C’est l’histoire d’une blessure qui a mis à mal les résultats de la Fédération mauricienne de Judo. En effet, lorsque Christiane Legentil se blesse avant les Jeux des Iles à La Réunion personne n’a pu imaginer, ni mesurer à quel point cette blessure, au départ, anodine allait tout changer pour cette fédération qui perd aujourd’hui sa première place acquise l’année dernière après 19 ans pour chuter à la 4e place.
C’est en fait la chute la plus lourde de cette fédération qui n’a eu comme seuls résultats les quatre médailles d’or ramenées de La Réunion par l’entremise de Priscilla Mourand, Pascal Laurent, Annabelle Laprovidence et l’équipe féminine. Quatre médailles trop peu pour sauver une saison qui termine mal pour cette fédération avec un président qui s’est engagé dans une guerre ouverte avec son comité directeur.
Pourtant nous avons cru, surtout en cette illusion, que la Fédération mauricienne de Judo avait vaincu ses vieux démons et l’arrivée de Josian Valère, un néophyte de la discipline, allait donner un sang nouveau, voire des idées nouvelles. Or tout le monde s’est royalement trompé, car une fois qu’il s’est engoncé dans le sac, Josian Valère a eu le même travers que  beaucoup de dirigeants de fédération ont eu avant lui: se servir de ce sport au lieu d’être au service de cet noble art qui est surtout caractérisé par le respect.
Aujourd’hui, c’est le blocus total et heureusement que le ministère de la Jeunesse et des Sports a décidé de faire machine arrière et a décidé de continuer à financer l’organisation des activités de cette fédération en dépit des sautes d’humeur de son président.
Un président qui découvre soudainement après trois ans qu’il y a des cadres qui ne sont pas utilisés à bon escient au sein de sa fédération et qui soudainement aussi trouvera le temps de réagir — à l’étranger bien sûr — au poste de directeur de la communication de l’Union africaine de Judo, mais pas pour s’occuper des affaires de sa fédération.
Le seul élément dans ce concert de mauvaises nouvelles c’est le lancement d’un Pôle Espoir par le Trust Fund For Excellence In Sport il y moins d’un mois et qui devait logiquement venir combler un vide au sein de ce sport, qui l’année dernière encore était la fierté de tout le sport mauricien. La folie des hommes des fois n’a pas de limite, mais derrière c’est avant tout une jeunesse qui est en train de souffrir. Année après année, Week-End a écrit noir sur blanc de la nécessité de cette fédération de se doter des moyens administratifs pour réussir sa mission. Mais à la place, nous avons eu un président qui n’a pas agit sur sa vraie valeur et qui pour sauver sa peau est allé chercher l’ACNOA, comme si les dirigeants de cette instance n’ont pas d’autres chats à fouetter au lieu de s’occuper des élucubrations de Josian Valère.