Plus les années passent et plus la situation se complique pour l’Association mauricienne de Boxe (AMB). Les folles années 2007-2012 où elle caracolait en tête de ce même classement font désormais partie du passé. L’AMB n’est plus ce qu’elle était depuis fin 2012. Elle a même connu une chute vertigineuse après les élections d’un nouveau comité en 2013, avec à sa tête Pascal Telvar. L’AMB est tombée de son piédestal pour se retrouver en neuvième position avant de gagner quatre précieuses places, l’année dernière, grâce principalement à la performance d’un homme, James Kennedy St Pierre, médaillé d’argent aux Jeux du Commonwealth, à Glasgow en Ecosse.
Cette année toutefois, St Pierre n’a pu sauver la mise à sa fédération et ce, en dépit du fait d’avoir brillé aux Jeux d’Afrique au Congo-Brazzaville. Insuffisant pour éviter à l’AMB de perdre des places et un demi-point. Car au niveau de la gestion, cette fédération été été lamentable. On se souviendra ainsi de la destitution de Pascal Telvar comme président au profit d’Indiren Ramsamy. Sans compter que le président sortant a tout tenté pour récupérer son siège avant de finalement accepter de se plier à la situation.
Au lieu de faire avancer les choses et de travailler dans l’intérêt des boxeurs, les dirigeants ont décidé de se tirer dans les pattes. Après s’être regardés en chiens de faïence, les « amis » d’autrefois sont revenus à des meilleurs sentiments. Entre-temps, c’est sa crédibilité qui a pris un sacré coup. D’ailleurs, avec autant de conflits internes, l’AMB n’arrive plus à avoir le soutien des partenaires financiers comme cela avait été le cas dans le passé rendant ainsi la promotion de la discipline compliquée.
Entre-temps, le directeur technique national cubain, Roberto Ibanez Chavez, est arrivé sans pour autant parvenir à redresser les choses. D’ailleurs, aux Jeux des Iles à La Réunion, Maurice n’a pu que décrocher trois médailles d’or, alors qu’aux Jeux d’Afrique, hormis l’or de James Kennedy St Pierre, Jean-Luc Rosalba a pris un bronze. Sur le plan local, des compétitions ont été organisées tant sur le plan national que régional. Pour conclure, nous dirons que la boxe mauricienne est à la croisée des chemins qu’une tâche herculéene attend le président Ramsamy pour rendre au noble art ses lettres de noblesse.