Ses parents étaient tous les deux très impliquées dans le travail social. C’est naturellement que Samuel Perès a senti le besoin à son tour de s’impliquer et d’apporter un impact positif dans la vie des gens. L’idée de monter une cette école de musique a longtemps germé dans sa tête. Son but principale était surtout de rendre cette activité accessible à tout le monde, car, explique-t-il : Je me souviens qu’enfant alors que je voulais apprendre à jouer de la musique c’était difficile de trouver quelqu’un pour m’apprendre”.

Bientôt un mois que son projet s’est concrétisé. En effet, le président et fondateur de Zenes San Frontier, avec la collaboration de deux enseignants/accompagnateurs et de quelques volontaires, accueille une trentaine de bénéficiaires chaque samedi de 9h à 11h au Pointe Jérôme Youth Training Centre. Pour l’instant, l’école de musique donne gratuitement des cours de guitare, de clavier et de percussions (ravanne, djembé et batterie). Samuel Peres espère enseigner d’autres instruments : “L’espace est grand ouvert, et si demain quelqu’un qui veut se joindre à notre démarche, nous les accueillerons avec plaisir. De plus, malgré le fait que nous avons plus d’enfants que d’adolescents, notre école envisage aussi de former des adultes”.

Dès que les choses seront bien ficelées et que le bail de l’ONG sera validé, le jeune homme aménagera deux conteneurs à Cité La Chaux pour créer un espace artistique où les jeunes pourront apprendre et se produire à travers des jam sessions ou autres activités.

Multi-instrumentiste, Samuel Perès sait à quel point le développement culturel et l »encadrement pourront être très bénéfiques dans la région. Tenant à coeur l’entreprenariat et la gestion des projets d’arts, il ne refuse jamais une occasion de collaborer avec le ministère sur certaines activités. “Cela me tient vraiment à coeur de m’investir au niveau social et de travailler pour l’empowerment et l’autonomie des habitants de Mahébourg. Nous avons des talents et du potentiel à mettre en avant”. Parmi les autres projets de Zenes Sans Frontières : un programme de soutien scolaire.

Après son School Certificate Samuel Perès a entrepris un cours en pharmaceutique avant de se mettre en free-lance comme skippeur. Malgré avoir acquit son premier bateau, le plongeur et passionné de voile n’a pu donner suite à cette carrière faute de permis du Tourism Authority. C’est ainsi que le jeune homme, qui ne recule jamais face aux obstacles, a pris de l’emploi comme coach dans une salle de sport. Au bout de trois ans, il s’est retrouvé au poste de manager d’entreprise. La pandémie du Covid l’a contraint au chômage technique pendant un an mais Samuel Perès est bien décidé à se relancer dans le tourisme ou le domaine du fitness. La suite de son parcours, il l’imagine toujours au service de la société et de l’art.