Le Chief Whip du gouvernement, qui participe actuellement à la réunion paritaire ACP-Union européenne (UE) à Bruxelles, a réclamé cette semaine la reprise des négociations en vue de la conclusion d’un accord de partenariat économique compréhensif entre les régions ACP et la Commission européenne. Seule la région de l’Afrique de l’Ouest a jusqu’ici signé en accord complet avec l’UE. Maurice fait partie de la région de l’Afrique orientale et de l’Afrique australe ayant conclu un accord intérimaire depuis plusieurs années déjà. « The early resumption of negotiations between the EU and signatories of the Interim EPA for a full and comprehensive EPA which is of high essence in the relationship », a dit Mahen Jhugroo.
Le député a également plaidé en faveur de la consolidation de l’industrie des services financiers dans les pays en développement. Il a déploré les dommages causés aux secteurs financiers des pays ACP à la suite de la « blacklisting of some 30 non-EU countries, including Mauritius ». Il a de fait réclamé le retrait immédiat de Maurice de la liste de l’Union européenne des prétendues “non cooperative tax jurisdictions”.
Concernant l’après-accord Cotonou en 2020, Mahen Jhugroo estime que les acquis de cet accord doivent être maintenus. De plus, il insiste sur le fait que le caractère légalement contraignant de l’accord soit maintenu « even in a context where the ACP aspires to reposition itself – and rightly so – as a global player looking beyond the EU ».
Mahen Jhugroo est également intervenu dans le cadre des débats sur le “Continental freetrade agreement”. Il a soutenu que Maurice soutient fortement ce projet avant d’observer que l’UN Economic Commission for Africa (UNECA) prévoit qu’avec la mise en oeuvre de ce projet, les 54 États membres de l’Union africaine  pourront augmenter de 52% le commerce intra-africain vers 2022.
Sur le chapitre de l’accord COP21, Mahen Jhugroo en a profité pour parler du Commonwealth Climate Finance Access hub. Selon lui, cette institution, basée à Maurice, vise à aider les pays en développement les plus vulnérables, en particulier les petits États insulaires, à obtenir les financements nécessaires afin d’entreprendre des actions pour mitiger les effets du changement climatique.