ADRIEN DUVAL (DÉPUTÉ DU PMSD) : « Je rêve de voir le PMSD assumer la plus haute fonction du GM »

« Je rêve de voir le PMSD assumer la plus haute fonction  du GM avec Xavier-Luc Duval comme Premier ministre », confie Adrien Duval, ancien Deputy Speaker et aujourd'hui backbencher de l'opposition au sein du PMSD, dans une interview accordée au Mauricien cette semaine. Le jeune politicien évoque longuement la plainte logée en Cour suprême jeudi pour demander aux juges de donner leur interprétation du terme « vacant » en ce qui concerne le poste de Premier ministre. « Nous sommes contre le deal Papa-Piti parce qu’il n'y a aucune raison valable pour justifier le départ de SAJ. Lorsque nous avions dit qu’il était normal que si SAJ partait, il soit alors remplacé par son fils, (...) nous étions sous l’impression que SAJ aurait démissionné du Parlement. Cela n’a pas été le cas », dit-il, avant de rappeler la volonté du PMSD de défendre la Constitution, « qui est à la base du développement du pays ».

La plainte logée en Cour suprême par le PMSD pour contester la présence de l'ancien Premier ministre, sir Anerood Jugnauth, au sein du gouvernement domine l'actualité. Pouvez-vous nous en parler ?
Mes services ainsi que ceux de Kushal Lobin, Assad Peeroo, Ravin Mooroonga Pillay, Vikash Teeluckdarry et l'avoué Manoj Appadoo ont été retenus pour loger une plainte en Cour suprême. Les plaignants sont Sachidhanand Reekhaye, habitant de la circonscription No 7, et Patrice Armance, président de l'aile jeune du PMSD. Ces deux personnes contestent le maintien de sir Anerood Jugnauth à l'Assemblée nationale. Notre lecture de la Constitution est notamment la section 60 (3), qui donne deux cas de figure pour indiquer les circonstances dans lesquelles la place du Premier ministre devient vacante. D'abord lorsqu'il n'est plus un membre de l'Assemblée après avoir démissionné volontairement de l'Assemblée nationale ou involontairement, lorsqu'il perd une élection. Deuxièmement, sa place devient vacante lorsqu'il démissionne après l'adoption d'une motion de blâme contre lui au Parlement. Une différence est faite pour les ministres. À ce propos, la section 60(4) exclut délibérément le Premier ministre puisqu'elle parle de « minister other than the Prime minister ». Les législateurs qui ont écrit la Constitution n'avaient pas envisagé d'autres scénarios pour le départ d'un Premier ministre, sauf s'il démissionne de l'Assemblée nationale volontairement ou involontairement.
En 2003, le Premier ministre avait quitté l'Assemblée nationale. Même dans le cadre du projet de deuxième République envisagé par Navin Ramgoolam et Paul Bérenger, il était entendu que Navin Ramgoolam démissionnerait aussi bien comme Premier ministre que comme député de la circonscription No 5 avant de postuler pour le poste de président de la République. La plainte logée en Cour suprême invite les juges à interpréter notre Constitution, notamment la section 60 (3).

Le Premier ministre ne peut-il pas démissionner de ses fonctions pour des raisons de santé ?
La section 63 de la Constitution fait provision des dispositions à prendre au cas où le Premier ministre ne peut exercer ses fonctions pour cause de maladie. En elle-même, cette section ne constitue pas une porte de sortie pour le Premier ministre. Lorsqu'il ne peut plus assumer ses responsabilités, les procédures normales veulent que le président confère les pouvoirs du Premier ministre soit au Premier ministre adjoint, soit à celui qui occupe la fonction la plus importante dans la hiérarchie gouvernementale sur une base intérimaire. En fait, la Constitution ne fait pas mention de poste vacant pour cause de maladie ou d’incapacité à remplir ses fonctions. Le seul moyen permettant de déclarer vacant le poste de Premier ministre, c’est lorsqu’il n’est plus membre de l’Assemblée nationale. Par conséquent, nous estimons que la présence de SAJ au gouvernement est contraire à la Constitution, surtout sa présence au Parlement. C’est la raison pour laquelle M. Reekhaye, électeur dans la circonscription No 7, a logé une affaire, parce qu’il a voté pour SAJ afin qu’il soit Premier ministre pendant toute la durée de son mandat. Par conséquent, il considère que le fait qu'il ait démissionné comme Premier ministre l'oblige à ne plus siéger comme député au Parlement. Il demande que son siège soit déclaré vacant et qu’une élection partielle soit organisée dans sa circonscription.

