La deuxième séance dans le cadre de l’appel dans l’affaire Gameloft, où l’entraîneur Shirish Narang risque une disqualification de douze mois, a repris mardi après-midi aux environs de 15h.

La partie défenderesse, composée de Me Gavin Glover et de Me Yahia Nazroo, de la firme Appleby, a trouvé plusieurs failles dans le processus de collection et l’analyse du sang du cheval en 2016. La séance a été ajournée au vendredi 6 juillet, où ce sera au tour de Me Rishi Pursem, qui défend les intérêts du Mauritius Turf Club, de venir avec ses arguments pour contrer les grounds of appeal avancés par la défense.

« The only good thing they did during the sampling process is the decision to do the sample. » C’est en ces termes que Me Nazroo, a qualifié tout le processus de blood collection dans cette affaire. Selon lui, il y a plusieurs failles, que ce soit pendant la collection du sang du cheval au centre Guy Desmarais à Floréal, son transport jusqu’au laboratoire QuantiLAB pour l’analyse de l’échantillon A et lors de la contre-analyse de l’échantillon B au Laboratoire des courses hippiques (LCH) de Paris en France.

La défense estime que la collection du sang du cheval Gameloft s’est faite sans la présence d’un haut officiel du Mauritius Turf Club et que certaines normes d’hygiène n’ont pas été respectées. Ensuite, le transport des échantillons collectés a été pointé du doigt. En effet, c’est un surveillant du centre d’entraînement de Floréal qui s’en est chargé jusqu’à QuantiLAB. Me Nazroo a aussi critiqué le fait qu’une partie de l’échantillon avait été envoyée au LCH de Paris pour vérifier la présence de l’EPO.

Ce même laboratoire avait été choisi par la suite par l’entraîneur Shirish Narang pour une contre-analyse. Pour conclure, le représentant légal de l’entraîneur a démontré au board d’appel que, suite à cette affaire, plusieurs amendements ont été apportés dans les rules of racing du Mauritius Turf Club. À son avis, le cas Gameloft a pour beaucoup influencé ces changements