Les présidents et les directeurs peuvent changer, mais les mauvaises habitudes, elles, sont difficiles à modifier. L’exemple le plus éloquent est ce pensionnat politique que sont devenus les casinos. Malgré toutes les directives et les recommandations formulées par l’ICAC depuis octobre 2014, les bonnes vieilles pratiques de copinage continuent de plus belle.

Quelques exemples récents: un cleaner qui devient chauffeur sans appel de candidature interne, juste parce qu’il a accepté de se livrer à une activité interdite, le lavage quotidien de la voiture d’un responsable hiérarchique sur son lieu de travail; le beau-frère d’un ministre a, lui, été promu Senior Slot Technician et l’extension de la faveur à deux autres employés pour “empes kozé”, le grimpage d’échelle d’un agent du No 16 d’accounts clerk à auditeur, alors qu’ils sont nombreux à discuter de ses diplômes aux dépens d’un collègue plus qualifié et disposant de plus de temps de service.

A Grand-Baie, on se presse pour délivrer les lettres de nomination pour quatre casino managers comme si un seul ne pouvait pas faire l’affaire. Comme un des aspirants managers n’est autre que le fils d’un chef agent du MSM au No 7, qui exhibe ses trois voitures, les correspondances ne devraient pas tarder à sortir