AFFAIRE DE MŒURS—ATTENTAT À LA PUDEUR: Le récidiviste Carjoue “wanted”

Cet habitant de Pointe-aux-Sables aurait tenté d’abuser sexuellement de sa petite fille de 3 ans et d’un garçonnet de 2 ans le 8 juin dernier dans un terrain en friche

Jean Yves Carjoue, 45 ans, habitant Camp-Firinga, Pointe-aux-Sables, est activement recherché par toutes les unités de police à travers l’île. Ce récidiviste notoire, qui vient tout juste de sortir de prison, est accusé d’avoir attenté à la pudeur de sa petite fille de trois ans et d’un garçonnet de deux ans. Les faits remontent au samedi 8 juin sur un terrain en friche à Pointe-aux-Sables.
Les informations disponibles de sources autorisées indiquent que la photo de Jean Yves Carjoue a été affichée dans les postes de police en vue de faciliter les exercices de recherche et procéder à son arrestation dans les meilleurs délais. Depuis le 8 juin, ce récidiviste notoire n’a pas été aperçu dans la région de Camp-Firinga, Pointe-aux-Sables, où il vit, et a disparu de la circulation. Les descentes policières se multiplient mais sans résultat probant à la mi-journée. Compte tenu du lourd passé du suspect, les Casernes centrales informent le public que toute information à son sujet doit être transmise immédiatement au poste de police le plus proche. Les indications quant à ses déplacements peuvent également être communiquées au 999/208 0034/208 0035 ou encore à travers la hotline 148 pour garder l’anonymat.
Les responsables de la police soulignent que selon l’article 172 (1) du Criminal Code, « any person who harbours, or causes to be harboured, any person whom he knew to have committed a crime, or to have been condemned for such crime, or against whom he knew that a warrant of arrest or imprisonment had been issued, shall be punished by imprisonment. »
Cette affaire d’attentat à la pudeur remonte au samedi 8 juin quand une habitante de Débarcadère, Pointe-aux-Sables, devait entendre des cris de détresse de deux enfants provenant d’un terrain en friche, alors qu’elle marchait dans les parages de la rue Floribunda en direction de la cité Coquillages. En s’approchant pour voir ce qui se passait, cette sexagénaire devait apercevoir un inconnu portant un chapeau et deux enfants allongés sur l’herbe. Selon sa version des faits aux limiers de la Criminal Investigation Division de Port-Louis Sud, l’homme tentait de retenir les deux enfants sur le sol.
Comprenant qu’il s’agissait d’un acte malveillant, elle a commencé à appeler à l’aide ; le suspect s’est mis debout et a attaché son pantalon avant de prendre la fuite dans cette région boisée. Le témoin a ensuite affirmé à la police que la fillette portait seulement son slip et que sa robe se trouvait sur l’herbe à ses côtés. Le garçonnet, quant à lui, était habillé.
Après que la police a été informée de cette affaire, la mère de la fillette devait consigner sa version des faits pour expliquer comment les deux enfants avaient disparu et s’étaient retrouvés entre les mains de ce récidiviste notoire. Elle soutient que vers 17 h ce jour-là, elle se trouvait avec son compagnon à son domicile à Pointe-aux-Sables. À un certain moment, le garçonnet, qui est le cousin de sa fille, jouait avec cette dernière dans la cour. Entre-temps, la mère et son compagnon se sont rendus à l’intérieur de la maison pour s’occuper de leur nourrisson de neuf mois. Dix minutes plus tard, dit-elle à la police, les deux enfants étaient introuvables.
Dans ses confessions en présence de sa mère, la fillette devait identifier le suspect comme étant son grand-père, soit le père de sa maman. Elle a affirmé que Jean Yves Carjoue lui avait demandé de l’accompagner à la boutique pour acheter des gâteaux. La mère a également soutenu qu’un peu plus tôt au cours du même après-midi, sa petite fille et elle se sont rendues à un anniversaire dans la localité. Elle a affirmé que son père y était et qu’il était en état d’ébriété. De son côté, la mère du garçonnet a fait comprendre à la police qu’elle a interrogé son fils sur les faits mais que ce dernier ne parvenait pas à comprendre et est trop petit pour s’exprimer. Le lendemain, la fillette et le garçonnet ont été examinés par un Police Medical Officer en présence de leurs mères respectives. Depuis cet incident, la police maintient une présence régulière dans la région, principalement dans les parages du terrain en friche. L’enquête se poursuit.