Cette année, comme depuis 2006 – à l’exception de sa troisième place en 2012 – l’Association mauricienne d’Athlétisme (AMA) a toujours terminé à la deuxième place de ce Week-End Hit Parade des Fédérations. Contrairement à l’année dernière toutefois, où elle avait recueilli une note de 6 points, cette année, la fédération que dirige Vivian Gungaram a perdu un point et ce, principalement en raison de sa mauvaise performance aux Jeux des Iles de l’océan Indien où les objectifs n’ont pas été atteints. Alors qu’elle visait 12 médailles d’or, elle n’a finalement pu qu’en prendre neuf.  
Si  l’AMA n’arrive plus à dominer ce classement comme c’était le cas de 2000 à 2006, c’est parce qu’elle a justement perdu de sa superbe au niveau des performances. L’athlétisme n’arrive plus à faire peur au niveau régional comme c’était le cas dans le passé et n’arrive également plus à jouer dans la cour des grands. Cette année, l’AMA n’a pu que compter sur le spécialiste du triple saut, Jonathan Drack, le seul Mauricien à avoir percé sur le plan international. Ce dernier a représenté le pays aux Championnats du monde de Pékin en Chine où il a atteint la finale et terminé à la onzième place. Faut-il encore rappeler que ce dernier vit et s’entraîne en France. Hormis Jonathan Drack, l’AMA a pu aussi compter sur le décathlonien Guillaume Thierry, médaillé d’or aux Championnats d’Afrique au Congo-Brazzaville.
Au niveau de sa gestion, l’AMA n’a pratiquement pas grand-chose à se reprocher. Elle demeure d’ailleurs l’une des rares fédérations à faire preuve d’autant de stabilité, de discipline et de sérieux. Même si c’est Vivian Gungaram qui tient les rênes, il faut reconnaître que les rôles sont partagés et que c’est une des raisons pour laquelle, ce comité arrive à avancer dans la sérénité. Que dire aussi de son sens de l’organisation ? Si ce n’est qu’elle maîtrise parfaitement tous les rouages de ce secteur. Avec Josiane Boullé à la tête du comité d’organisation des 2es Championnats d’Afrique cadets en mai dernier, cette compétition a été tout simplement un succès.
 En ce qui concerne l’organisation de ses différentes compétitions locales, l’AMA demeure exemplaire. De par sa crédibilité, l’AMA est aussi une des rares fédérations à être autant soutenue par les sponsors, notamment pour ce qui est de l’organisation de ses championnats nationaux. Elle a su également tout mettre en oeuvre pour respecter son calendrier, alors qu’au niveau des résultats, l’AMA a, depuis des années, fait preuve de professionnalisme.