Vous vous attaquez donc directement à la Constitution ?
Le PMSD a toujours été un parti qui a défendu la Constitution. Nous avons aidé à l’écrire. Durant ses 60 ans d’existence, le PMSD a toujours répondu présent pour défendre la Constitution. Nous sommes sortis du gouvernement de Navin Ramgoolam en 2014 à cause des amendements qui étaient apportés à la Constitution, notamment concernant le système de “best losers”. Nous avons quitté le gouvernement de sir Anerood Jugnauth en 2016 parce que nous étions contre la création de la Prosecution Commission Bill qui, selon nous, était contraire à l’article 1 de la Constitution, à savoir que Maurice est un État démocratique, et l’article 2, à savoir que la Constitution est la loi suprême du pays. C’est la raison pour laquelle nous avons logé cette affaire en cour cette semaine. Elle sera entendue “for mention” le 16 mars.

La plainte qui a été logée se démarque des débats autour de la passation de pouvoir entre SAJ et son fils, Pravind…
Nous sommes contre le deal Papa-Piti parce qu’il n'y a aucune raison valable pour justifier le départ de SAJ. Lorsque nous avions dit qu’il était normal que si SAJ partait, il soit remplacé par son fils, Pravind, qui est actuellement le leader du plus grand parti au Parlement, nous étions sous l’impression que SAJ aurait démissionné du Parlement. Cela n’a pas été le cas. Il est important que les lecteurs puissent faire la différence entre ce que nous avions dit avant et ce qui s’est passé. D’abord sir Anerood Jugnauth est parti sans donner de raison valable, hormis le fait qu’il voulait céder la place aux jeunes. De plus, après sa démission comme Premier ministre, il a été nommé dans le cabinet de Pravind Jugnauth comme Ministre Mentor. Donc, il est le mentor des 23 ministres et du Premier ministre : une grosse tache. De plus, il sera ministre de la Défense et de la Police. Il s’occupera de la sécurité nationale, qui est le plus gros ministère à Maurice tenant en compte le nombre d’officiers de police. En même temps, il prend la responsabilité du ministère de Rodrigues. En fin de compte, SAJ a gardé les mêmes pouvoirs, les mêmes ministères, la même discrétion, mais son titre a changé. Il a simplement transféré le titre de Premier ministre à son fils en gardant les mêmes pouvoirs et les mêmes responsabilités. Quelqu’un qui serait malade ou qui serait fatigué ne pourrait remplir les fonctions qu’il occupe aujourd’hui. C’est une des raisons fondamentales pour lesquelles le PMSD est  contre la passation de pouvoir entre SAJ et son fils. Pour nous, tout ce qui s’est passé n’a été qu’une façade, une excuse pour que SAJ puisse donner une bouée de sauvetage à son fils et le faire devenir Premier ministre par titre, et le sauver politiquement.

À vous entendre, on croirait que Pravind Jugnauth n’est Premier ministre que de nom ?
Dans la forme, il est Premier ministre, mais pas dans le fond. Il ne contrôle même pas la police. Il est clair qu’il y a deux Premiers ministres. Il n’est pas un Premier ministre à plein-temps.

Même dans ce domaine, l’opposition avance en rang divisé.
Depuis que Xavier-Luc Duval est devenu leader de l’opposition, il a lancé régulièrement des appels en faveur de l’unité de l’opposition dans des termes très clairs. Il a maintenu le même discours depuis un mois et demi. Il est allé jusqu’à inviter les leaders des partis de l’opposition à le rejoindre sur le “front bench” afin d’avoir une action plus cohérente, une coordination plus approfondie et une opposition unie avec une meilleure force de frappe afin de défendre les intérêts du pays et notre rôle constitutionnel consistant à être un barrage à la corruption, aux dérives qu’un gouvernement peut avoir. C’est notre rôle de dénoncer tous ces agissements. L’intention est d’avoir une opposition unie.
Depuis que nous sommes dans l’opposition, nous avons fait ce que nous avons dit. Nous avons dénoncé la passation du pouvoir. Quatre jours après, nous étions devant le Parlement pour manifester contre le deal Papa-Piti. Nous étions présents parmi les 4 000 à 5 000 Mauriciens qui avaient répondu à notre invitation et, quatre semaines plus tard, nous avons logé une affaire en cour. Nous sommes un parti de l’opposition qui fait son travail pleinement sans complaisance, sans faveur ou frayeur. Nous ne limitons pas notre action au Parlement. On peut descendre dans la rue pour dénoncer les dérives et  avoir recours au cours de justice lorsqu’il faut le faire.

