Les pique-niqueurs cachent difficilement leur surprise et leur colère quant à l’entrée de la plage publique de La Cambuse, au Chaland. Celle-ci est désormais garnie de barrières métalliques (fencing), qui forment un enclos autour du nouveau poste du National Coast Guard (NCG). D’après Stephen Palmyre, de la coalition Aret Kokin Nu Laplaz, « ces travaux ont lieu dans le cadre de la délocalisation du NCG pour accueillir le projet d’hôtel » et font fi de l’ordre de la Cour.
« À ma grande surprise, j’ai découvert l’actuelle entrée à la plage garnie de barrières métalliques, formant un enclos autour du nouveau poste du NCG. Il y a aussi trois bornes en béton et pvc qui ont été enterrées à trois endroits différents. Ces bornes semblent correspondre aux limites du nouveau poste du NCG », s’indigne Stephen Palmyre, un des animateurs de la coalition Aret Kokin Nu Laplaz (AKNL).
Selon notre interlocuteur, la présence de cet enclos provoque une forme d’embarras et de colère chez les membres du public venus profiter de la plage. « Les gens évoquent eux-mêmes le terme “accaparement”. Les plus indolents disent tout simplement être peinés de cette situation, se sentant abandonnés et trahis par les promoteurs et les autorités », avance-t-il. « Même un employé payé par les promoteurs du projet hôtelier de Chaland Resort Hotel cache peu son embarras. Les membres du public viennent le voir pour exprimer leur mécontentement, alors qu’il n’a rien à voir avec tout ça », explique Stephen Palmyre.
D’autre part, le vieil homme qui tient un commerce dans la petite cabane sur la plage est lui aussi mécontent. « Ni les promoteurs, ni les autorités ne sont venus me parler jusqu’à l’heure. Personne n’a évoqué quelque plan de relocalisation ! Je suis maintenant vieux et malade », confie-t-il avec désarroi.
Pour Stephen Palmyre, la délimitation du bâtiment du NCG est un problème pour ceux qui fréquentent la plage publique de La Cambuse. « Si le nouveau bâtiment du NCG est là où il est désormais, cela veut dire que cette portion de terre (en sus d’être du “State Land”) est devenu “Defence Land” avec les restrictions officielles que la fonction impose ». Cependant, indique-t-il, « il n’y a aucun panneau, aucune communication à ce propos ». D’après l’intervenant, « le public ne sait pas (encore) que leur plage a été officiellement convertie en “Defence Land” sur lequel il ne peut plus se déplacer à son gré ».
State Land/Defence Land ou pas, ces travaux, affirment notre interlocuteur, « ont lieu dans le cadre de la délocalisation du NCG pour accueillir le projet d’hôtel ». Le panneau (sommaire) à l’entrée de la plage le démontre bien. « Les promoteurs Currimjee Jeewanjee n’avaient-ils pas le devoir de respecter l’ordre de la Cour de stopper tous travaux en attendant les conclusions du procès en cours ? », se demande Stephen Palmyre.