Les différents maillots de leaders ont été présentés à la presse mercredi dernier

La sixième édition du Fundsmith Colin Mayer Tour 2021 aura bel et bien lieu, et se déroulera du 7 au 9 octobre à la chasse de Case Noyale. Si la compétition sera légèrement différente cette année, et cela dû à la situation liée au Covid-19, la ferveur des organisateurs ainsi que des participants ne manquera pas. Lors des trois jours de compétition, les partipants, soit plus de 200, parcourront un total de 120 km.

« Afin de respecter les mesures sanitaires, nous allons faire des groupes de 50 participants lors des différents départs. Ce qui est intéressant cette année, c’est le nombre de participantes qui a augmenté, ce qui est très encourageant pour la suite », fait ressortir le président de la Fédération mauricienne de cyclisme et directeur des courses du Fundsmith Colin Mayer Tour, Michel Mayer.

En ce qu’il s’agit des étapes, la première se parcourra de Bel Ombre à Case Noyale. Ce nouveau parcours offrira de nouveaux challenges aux différents participants. Une montée régulière emmènera les coureurs à travers des domaines privés à Chamarel et ensuite vers Case Noyale, avec une conduite plus technique. Le deuxième jour, le départ et l’arrivée se tiendront à Case Noyale à partir de 8h. Cette étape sera très familière aux coureurs, car l’an dernier, ils avaient déjà parcouru ce tracé, soit un total de 52 km. La dernière étape se déroulera sur 30 km, soit de Case Noyale à Bertrand. Les coureurs feront trois tours du terrain de chasse de Case Noyale-Bertrand, avec un mélange de montées graduelles et de descentes rapides.

Pour Tom Armstrong, de Fundsmith, « nous sommes une nouvelle fois très fiers de nous associer à cet événement. Notre ambition pour cette compétition grandit année après année. » À noter que la remise de kits de course aura lieu le 4 octobre de 12h à 18h au bureau de PND et Horizon à Geoffroy, et toutes les informations autour de cet événement seront disponibles sur le site officiel de l’événement, soit le www.colinmayertour.com.

Les catégories

Elite men : 18-39 ans

Master 2 Men : 40-49 ans

Master 3 Men : 50+

Elite Women : 18-39 ans

Master 2 Women : 40-49 ans

Master 3 Women : 50+

Buffalo Solo : 90 kg

Overall Winner

Les différents partenaires: Investec, Aerosporting, Odezile, Toyota, Grit/Grea, Horizon/PND, Oxenham, C-Care, W+Life, EM Insurance Brokers, Island Ice, Sun Resorts, Deco B, Barbecue Mauritius, Nutricorp, Associated textile, Foodwise, BCE, Yop et Miko.

Le VCP à la recherche de sponsors

Le Vélo Club de Pamplemousses (VCP) est à la recherche d’un sponsor afin de pouvoir accompagner neuf coureurs au Tour de Maurice en novembre. Si le club nordiste reste sans aide externe, sa participation à la compétition la plus importante localement semble compromise. « Un Tour sans le VCP ne sera pas le même. C’est au niveau de la conception de maillots que nous avons besoin d’aide. On ne demande pas un sponsoring pour toute une année, mais pour un événement de taille qui est vraiment important pour nos coureurs », souligne Frédéric Achille, membre du VCP.

QUESTIONS À

Alexandre Mayer : « Un rêve devenu réalité »

Le double champion national sur route et VTT cross-country, Alexandre Mayer (23 ans), participera prochainement à l’ABSA Cape Epic (course de VTT en binôme) en Afrique du Sud, qui se déroulera du 17 au 24 octobre. S’il sera associé au Sud-Africain Jacobus Venter, le Mauricien se dit ravi de participer à cet événement qui, pour lui, est la compétition majeure de cette année. À noter qu’il quittera le pays le 3 octobre.

Que représente l’ABSA Cape Epic pour vous ?

C’est devenu un objectif depuis deux mois et c’est un rêve devenu réalité. La préparation se passe bien et c’est la compétition la plus importante de ma jeune carrière.

Et comment allez-vous vous préparer pour cette compétition ?

En ce moment, je suis la plus grosse préparation avec plus de 25 heures d’entraînement en une semaine, soit 20h regroupées en quatre jours. Ça se passe super bien et j’espère que cela va s’améliorer de jour en jour.

Y a-t-il des courses locales avant votre départ pour l’Afrique du Sud ?

Il y a uniquement une course sur route, qui se tiendra à Roches-Noires demain, et comme j’arriverai en Afrique du Sud, je m’alignerai sur deux courses de critérium. Malheureusment, je n’aurai pas de course de VTT.

Vous serez le grand absent pour le Colin Mayer Tour, avez-vous des regrets ?

J’aurais aimé être présent, mais lorsqu’une opportunité frappe à la porte, il faut la saisir et jouer le coup à fond. Le Cape Epic est une compétition vraiment importante pour moi.

Pensez-vous qu’il doit y avoir plus de compétitions de VTT à Maurice ?

Évidemment. Le VTT, c’est l’avenir. À Maurice, les routes sont dangereuses et les voitures roulent de plus en plus vite, et cela devient très compliqué pour les cyclistes. Mais d’un côté, pour le VTT, il y a un gros manque de terrain pour s’entraîner, mais j’espère que certaines chasses ouvriront leur portes dans les années à venir pour abriter des airs d’entraînement.

Selon vous, le VTT pourra toucher plus de Mauriciens que le cyclisme ?

Oui, déjà que c’est une discipline beaucoup plus amusante que le cyclisme, qui est un milieu fermé, serré et stressant. Tandis que pour le VTT, cela permet de voir de nouveaux paysages en famille, ce qui peut encourager à le pratiquer.

Après l’ABSA Cape Epic, avez-vous d’autres compétitions en ligne de mire ?

Je serai de retour juste pour le Tour de Maurice sur route. Si les jambes répondent présent après la course en Afrique du Sud, je m’alignerai pour le Tour.

Avez-vous des objectifs précis pour le Tour de Maurice ?

Ça dépend, car si je suis sélectionné en équipe nationale avec la MCB, je vais donner mon maximum pour être sois leader ou coéquipier, car je sais que Christopher Lagane est en forme, et cela ne me dérangerait pas de rouler pour lui.

Et pour 2022 ?

Je serai tourné vers les Jeux du Commonwealth en Angleterre. C’est un gros objectif, et la préparation se basera sur cette compétition l’année prochaine.

Vous serez sponsorisé par Fundsmith Colin Mayer Tour pour le Cape Epic, mais pour le reste de votre carrière, ce sera certainement compliqué de progresser sans sponsor…

Bien évidemment. Surtout pour un projet olympique, cela aurait été idéal qu’un sponsor puisse m’accorder sa confiance sur trois et quatre ans. Pour la MCB, je sais que c’est compliqué, car ils sponsorisent l’équipe nationale, et je lance un appel aux sponsors en ce sens.

Propos recueillis par

Christopher Quenette