Pourquoi cette idée de front bench ?
Un front bench de l’opposition projette l’image d’une opposition soudée. Une opposition désunie qui se tire dans les pattes fait, elle, le jeu du gouvernement. Il est important que tous les partis de l’opposition se ressaisissent et arrivent à comprendre que, dans l’intérêt de notre pays et de la démocratie, nous devons assumer nos devoirs pleinement et unifier nos actions sans obligatoirement conclure des alliances politiques.

L’équipe d’avocats qui défendent l’affaire logée en cour est composée essentiellement de jeunes. Est-ce une démarche délibérée ?
Tout à fait. Le plus âgé est Kushal Lobin, qui est très jeune. C’est une équipe jeune parce que les jeunes sont révoltés par l’action gouvernementale et sentent l’importance et la gravité des dérives par rapport à notre Constitution. Ce sont des jeunes brillant du PMSD et ce n’est qu’une partie de la vitrine du PMSD 2.0, qui regroupe des jeunes brillants et des professionnels qui veulent travailler pour le pays.

Vous-même, en tant que jeune, vous avez commencé votre carrière en trombe comme Deputy Speaker. Parlez-nous de votre expérience ?
J’ai été très content de vivre cette expérience enrichissante en deux ans aussi bien en tant que parlementaire qu’en tant qu'avocat. J’ai surtout appris l’importance de contrôler ses émotions afin de bien faire son travail. Cela m’a appris l’importance de comprendre les règles parlementaires afin de les mettre en pratique. Aujourd’hui, cette expérience me sera très utile pour faire mon travail de parlementaire dans l’opposition. Il est vrai qu’au début, cela a été très intimidant pour un jeune de 24 ans de se retrouver au milieu de parlementaires chevronnés comme le Premier ministre et le leader de l’opposition. Je peux dire qu’on sort de là grandi et je suis heureux que, dans le cadre de ce premier mandat, j’ai pu être arbitre et parlementaire. Je voudrais remercier la Speaker de m’avoir fait confiance. Je pense avoir bien fait mon travail.

Vous avez également été membre de l’Interparliamentary Union...
J’ai participé à trois ou quatre séances de l’Interparliamenrary Union. C’est une association qui regroupe près de 190 pays du monde dans l’équivalent d’un Parlement. Elle regroupe les grands pays du monde pour discuter de sujets importants, comme l’immigration, etc. J’ai eu l’occasion et la chance de participer à une élection où j’ai été élu comme représentant du continent africain pour siéger sur le comité des droits de l’homme, qui discute de tout ce qui a trait à cette question. Je suis appelé à participer aux réunions que l’union tient deux fois par an. C’est une belle occasion pour Maurice, petit Etat insulaire, d’être pour la première fois le porte-parole du continent africain sur un comité de cette instance parlementaire internationale.

Après cette expérience enrichissante, vous vous êtes retrouvé du jour au lendemain dans l’opposition. Est-ce que cela a été un choc pour vous ?
Un choc, non. Tous les parlementaires étaient partie prenante de la décision du PMSD de quitter le gouvernement.

Vous aviez donc été consulté ?
Nous avions eu de longues discussions et tout le monde a eu l’occasion d’exprimer son point de vue sur ce qui s’est passé, sur le Prosecution Commission Bill, sur sa gravité et sur ce que le PMSD devait faire. Le jour où nous avons quitté le gouvernement, notre seule proposition qui a été refusée par le gouvernement a été que la présentation du Prosecution Commission Bill soit repoussée en mars afin de donner suffisamment de temps à tout le monde – dont le Bar Council, la Law Society et la société civile – de donner leur point de vue pour que ce soit débattu en mars. Notre proposition a été rejetée et nous n’avions d’autres possibilités que de démissionner du gouvernement pour empêcher que la Constitution ne soit amendée.
 
