Il est de rares politiques qui transcendent la catégorisation communaliste. Des mecs bien qui bossent pour améliorer notre condition de “numéro un” des pays africains. Sauf que nombre de citoyens sectaires cautionneraient toujours les travers ethniques. Castéistes propres aux pays du tiers-monde. Et ce n’est pas demain la veille que cet état d’esprit changera.

Repenser le système électoral serait un acte fort… mais personne n’ose proposer des idées viables et salutaires pour prévenir le littoral (genre Caudan) contre les affres du changement climatique ou développer le secteur énergétique solaire. C’est bien que le métro léger carbure au courant électrique et non au diesel. Dites “merci Pravind” d’avoir adopté la tendance.

Nombre de politiciens capitalisent sur leur appartenance castéiste pour faire acte de candidature dans une circonscription. Patronyme et phénotype sont valorisés lors d’activités dites socioculturelles et religieuses. Certains honorables prendraient-ils leurs mandants pour des concitoyens “intellectuellement limités” ? On finirait par croire que oui.

Nous assisterons bientôt à un bal masqué et des défilés en costumes traditionnels. Avis aux honorables acteurs et actrices qui savent “amener” leur rôle. Nous devrions songer à leur décerner des Oscars. Certains jouent aux politiques comme d’autres appartiennent à des dynasties d’acteurs et d’actrices de Bollywood. Avec certes des fortunes diverses.

J’ai cru comprendre que Bebo (Kareena Kapoor) aurait laissé entendre que son fils ne ferait pas de cinéma, dérogeant ainsi à la tradition. Une promesse faite à un public convaincu que l’on naît acteur ou actrice, si ce n’est Premier ministre. Certes, percer dans le show-biz ou en politique est une autre chanson. Avoir un côté trop “bon garçon” ne plaît pas toujours. Avis aux conseillers en image.

On pourrait trouver des similitudes entre le cinéma et le spectacle politique servi aux inconditionnels. Il est des thèmes récurrents, comme les amours contrariées des protagonistes ou ceux qui voudraient faire shadi à tout prix pour satisfaire leur brûlant désir d’alliance. Toujours les mêmes patronymes sur les affiches et teasers du blockbuster national.

Dans le rôle du “joli garçon” et digne héritier, nous acclamerons Pravind Kumar ou Navinchandra. Chacun ayant un style propre pour charmer le public. Hier, votre chroniqueuse demandait à une ménagère aux fourneaux à qui iraient ses petites croix dans l’intimité de l’isoloir. Elle me répondit sans ambages. Mais ne pouvait dire ce qui motivait son choix.

Pas besoin de programme ni de bilan. La personnalité du leader suffisait à faire pencher la balance. Les camarades Paul et Zaza comptent aussi des groupies inconditionnelles et des die hard prêts à vous insulter si vous osez ternir l’image de leur acteur préféré. Celui dont la parole est vérité et dont la protection rejaillira sur sa famille… après la victoire !

Celle des puissants sur la crédule populace. Celle-là même qui, chaque soir, a besoin de croire que demain sera un jour meilleur, où la misère et la détresse humaine n’existeront plus dans les faubourgs du progrès. Et on sera, un jour dans ce pays, tous de riches propriétaires. Ayons la foi, camarades ! Un jour, vos enfants verront ce miracle s’accomplir.

L’espoir est ce qui nous reste lorsque tous se détournent de vous. Pran kouraz, kamarad ! Pa bizin gard laenn dan leker. Sa bann gran misie-la, pa kone seki vremem apel lamizer ek soufrans ti-dimounn. Anou kontign manz biskwi ek get sinema.