Le week-end dernier n’aura pas été de tout repos pour nombre de personnes en villégiature à Trou aux Biches. Comme à l’approche de chaque cyclone les petites barques sont tirées assez
rapidement ici et là sur la plage même, d’autres embarcations plus importantes font nécessairement l’objet d’un remorquage plus organisé, certains propriétaires de bateaux de plaisance utilisant généralement des 4×4 pour éviter tout risque d’ensablement.
Un camionneur moins aguerri, qui avait eu pour mission d’embarquer un speedboat d’environ cinq mètres en face de la plage publique, samedi après-midi, à la hauteur même du poste des Coast Guards, ne pouvant regagner le terre-plein à cet endroit précis, avait choisi de longer la plage sur plus de 400 mètres pour regagner la route du littoral. Mal lui en prit quand en fi n de course, en braquant son véhicule, il s’est trouvé complètement ensablé avec son chargement, presque au niveau même du battant de la lame.
Jusqu’aux petites heures du matin toute tentative de dégager le véhicule s’est révélée vaine, avec un nombre impressionnant de « solutions miracles ». L’arrivée sur place, vers minuit, d’une
pelleteuse excavatrice JCB sur pneus avait donné quelque espoir, mais cet équipement tout-terrain devait également connaître des problèmes d’ensablement, réduisant ainsi considérablement ses capacités d’intervention, et dut rebrousser chemin après une bonne heure d’essais infructueux.
Ce n’est qu’en fi n de matinée, dimanche, devant une foule de badauds, qu’une autre JCB, d’une capacité plus importante, montée, elle, sur des chenilles, fi t son apparition sur la plage de TAB. En moins de deux, le bras hydraulique du mastodonte allait entrer en opération pour dégager illico la plage, laissant tout juste le temps au camionneur de réembarquer le speedboat, toujours fl anqué de ses deux hors-bord de 60 chevaux.
Si on était, là, assez loin des frasques de celui qui avait pris la plage de Mon Choisy comme Speedway récemment à bord de sa décapotable, il est quand même regretable que ce genre d’incident, qui n’est pas isolé sur cette partie du littoral, se produise au nez et à la barbe même de la police et des gardes-côtes, dont les éléments brillaient tout naturellement par leur absence sur les lieux d’opération. Cloués sans doute à leurs postes, comme le voudrait sans doute la consigne ! Cyclone Warning N° 3 oblige…