Dans le procès intenté par l’ICAC à Yodhun Bissessur et à Anerood Jeebodhun sous la Prevention against Corruption Act (POCA), la Défense a fait part d’une lettre rédigée par le deuxième nommé. Ce document relate une réunion dans laquelle l’évaluation de la clinique MedPoint avait été abordée. Le représentant de la commission anti-corruption a demandé du temps pour retrouver ce document que l’ICAC n’avait pas en sa possession lors de l’audience. Le procès a été ajourné au 6 avril.
Le procès intenté par l’ICAC au directeur du bureau d’évaluation, Yodhun Bissessur, et au Lead Government Valuer Anerood Jeebodhun, pour abus dans l’exercice de leurs fonctions sous les articles 7 (1) et 83 de la Prevention Against Corruption Act (POCA), a été appelé hier en Cour intermédiaire. Devant les magistrates Wendy Rangan et Ida Dookhy-Rambarun, Me Antoine Domingue, l’homme de loi d’Anerood Jeebodhun, a attiré l’attention sur une lettre de son client, qui n’a pas été communiquée à la défense.
Ce document fait état d’une réunion entre le Lead Government Valuer et le directeur du département de “quantity surveying” du ministère des Infrastructures publiques concernant l’évaluation de la clinique MedPoint. Anerood Jeebodhun y relate que le directeur du “quantity surveying” lui avait fait état des difficultés du ministère des Infrastructures publiques à procéder à l’évaluation de la clinique.
Me Atish Roopchand, le représentant légal de la commission anti-corruption, a demandé du temps pour retrouver ce document que l’ICAC n’avait pas en sa possession lors de l’audience. La cour a dès lors accordé un délai à l’ICAC pour transmettre ce document, jugé « primordial » par la défense. Par ailleurs, Me Ajay Daby, l’homme de loi de Yodhun Bissessur, a demandé et obtenu les dépositions de l’ancien secrétaire financier Ali Mansoor et du leader de l’opposition, Paul Bérenger, consignées dans le cadre de l’enquête. Le procès a été ajourné au 6 avril.
Yodhun Bissessur est accusé d’avoir usé de sa position professionnelle pour rehausser la valeur du bâtiment abritant l’ancienne clinique de Rs 75 millions à Rs 144, 7 millions, au bénéfice des actionnaires. Anerood Jeebodhun est, lui, accusé d’abus dans l’exercice de ses fonctions. Les deux hommes sont poursuivis devant la Cour intermédiaire sous deux charges de “public official using office for gratification”. Le délit aurait été commis en septembre 2010.