C’était donc la goutte d’eau…
C’était la goutte d’eau pour certains. Pour moi-même, si le vase était vide, cela aurait été assez grave pour être obligé de partir.

Qu’est-ce qui vous a le plus bouleversé ? La perspective de l’amendement constitutionnel ou la possibilité qu’il y ait un “hidden agenda“ derrière la démarche gouvernementale ?
Un peu des deux. La manière dont cette loi importante allait bouleverser la séparation des pouvoirs. L’indépendance des trois piliers de l’État et la séparation des pouvoirs sont essentiels pour la bonne santé de notre démocratie.

Pensez-vous que la démarche du PMSD a été bien comprise par la population ?
Je crois qu’elle a bien été comprise par une majorité de la population. Les pères fondateurs de la Constitution avaient bien compris l’importance de la séparation des pouvoirs pour la bonne gouvernance de notre pays.  Ceux qui refusent de comprendre prennent pour acquis la stabilité de notre pays et refusent d’accepter que cette stabilité politique, la transition des pouvoirs et l’indépendance de la justice reposent essentiellement sur la Constitution. C’est cela qui permet au pays de prospérer. Nous ne pouvons pas envisager un scénario comme au Zimbabwe où un grand sauveur arrive avec tellement de pouvoirs que, petit à petit, à travers les lois, il commence à ronger la démocratie et instaurer une quasi-dictature. Ce qui entraîne l’effondrement de l’économie. Notre Constitution, notre État de droit et toutes lois qui garantissent notre liberté dépendent de l’article 1 de la Constitution à l’effet que nous somme un Etat démocratique. Si nous commençons à passer des législations qui vont à l’encontre de nos principes démocratiques, nous ouvrons la porte à toutes sortes d’abus, ce qui peut mener à la dictature et à des actions malveillantes. C’est pour cela que le PMSD a quitté le gouvernement. Beaucoup d’avocats et d’institutions de grande renommée ont vu que la Prosecution Commission portait atteinte à tout cela.

Que répondez-vous à ceux qui disent que vous avez été élu pour faire partie du gouvernement et pas pour siéger dans l’opposition ?
Nous entendons souvent, en particulier à la radio, des commentaires de ce genre. Ce sont souvent des agents politiques qui le disent de mauvaise foi. Ils ont leur agenda propre. Aux gens de bonne foi, il est important pour moi de leur dire que le PMSD avait le devoir, sur la base de ses principes, de ses valeurs, de sa contribution dans le développement et de son amour pour ce pays de protéger les Mauriciens et l’île Maurice d’actions dangereuses et graves susceptibles de porter atteinte au bien-être de tous les Mauriciens. Il était de notre devoir de mettre un stop à tout cela et de faire tout ce qui est de notre ressort pour empêcher cela. Nos députés ont démissionné du gouvernement et lui ont enlevé la possibilité d’abuser de sa majorité des trois-quarts. Nous le referons demain si l’État démocratique est mis en danger. Ce n’était pas une action prise sur un coup de tête, mais le MSM a refusé de repousser l’échéance comme nous l’avions demandé. Je suis fier que nous l’ayons fait et nous avons démontré qu’un parti politique peut agir sur la base de ses principes.
 
Aviez-vous anticipé le départ de Roshi Badhain du gouvernement ?
Il y avait des bruits qui courraient.

N’était-il par prématuré pour le PMSD de se rapprocher de son parti nouvellement créé, le Reform Party ?
Nous n’avons conclu aucune alliance avec lui. Roshi Badhain avait invité le leader de l’opposition à être présent à son congrès de lancement. Comme Xavier-Luc Duval préconise l’unité de l’opposition, il était normal qu’il accepte. Après l’appel lancé par Xavier-Luc Duval pour se joindre à lui au front bench de l’opposition, Roshi Badhain a été le premier à répondre positivement. Il n’y a aucune alliance en jeu. J’espère qu’il y aura une grande coopération avec lui comme avec les autres.

