“UNSOLVED HIGH PROFILE CASE”: Meurtre au Legends, offensive des Harte !

L’époux et les proches de la victime, Michaela Harte, logent des réclamations de Rs 65 millions en dommages et intérêts contre la direction de l’ex-Legends

Quelque 22 mois après le meurtre brutal de la jeune institutrice irlandaise, Michaela Harte, dans la chambre 1025 à l’ex-Legends Hotel de Grand-Gaube, cette affaire, qui est en passe d’être traitée comme un « Unsolved High Profile Case » rebondit sur le plan civil. En effet, l’époux et cinq membres de la famille Harte, dont le père et la mère de Michaela Harte, réclament à cet établissement hôtelier des dommages et intérêts pour un montant de Rs 65 millions, soit 1,3 million de livres sterling. L’affaire a été logée en Cour suprême à la fin de la semaine par les soins des conseils légaux locaux de la famille et devra être appelée Pro Forma le 15 novembre.
Les réclamations de Rs 65 millions sont classées en trois parties : 74 440 livres sterling (Rs 38 M) au nom de John McAreavey, l’époux de la victime, représentant les frais et dépenses encourues suite au tragique événement du lundi 10 janvier 2011 à l’hôtel Legends, dont 18 000 livres sterling pour les frais funéraires en Irlande, 8 000 livres sterling pour les billets d’avion en janvier et mai 2011, billets d’avion de mai à juillet 2012 pour le procès aux Assises, 5 540 livres sterling pour les dépenses lors du séjour à Maurice, 6 000 livres sterling pour les dépenses relatives à l’enquête préliminaire, 19 000 livres sterling pour les dépenses légales pour le procès aux Assises et 10 000 livres sterling pour les frais de « Professional Counselling Services » ;
1 050 000 livres sterling au nom de John McAreavey au titre des réclamations pour pertes de revenus avec le meurtre de Michaela Harte et des dommages moraux, soit 800 000 livres sterling pour le manque à gagner car les salaires annuels de l’institutrice décédée étaient de 36 000 livres sterling, 50 000 livres sterling pour la lune de miel avortée à l’ex-Legends Hotel, 200 000 livres sterling pour des dommages moraux et 175 000 livres sterling pour des dommages moraux au nom des proches de la victime, dont 50 000 livres sterling pour le père et la mère chacun, 25 000 livres sterling pour les trois frères de la victime.
John McAreavey prend l’engagement devant la Cour suprême de verser les dommages et intérêts dans la Michaela Foundation, un fonds incorporé auprès du gouvernement britannique à la mémoire de Michaela Harte au bénéfice du financement de l’éducation des enfants nécessiteux en Irlande.
Tout en retraçant les principales étapes de ce drame, qui a secoué Maurice et l’Irlande, la plainte en réclamations fait état de « moral damages against ex-Legends Hotel for non-cooperation with police inquiry as deposed upon at Assizes Court before His Lordship Judge Fekna by the then Chief of the Major Crime Investigation Team under solemn affirmation ».
En guise de motivations pour justifier cette demande en réclamations de Rs 65 millions, John McAreavey accuse la direction de l’hôtel ex-Legends de « faute, responsibility and or negligence and/or lack of diligence » dans le meurtre de son épouse le 10 janvier 2011. « The ex-Legends Hotel has failed in its obligation de moyens and obligation de sécurité and that the murder of late Michaela McAreavey (born Harte) occurred as a consequence of the ex-Legends’failure to ensure that these obligations were properly discharged », soutiennent les proches de la victime, qui maintiennent que « through the ex-Legends’breach of contractual obligations, they are still suffering enormous prejudice and moral damage ».
« The ex-Legends’Hotel had a duty to provide a secure place for its paid guests and to ensure that they enjoyed their stay in a secure and safe environment. It is common knowledge that a hotel, (particularly and especially within the compound of a hotel room) must guarantee safety and security to its paid guests and make sure that the hotel is safe and secure and/or that the employees are honest and reliable in order to provide same services and guarantee safety », note encore la famille irlandaise, qui s’appesantit sur le fait qu’avec le verdict d’acquittement du 12 juillet dernier, le meurtre n’a pas encore été résolu même si une autre enquête policière a été diligentée par les autorités.
Même si deux des employés de l’hôtel ont été acquittés dans cette affaire, le principal Security Officer Dassen Narayanen, appréhendé par la police, fait toujours face à une inculpation provisoire de « Conspiracy to commit a larceny » devant le tribunal de Mapou.
La principale raison derrière le meurtre de Michaela Harte, descendue à l’ex-Legends Hotel pour sa lune de miel, est un manque flagrant de sécurité, qui a mis un terme au rêve de ce jeune couple, qui avait planifié d’avoir quatre enfants après leur mariage.

Commentaires

Je pense que ce monsieur a raison de demander une indemnisation pour ce qui s'est passé. Ce n'est visiblement pas pour un quelconque enrichissement, mais cet hôtel a, selon moi, une vraie responsabilité dans cette histoire. Comment de tels actes peuvent-ils se dérouler dans un établissement où la sécurité est, sur le papier, assurée?
Il est difficile d'imaginer qu'avec des vigiles le long de la plage, qui communiquent entre eux souvent, que personne ne se soit aperçue de rien le jour du drame.
Il apparait clair qu'un des employés de l'hôtel y est pour quelque chose. Je dis cela car, quel parfait inconnu aurait l'audace, en plein jour, d'entrer dans une chambre fermée à clef, de se faire surprendre par cette touriste, de prendre le temps de se battre avec elle et de l'étrangler (au risque d'alerter des passants), ensuite de la mettre dans la baignoire en essayant de maquiller ce crime en suicide? Ce meurtrier, s'il n'avait que pour seul but le vol, se serait pressé de déguerpir lorsqu'il a été découvert. Voilà ce qui me permet de justifier que l'enquête a très mal été conduite du début à la fin. Sauf rebondissement de dernière minute, on connaitra probablement pas le nom de cet assassin.