre notre travail. Pendant un an et demi, beaucoup ont dû chercher de petits boulots. Maçons, planteurs, soudeurs… Pour des amoureux de la mer, ce n’est pas évident. Je souhaite que notre secteur du tourisme redémarre et que le gouvernement arrête de cacher les informations, afin que les Mauriciens puissent bien se préparer à faire face à la situation. Nous allons devoir vivre avec le Covid-19. Déjà, je peux dire qu’il y a un changement au niveau des mentalités, que ce soit au niveau des gaspillages ou de la propreté. Au moins, le Covid-19 a eu ce mérite.
Personnellement, je suis toujours dans l’émotion face à la marée humaine qui s’est déferlée sur Mahébourg pour sauver le lagon, après la marée noire du Wakashio. Comme on dit, c’est dans le malheur qu’on voit la beauté de notre pays. C’est un moment qui reste gravé dans ma mémoire. C’est ainsi que nous devons vivre et c’est cela que le gouvernement doit promouvoir. Comme on dit, l’exemple vient d’en haut.

« On n’a même pas eu la décence d’envoyer une lettre aux pêcheurs concernés pour leur dire à partir de quand cette mesure prendrait effet »

« Certaines personnes ont passé plus de 50 ans en mer. Et ils reçoivent une lump sum de Rs 52 500… Un parlementaire reçoit, lui, une pension à vie après deux mandats »

« Il y a des appréhensions quant à savoir si les touristes reviendront dans le sud-est, en raison de la marée noire. C’est pour cela que le gouvernement doit dévoiler les rapports afin de rassurer les clients »