Est-ce que le fait d’appartenir à une famille où votre père et votre grand-père ont été des leaders politiques constitue un atout pour votre carrière politique ?
Je me suis souvent posé la question. Je suis arrivé à la conclusion que définitivement, que nous le voulions ou non, nous sommes influencés par le parcours de notre père ou de notre grand-père, mais surtout notre père. C’est le cas pour un businessman, un avocat, un policier, etc.
Mais au-delà de cette influence, il y a la conviction personnelle qui, à mon avis, est la plus importante. La principale raison qui vous pousse à faire de la politique, c'est la flamme qui est en vous, surtout lorsque vous êtes jeunes et idéalistes et que vous avez la flamme politicienne. Vous ne vous posez alors plus de question.
C’est vrai que j’ai eu beaucoup de chance d’évoluer dans une famille politique comme le PMSD et, surtout, d’avoir évolué dans une famille comme la mienne. Le patronyme Duval est très connu à Maurice. Cela m’a donné un avantage. Mais pour ma part, cela n’a pas suffi. J’ai tenu à demander aux gens de ne pas se contenter du patronyme de mon père ou mon grand-père. Et une fois que vous être élu, vous avez à faire votre preuve comme parlementaire.

Quel message avez-vous pour les jeunes de votre génération ?
On a tous le désir de changement. On a tous envie de vivre dans une société moderne pratiquant une politique basée sur des principes bien établis d’intégrité, où on a des idées et un débat riche. On a tous ce désir de changement, de faire de la politique autrement, pour le mieux de notre pays, et d'en finir avec la politique égoïste, où on ne regarde que ses intérêts personnels, comme nous le voyons actuellement dans ce gouvernement, rempli de transfuges, qui ont vendu leur âme pour leurs intérêts personnels. Ces principes sont incarnés par un parti politique et le PMSD reflète ces valeurs. À chaque fois que nous avons gouverné, nous avons démontré notre attachement à la démocratie, à la Constitution et à ses valeurs démocratiques.

Quel regard jetez-vous sur le communalisme ?
Avec la nouvelle génération, le communalisme va s’estomper et disparaître. Le communalisme est présent dans la politique mauricienne mais il est incompatible avec la méritocratie.

Le PMSD est souvent associé à la fête et à l’exubérance. Qu’en pensez-vous ?
Il y a beaucoup d’étiquettes qui sont collées par mauvaise foi et qui ont pour but de ralentir la progression du PMSD. En 2014, nous avons abandonné le gouvernement parce que nous considérions que nos principes n’étaient pas respectés. Nous n’avons pas hésité à le faire à nouveau en 2016. Le PMSD est un parti qui amène des résultats. Tout le monde sait que PMSD est un parti intègre qui travaille dans l’intérêt national et pour le pays, qui place l’intérêt national au-dessus des intérêts particuliers.

Votre rêve pour le pays dans 20 à 25 ans ?
Premièrement, de voir un pays ayant enterré le communalisme dans la pratique politique, un pays qui a atteint le statut de pays à revenus élevés, un pays moderne à l’image des autres pays développés, un pays qui a su préserver son environnement terrestre et maritime et qui a su exploiter sa seule et unique richesse, son peuple, à travers l’éducation et la formation. Un pays disposant d’une main-d'œuvre hautement qualifiée, un pays qui puisse se tenir debout économiquement tout en préservant tout ce qui donne à Maurice le cachet d’un pays paradisiaque. Dans 20 ans, je vois une vraie méritocratie, un service civil performant avec des politiciens intègres, pratiquant un débat d’idées et des débats d’un niveau élevé, un pays où il n’y a plus de malaises et qui a su préserver les valeurs et principes fondamentaux sur lequel il a été construit.

Et votre rêve pour le PMSD ?
De voir le PMSD assumer la plus haute fonction  du GM avec Xavier-Luc Duval comme Premier ministre durant son leadership afin de pouvoir mettre en chantier les grands projets du parti pour Maurice.

Enfin, rêvez-vous d'être un jour Premier ministre ?
Il est trop tôt pour aspirer à de telles fonctions. L’essentiel est d’aider mon parti à assumer les plus hautes fonctions du pays et de mettre en œuvre son projet de développement.