2E TOUR DES LÉGISLATIVES: Un certain essoufflement

Enfin ! Le marathon démocratique auquel s’est livrée la France prend fin après une cascade de consultations électorale : d’abord les primaires en deux tours au sein des partis, puis les deux tours des présidentielles et les deux tours des législatives. L’électorat français a fini par être essoufflé, fatigué de se rendre aux urnes à répétition. Trop de démocratie peut tuer la démocratie.
En vue, il n’y aura exceptionnellement pas d’élection l’année prochaine. La France est un pays où habituellement, il y a une élection chaque année : municipales, les départementales, les régionales, les sénatoriales (indirectes), les européennes, les législatives, les présidentielles avec une possibilité de référendum, une consultation populaire.
Les législatives, qui prennent fin sur une grande victoire de la nouvelle majorité présidentielle et du gouvernement, sont néanmoins marquées par une abstention de plus de 50%.
L’abstention peut s’interpréter de plusieurs manières. Elle est la résultante de la démobilisation des électeurs d’Emmanuel Macron pour lesquels la victoire était déjà acquise comme d’autres qui n’ont pas été ses électeurs, mais qui estiment qu’il n’y a pas lieu de s’opposer à son gouvernement, à qui l’on doit laisser une chance.
Le nouveau gouvernement n’a pourtant plus droit à l’erreur ni de décevoir. Il a l’obligation de réussir. Ses responsabilités sont larges. L’opposition parlementaire face au gouvernement est tout autant divisée, irréconciliable. C’est la première fois dans l’Histoire que la gauche classique affaiblit considérablement, le Parti socialiste, tout comme la droite classique, Les Républicains, se retrouve ensemble dans l’opposition aux côtés des partis à la gauche extrême et l’extrême droite.
Le plus grand perdant de ces différents scrutins reste le Parti socialiste qui est laminé, décapité et scindé.
Cette défaite du Parti socialiste pourrait avoir des effets à Maurice. Beaucoup de partis s’inspirent, du moins comme une vitrine, du Parti socialiste français ou de l’International socialiste. C’est le cas notamment du MMM de Paul Bérenger, du MSM des Jugnauth et dans une forte mesure du PTr de Navin Ramgoolam.