Antonio Gopal, Président du CIJ
  • Le CIJ, autorité de contrôle, aura à faire des corrections dans le système (ADAMS) pour que les données soient conservés à travers le temps
  • Ces erreurs ne remettent toutefois nullement en cause les résultats 
des analyses des tests

Les 88 tests antidopage effectués dans le cadre des 10es Jeux des Iles de l’océan Indien de juillet de l’année dernière, à Maurice, se sont avérés négatifs après analyses. Sauf que le Conseil international des Jeux des Iles (CIJ) a été récemment informé, à travers son président, le Seychellois Antonio Gopal, que des erreurs avaient été notées à l’h24eure où les données techniques ont été entrées sur le système (ADAMS) de la World Anti-Doping Agency (WADA).

Le 28 février dernier à l’Assemblée Nationale, le ministre de l’Autonomie des jeunes, des Sports et des Loisirs (AJSL), Stephan Toussaint, déclarait qu’aucun athlète n’a été contrôlé positif pendant les 10es JIOI. Il avait alors commis un impair en s’empressant de faire part de cette nouvelle avant même que le rapport ne soit d’abord avalisé par le CIJ, comme le veut le protocole. Un développement est cependant intervenu, samedi dernier, lorsque le CIJ a été informé par la WADA de certaines erreurs commises au moment où les données ont été entrées sur son système. Des erreurs qui, selon nos informations, ne remettent toutefois nullement en cause les résultats des analyses.

Il a ainsi été demandé au CIJ de prendre les dispositions nécessaires pour effectuer les corrections là où cela s’impose. Cela, afin d’éviter une éventuelle surprise et que les résultats de laboratoire des Doping Control Form n’existe ensuite pas dans le système (ADAMS). Il est ainsi recommandé qu’une ligne de communication soit établit avec le laboratoire en question pour s’assurer que les procédures soient dûment respectées.
Ce qui est cependant surprenant, c’est que la WADA avait demandé que les corrections soient faites à la fin de février dernier, alors que nous sommes déjà à la fin du mois de mars ! D’autant que le “draft” de la WADA 2019  Testing Figures Report devait enclencher son processus à cette période de l’année. A en croire la date où le président du CIJ a été informé, il est clair que cette démarche n’a pu être faite à temps. La WADA précise aussi que le système détruira “any DCF unmatched” si le nécessaire dans un délai de 18 mois.
Délai de 18 mois

Selon une source, entrer ces données dans le système ADAMS est un travail très compliqué. Reste maintenant à savoir qui avait la responsabilité de cette tâche. Était-ce la Commission Antidopage du comité organisateur des Jeux des Iles (COJI) ou était-ce le Regional Anti-Doping Organization (RADO), dont le responsable est le Seychellois Paul Nioze. Pour rappel, ce dernier avait confié à Week-End, le 8 mars dernier, qu’il n’était pas au courant que les résultats d’analyses étaient tombés et que son rôle, pendant les Jeux, était de collecter les échantillons seulement et ce, avec la collaboration des agents de contrôle mauriciens.

Soulignons aussi que le RADO avait, suite à un commun accord avec les autorités appropriées dont mauriciennes, pris en charge les tests anti-dopage depuis un bon bout de temps. Le National Anti-Doping Organization n’étant alors pas habilité de le faire après avoir été suspendu, en novembre 2017, pour n’avoir pas appliqué certaines recommandations comme demandées par la WADA.

A noter qu’un total de 88 tests ont été effectués pendant les Jeux. De ces 88 tests, on retiendra que ce sont les haltérophiles qui ont fait le plus objet de tests inopinés, soit un total de 20 athlètes, devant l’athlétisme (17). Les autres disciplines concernées sont le volley-ball (8 tests), le natation (8), la boxe (5), le cyclisme (5), le badminton (4), le basket-ball (4), la voile (4), le judo (8), le tennis de table (3) et le rugby (2).