Il était accusé de s’être fait passer pour un faux agent recruteur au sein de la Mauritius Ports Authority (MPA) pour obtenir une somme totale de Rs 17 500 de deux individus à qui il aurait promis du travail. Toutefois, l’employé de la MPA a été blanchi en Cour intermédiaire. Le magistrat Azam Neerooa a conclu que la poursuite n’a pu démontrer que l’employé en question s’était fait passer pour un agent recruteur.
L’employé de la MPA était poursuivi sous deux charges d’escroquerie, en violation avec l’article 330(1) du code pénal. Il avait plaidé non coupable des accusations portées contre lui. Selon l’acte d’accusation, l’employé se serait fait passer pour un agent recruteur au sein de la MPA pour obtenir une somme de Rs 2 500 d’une certaine Hemawantee et Rs 15 000 d’un certain Chandraprakash, à qui il aurait promis un travail. Cependant, le magistrat devait noter qu’à aucun moment les victimes alléguées ont déclaré que l’accusé s’était fait passer pour un agent recruteur. Selon les preuves recueillies pour les besoins du procès, une des victimes avait soutenu que l’accusé se faisait appeler Vijay et lui avait dit qu’il travaillait dans le port. Le magistrat a souligné qu’à aucun moment la victime n’a fait état du poste qu’il occupait. De plus, le magistrat a trouvé que la victime présumée n’avait pas été cohérente dans ses versions consignées à la police et en cour. Cette dernière avait, dans un premier temps, indiqué qu’elle aurait remis Rs 3 500 à l’accusé alors qu’en cour elle avait insisté sur le fait que l’accusé lui avait réclamé Rs 2 500.
Le magistrat devait y voir plus clair lorsque l’accusé a déposé en cour. Ce dernier a déclaré qu’il avait été l’amant de la victime présumée et qu’à présent, cette dernière consignait de fausses allégations à son encontre car il n’aurait pas cédé à ses chantages en refusant de lui verser une somme de Rs 25 000. Le magistrat devait conclure que l’accusé avait donné des explications claires en cour sans que celles-ci ne soient remises en cause. Le magistrat a ainsi conclu que l’explication de l’accusé était plausible, contrairement à celle de la victime présumée. Estimant que l’élément essentiel du délit n’a pu être prouvé, soit “assuming false character”, le magistrat a donc décidé de rayer les charges portées contre l’employé de la MRA.