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  •  L’appel de Jean-Marie Malépa entendu, alors que Krisley Appadoo a été très discret sur ce dossier !
  •  Le comité olympique décide d’aligner quatre athlètes dans une liste constituée au départ de 27 sportifs

Les handisports bénéficieront finalement d’une allocation auprès du comité olympique mauricien (COM) dans le cadre de la préparation menant aux 10e Jeux des Iles de l’océan Indien prévus du 19 au 28 juillet prochain à Maurice. Cela, après le coup de gueule du président de la Mentally Handicapped Persons Sports Federation (MHPSF), Jean-Marie Malépa, dans ces mêmes colonnes, en septembre de l’année dernière. En revanche, le président de la Mauritius Paralympics Committee (MPC), Krisley Appadoo, est lui resté très silencieux sur ce dossier, où il aurait dû logiquement prendre les devants et s’assurer du bien-être des handisportifs, qui sont d’ailleurs appelés à très bien faire après la démonstration de 2015, aux Jeux de La Réunion.

Quatre handisportifs ayant des chances de briller lors des 10e JIOI profiteront, dès la fin du mois de janvier, d’une allocation mensuelle de Rs 5 000 du COM et ce, jusqu’à juin prochain. Cela sans effet rétroactif, contrairement aux 27 autres athlètes bénéficiaires de ce soutien, depuis août de l’année dernière. C’est ce que nous avons appris d’une source du COM. Il n’empêche que le simple fait que ses doléances ont été prises en considération, réjouit énormément Jean-Marie Malépa, d’autant qu’il a été l’unique dirigeant de handisport, a avoir haussé le ton en septembre de l’année dernière, après avoir appris qu’aucun handisportif ne faisait partie de la liste de bénéficiaires.

Une victoire pour le handisport

Jean-Marie Malépa n’avait d’ailleurs pas manqué de dénoncer ce qu’il considérait comme une injustice et un manque de considération de la part du COM à l’égard des handisportifs. D’autant que les fédérations handisportives avaient été appelées à soumettre des noms sans que le COM n’ait ensuite, la décence de les informer qu’aucun de leurs athlètes n’avait été retenu. « Le COM a pris la décision de considérer quatre athlètes, ce qui n’est pas énorme quand on sait combien de nos handisportifs seront médaillés d’or aux JIOI. Mais ce n’est quand même pas rien et nous apprécions. Ce qui me fais aussi plaisir, c’est que nos athlètes sont désormais traités au même titre qu’un athlète valide », fait-il remarquer.

La démarche du COM, d’accepter de reconnaître la contribution des handisportifs au sein du Club Maurice, est une grande victoire. Non seulement pour lui, dit-il, mais pour le handisport dans son ensemble. « Lorsque j’étais monté au créneau pour dénoncer la position du COM, je l’avais fait pour la grande famille des athlètes handicapés et non seulement pour ceux de ma fédération. Je le répète: Jean-Marie Malépa ne défend pas ses intérêts personnels, mais bien ceux de tous les handisportifs mauriciens. Nous en avons eu la preuve aujourd’hui et j’en suis très fier », fait-il ressortir.

En revanche, Jean-Marie Malépa n’a pas manqué de dénoncer le silence du président du MPC, Krisley Appadoo, sur ce dossier. « Logiquement, c’est le président du MPC qui aurait dû prendre les devants dans ce genre se situation. Car il lui incombe de veiller à ce que les droits des handisportifs ne soit pas lésés. Il n’a malheureusement pas assumé ses responsabilités comme il se doit et c’est vraiment dommage », explique-t-il.

La MHPSF pense à Brigilla Clair

Week-End a appris de sources sûres que le MPC n’a pas fait de requête et encore moins réagi auprès du COM après l’officialisation de la liste des bénéficiaires en septembre de l’année dernière. On avance que ce sont les coups de gueule de Jean-Marie Malépa qui ont fait réagir le COM d’où l’initiative de soutenir quatre athlètes, issus des quatre fédérations handisportives de Maurice.

À noter que la MHPSF a décidé, dans un souci d’équité, de soumettre le nom de la lanceuse (poids) rodriguaise Brigilla Clair au COM dans le but de bénéficier de cette allocation mensuelle. Cette dernière ayant été médaillée de bronze, lors des Jeux de la Commission de la Jeunesse et des Sports de l’océan Indien (moins de 17 ans) d’avril de l’année dernière à Djibouti. « Certains de nos athlètes bénéficient déjà d’une bourse de haut niveau auprès du ministère de la Jeunesse et des Sports. Le fait que les Rodriguais n’ont pas les mêmes avantages, nous avons pensé à Brigilla qui demeure, à nos yeux, une potentielle médaillée d’or aux JIOI et qui sera appelée, à l’avenir, à briller lors des compétitions de niveau mondial », conclut-il.